Macron : jusqu’où ? jusqu’à quand ?

Bien entendu la question qui se pose est : jusqu’à quand ? Et n’est-ce pas maintenant qu’il faut agir pour stopper, défaire, et donc chasser, Macron et son gouvernement ?

Le « respect des institutions », c’est le contraire du respect de la démocratie. Attendre jusqu’en 2022, c’est laisser faire et c’est donc créer les conditions pour que, la défaite de la société accomplie, un Macron ou un Wauquiez joue les Poutine et les Orban en se faisant réélire à perpétuité dans le cadre d’un bonapartisme restauré mais pas moins sénile …

De la même façon, qui peut croire que ce sont les élections européennes de 2019 qui pourraient fournir prise à la formation d’une alternative politique à Macron, si ce n’est pas auparavant, sur le terrain direct de la lutte des classes, qu’aura pris forme et consistance celle-ci ?

Par conséquent, il est légitime que s’exprime une certaine impatience. Nous reproduisons en annexe trois textes.

Le premier est la déclaration adoptée par le bureau national du POID voici quelques jours pour appeler à la manifestation du 13 mai. Cet appel affirme que c’est maintenant qu’il faut en finir car c’est maintenant que Macron engage ce que nous avons appelé ci-dessus la « guerre de mouvement ». Il a le mérite de proposer ce qui pourrait être une action de centralisation et d’unité, avec cette manifestation du 13 mai, tout en dessinant une perspective générale nécessaire – un gouvernement qui n’obéisse pas aux « traités européens » et une assemblée constituante souveraine – tout en ne faisant pas de l’accord sur cette perspective une condition pour l’unité pour chasser Macron.

Nous partageons cette perspective générale. Mais il nous semble important que la discussion s’engage pour la préciser et par cela même construire le regroupement des forces susceptibles de constituer un tel gouvernement. C’est ici que la nécessité d’une fédération des courants se situant sur la base du mouvement ouvrier, apparaît. Car chasser Macron n’est pas une possibilité immédiate. Si une perspective politique alternative se dégage en même temps que montera dans le pays l’action commune tous ensemble du salariat et de la jeunesse, alors oui elle le sera.

Le second texte est l’édito de Marc Hébert pour le dernier bulletin de l’Union des Anarcho-Syndicalistes : http://www.uas-pelloutier.fr/. Ce texte se situe dans le cadre des débats dans la confédération FO dont le congrès aura lieu fin avril à Lille. Il relie les ordonnances Macron et l’orientation de la CES (Confédération Européenne des Syndicats –dont FO ainsi que CFDT et CGT sont membres), qui n’a plus rien de syndical. Il note judicieusement que les lois Auroux, qui comportaient déjà la logique des accords d’entreprise plutôt que de branche, contenaient aussi plusieurs acquis liés à la victoire sociale de 1981, qui volent en éclat avec les ordonnances (ainsi par exemple des CHSCT, au moment où les joies de la sous-traitance sont illustrées par la meurtrière explosion dans une usine à Dieppe …). Il se conclut en appelant à prendre les résolutions nécessaires à l’action. Cet appel concerne tous les militants ouvriers, au delà des syndicalistes FO.

Le troisième texte vient justement d’un militant CGT connu, Michael Wamen, ancien délégué de l’usine Goodyear d’Amiens fermée par le patronat, scandaleusement poursuivi et condamné par la prétendue « justice » suite aux combats menés pour l’emploi. Il annonce que le regroupement auquel il participe va « proposer l’esquisse d’une feuille de route », car les dirigeants syndicaux n’en font rien, les nouvelles journées d’action annoncées pour mars ne servant à rien à son avis.

Toutefois, l’ « esquisse d’une feuille de route » n’est pas dessinée, et pour cause car cela ne va nullement de soi : ce serait justement la responsabilité des organisations syndicales, dernier point d’appui réel des salariés, actifs, chômeurs, retraités ou en formation, que de centraliser et généraliser le mécontentement clair et général qui monte.

Si elles ne le font pas, ce n’est pas parce que les dirigeants ne veulent pas « se bouger le cul », mais pour des raisons politiques déjà évidentes en 2016 : centraliser, unir, et par là même généraliser les luttes, conduit à affronter patronat et État et à prendre ce qu’elles perçoivent comme risque de renverser le pouvoir exécutif en place. Pourtant, le vrai risque, pour la vie des travailleurs, des jeunes, des syndiqués, c’est que cet exécutif aille à son terme !

Agissons donc pour que les syndicats soient indépendants, en jouant leur rôle de syndicats, mais ne leur mettons pas tout sur le dos : le regroupement pour une perspective politique alternative est de plus en plus nécessaire.

Nous venons, en fait, de passer quelques mois sans grandes « journées d’action » plus ou moins parachutées, et nous n’avons pas vraiment à nous en plaindre car la germination montant d’en bas s’est exprimée, dans les grèves locales, le mouvement des gardiens de prison, la maturation opérée autour du mouvement des EHPAD, et les mobilisations en toile d’araignée, attestant d’une réflexion, d’une recherche, qui se multiplient contre la sélection à l’entrée de l’université, et contre les fermetures de classes.

A présent, devant cet exécutif qui engage la guerre de mouvement, arrive le moment où des actions centrales communes sont bel et bien nécessaires.

Retraités et personnels des EHPAD et des services pour personnes âgées feront grève et manifesteront, à l’appel de tous les syndicats (sauf CFDT et UNSA parmi les retraités), le jeudi 15 mars. Le jeudi suivant, 22 mars, toutes les fédérations de fonctionnaires (sauf à ce jour CFDT et UNSA) appellent à la grève contre les projets de Darmanin. Le même jour, la fédération CGT des cheminots a lancé un appel à une manifestation nationale des cheminots.

Est-ce la « litanie des journées d’action » souvent dénoncée par pas mal de militants et de courants politique qui reprend ? Oui et non. Cela pourrait l’être si l’on s’en tient à ces journées. Mais celles-ci vont, par la force des choses, jouer le rôle de point d’appui et de points d’orgues dans la recherche de l’unité et de la centralisation.

Cette question va se poser dans l’Éducation nationale, tant sur le Bac et le droit aux études à l’université, que sur les écoles. Le recensement impressionnant que fait le SNUIPP-FSU des mobilisations contre les fermetures de classes:

https://www.snuipp.fr/actualites/posts/carte-scolaire-en-berne, appelle une nécessité : ne faut-il pas tous ensemble monter au ministère, exiger les postes pour les enfants ?

Répétons-le : il faut maintenant, par delà les habitudes et les frontières « historiques », se rencontrer, se fédérer, vite, pour que ce mouvement qui se cherche surmonte les obstacles en marchant vers un débouché.

* * *

Annexe 1 

L’appel du BN du POID :

Peut-on attendre la présidentielle de 2022 ?

C’est maintenant que Macron et son gouvernement…

veulent démanteler la SNCF, en supprimant 9 000 kilomètres de ligne, en livrant les chemins de fer au privé, en brisant le statut des cheminots ;

enfoncent des millions de retraités dans les plus grandes difficultés en diminuant leurs pensions (des centaines d’euros en moins par an !) ;
… veulent licencier 120 000 fonctionnaires sous couvert d’un « plan de départ volontaire » ;

encouragent les patrons à supprimer en masse les emplois, utilisant les facilités ouvertes par les ordonnances contre le Code du travail ;

entreprennent une contre-réforme du baccalauréat qui le transformerait en chiffon de papier sans aucune valeur, interdisant de fait l’accès à l’Université aux enfants de la classe ouvrière ;

démantèlent la Sécurité sociale de 1945 fondée sur les cotisations (salaire différé) et préparent une terrible contre-réforme des retraites ;

poussent les hôpitaux à l’explosion, à coups de suppressions de lit par dizaines de milliers, et poursuivent la liquidation des maternités (dont 70 % ont été fermées depuis quinze ans) ;

ferment les classes par milliers dans les écoles primaires et maternelles (préparant la disparition pure et simple de ces dernières) ;

asphyxient les communes et leurs services publics en les contraignant à signer des contrats avec l’État pour relayer sa politique d’austérité.

C’est maintenant que Macron, aux ordres des banquiers et des capitalistes, veut détruire les piliers essentiels des droits ouvriers, de la démocratie et de la République. Macron s’en vante qui vient de déclarer : « Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire, d’une effraction. » Une effraction ? C’est ce qu’on appelle, en langage populaire, « un casse ». Macron, c’est l’homme du « casse » revendiqué de tous les droits, de toutes les conquêtes que des générations de travailleurs ont arrachés par leurs luttes.

Et il faudrait, sagement, comme nous y invitent les «grands dirigeants de la gauche», attendre l’élection présidentielle de 2022 ?

C’est maintenant qu’il faut en finir !

Car c’est maintenant que Macron…

vient d’augmenter le budget militaire à hauteur de 2 % du PIB (295 milliards d’euros sur cinq ans) exigés par Trump et l’Otan pour entraîner la France toujours davantage dans des guerres d’agression et d’occupation contre les peuples du monde entier ;

veut instaurer un service national obligatoire pour exploiter la jeune génération (main-d’œuvre gratuite de substitution aux emplois publics et associatifs) et même l’engager dans des conflits meurtriers ;

aggrave la traque des migrants chassés de leurs pays par les interventions et le pillage des grandes puissances capitalistes.

Et il faudrait attendre 2022 ?

Non, c’est maintenant, c’est tout de suite, qu’il faut arrêter le bras destructeur de ce gouvernement, zélé serviteur des plans de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne !

C’est maintenant que Macron doit être chassé, et avec lui son gouvernement et sa politique !

C’est un fait : « en bas », dans tout le pays, pas un jour ne passe sans que des grèves et des manifestations se dressent, par centaines, contre les fermetures de classe dans les écoles, contre les fermetures de lit et de services dans les hôpitaux, contre les licenciements, contre l’asphyxie des petits paysans…

C’est un fait, « en haut », les dirigeants des organisations ouvrières persistent à participer aux « concertations » et autres « dialogues sociaux » par lesquels le gouvernement veut les associer aux contre- réformes destructrices.

Continuer ainsi, ce serait laisser les mains libres à Macron qui est prêt à tout détruire.

C’est un fait : que les organisations qui se réclament du mouvement ouvrier et démocratique rompent avec le gouvernement Macron et les institutions de la Ve République, qu’elles appellent à la mobilisation unie pour bloquer le gouvernement Macron, des millions descendront dans la rue, et Macron devra reculer !

Le POID n’a pas d’intérêts distincts de ceux de tous les travailleurs. C’est pourquoi il soutient l’appel lancé par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République à une manifestation nationale le 13 mai, à Paris, pour l’unité pour chasser Macron, son gouvernement, sa politique.

Le POID se fixe d’aider à la constitution d’un gouvernement au seul service des travailleurs. Un gouvernement qui inscrit dans son programme le retour à un Code du travail qui protège les droits ouvriers, l’interdiction des plans de licenciement, le retour à des hôpitaux qui soignent, le retour à la Sécurité sociale de 1945 qui protège contre les aléas de la vie, le retour à une école qui instruise, à des services publics qui répondent aux besoins de la population, aux monopoles d’État de la SNCF, de La Poste, d’EDF-GDF, un gouvernement qui engage un programme massif de construction de logements à bon marché …

Le POID se prononce pour un gouvernement qui, dans ce but, n’hésite pas à rompre avec le carcan des traités européens, et notamment les critères de Maastricht et le « pacte de stabilité-pacte d’austérité » qui en découle. Le POID se prononce pour l’Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple, balayant les institutions antidémocratiques de la Ve République, instaurera une authentique démocratie dont il définira lui-même la forme et le contenu.

Cette position, le POID n’en fait pas une condition pour l’action commune.

Car il y a un préalable à tout : Macron doit partir, maintenant, tout de suite !

Unité pour chasser Macron !

Le bureau national du POID Paris, le 17 février 2018

Adopté à l’unanimité

Annexe 2 

L’édito de l’Anarcho-syndicaliste :

LES ARBRES EMPÊCHENT DE VOIR LA FORÊT…

«Avec la masse des données disponibles, l’information se raréfie»; c’est une affirmation qui se confirme pleinement aujourd’hui. La formulation est moderne mais le principe est ancien, dit autrement: «les arbres empêchent de voir la forêt». Le gouvernement relayé servilement par les médias, les commentateurs assènent chaque jour des coups de boutoir à l’état social modèle 1945, avec des effets d’annonce permanents.

Le langage est construit pour maquiller toute la réalité. Ainsi, les baisses de cotisations sociales sont-elles présentées comme une chance pour les salariés, par l’augmentation du salaire net de cinq euros par mois pour un smicard à temps plein. On assèche la Sécurité Sociale, donc l’accès aux soins, et l’on se félicite d’un bonus de cinq euros!

Et pourtant, le cadre est bien connu et il est publiquement annoncé. Bien entendu, il ne fait pas la une du «20 heures», mais aucun responsable politique ou syndical ne peut l’ignorer:

– Luca VISENTI, Secrétaire de la Confédération européenne des syndicats (C.E.S.) a réagi, ainsi, au train des mesures pour «approfondir l’union économique et monétaire», publié par la Commission européenne, le 31 mai 2017: «L’union économique et monétaire a vraiment besoin d’une gouvernance renforcée et plus cohérente, et de moyens pour assurer l’avenir à long terme de l’Euro. Le train de mesures présenté par la Commission européenne est important et les États membres doivent trouver le courage politique pour prendre les décisions qui s’imposent. Les changements proposés ne vont certainement pas trop loin mais les dates de leur mise en œuvre doivent être avancés»,

– et Katja LEHTO-KOMULAINEN, secrétaire adjointe de la C.E.S., d’ajouter: «Nous pensons que des règles budgétaires équilibrées, s’accompagnant d’une plus grande flexibilité, devraient être traduites en droit de l’Union afin de stimuler des investissements bien nécessaires».

Il s’agit, de la part de la C.E.S., d’un accompagnement à la déréglementation généralisée, à la casse de toutes les protections collectives des travailleurs de l’Union européenne. Et oui, cohérence oblige, la C.E.S. est favorable aux ordonnances Macron, favorable à la remise en cause du régime d’assurance chômage, à la casse des régimes de retraite, à la remise en cause des dispositifs de formation professionnelle et donc favorable à la destruction des organisations syndicales qui veulent résister.

Et elle est bien silencieuse face aux restrictions majeures apportées au droit de grève en Grèce: la loi, votée en janvier, par le parlement, impose l’accord de 50% des salariés syndiqués pour déclencher une grève…au lieu de 20% auparavant…!

Mais il vrai que la C.E.S. bénéficie de dizaines de millions d’euros de la Commission européenne pour soutenir les actions menées par l’U.E., et notamment, pour financer des actions des syndicats membres (dont la Confédération FO, depuis 2007…) afin de «renforcer la capacité des organisations de travailleurs pour proposer – au niveau de l’UE – des changements dans l’emploi, le travail et le dialogue social liés aux défis tels que: moderniser le marché du travail, la qualité du travail, l’anticipation, la préparation et le management du changement et des restructurations, le verdissement de l’économie, la flexisécurité, la mobilité des compétences au sein de l’UE, l’immigration, l’emploi des jeunes, la sécurité et la santé au travail, la modernisation des systèmes de protection sociale…».

Monsieur Macron sait qu’il peut compter sur les dirigeants des grandes organisations syndicales qui, de manières différentes, valident cette politique qui a pour objectif la consolidation de l’Euro par une politique monétaire donnant la primauté absolue du capital sur le travail.

Aussi est-il inutile de se poser la question: Quelle mouche a donc piqué celui ou celle qui soutient les ordonnances, directement ou indirectement? La réponse est: il ou elle applique les directives de la C.E.S., subsidiairement liée à la politique engagée depuis le traité de Maastricht, en 1992,

Une cohérence et une fidélité totale à l’école de Jacques Delors et Edmond Maire.

Dans ce contexte, un constat s’impose:

1. La gestion paritaire est devenue une chimère. Macron consulte, concerte, choisit et tranche en réduisant les droits collectifs des salariés et appelle à de nouvelles solidarités individuelles entre citoyens.

2. Aujourd’hui, présenter le maintien des dispositifs de signatures d’accords de branche ou d’entreprise, comme une garantie pour les salariés, est un leurre puisque ces signatures permettent la conclusion d’accords inférieurs aux dispositions légales et conventionnelles; ce qui tranche bien sûr énormément par rapport aux dispositions antérieures où aucun accord ne pouvait déroger à  la norme supérieure de la convention collective et de la loi.

Aussi, déclarer, comme le fait le Secrétaire Général de la Confédération FO, que «l’articulation de la négociation collective entre la loi, la branche et l’entreprise était un des dossiers importants», qu’il s’agissait pour FO «d’empêcher une généralisation de l’inversion de la hiérarchie des normes enclenchée, sur le temps de travail, par la loi dite El Khomri» et présenter le texte des ordonnances comme une «victoire des ni partisans ni complaisants mais déterminés pour les droits des salariés» est une présentation fallacieuse, car les possibilités de déroger sont extrêmement importantes sur les thèmes, mais également sur le contournement des organisations syndicales.

Les propos de Frédéric Souillot, secrétaire confédéral FO, lors de la conférence pour le développement syndical, doivent être compris dans ce contexte. Abordant le Comité social et économique qui remplace désormais les D.P., le C.E., le C.H.S.C.T. ainsi que la D.U.P., il déclare: «il va falloir anticiper cette fusion des instances»…. «mises en place par les lois Auroux dont nous avons demandé l’abrogation pendant 25 ans» (voir l’article «Assise pour faire du développement syndical la priorité» sur le site force-ouvriere.fr)

Autrement dit: «Merci Monsieur Macron, avec vos ordonnances, une revendication de FO est satisfaite!» …

«Concertation… acceptation… anticipation…», on est loin d’un syndicalisme revendicatif! Mais, pire, ce secrétaire confédéral oublie que les lois Auroux portaient sur:

– l’interdiction des discriminations (4 août 1982),

– l’instauration de la Négociation Annuelle Obligatoire (13 novembre 1982),

– la dotation minimale de fonctionnement de 0,2% de la masse salariale brute au C.E. (28 octobre 1982),

– la création du C.H.S.C.T. remplaçant le Comité d’hygiène-sécurité et la Commission des amélioration des conditions de travail (28 décembre 1982),

– l’instauration du droit de retrait en cas de danger grave et imminent (28 décembre 1982),

– et enfin, les volets que FO a condamnés: la citoyenneté dans l’entreprise, la démocratie dans l’entreprise, la création d’un droit d’expression des salariés sur les conditions de travail, ainsi que la possibilité de déroger, par accords d’entreprise, aux dispositions plus favorables des conventions collectives et accords de branche concernant les clauses salariales (4 août 1982).

Faire croire que les ordonnances Macron supprimant notamment les D.P., le C.E., la D.U.P. et le C.H.S.C.T. ne sont pas si préjudiciables aux salariés, c’est de la désinformation pure et simple, c’est la marque de la complicité avec le gouvernement contre les salariés et les syndicats,

Que dire de plus? La messe est dite!

La classe ouvrière, les militants syndicalistes n’acceptent pas cette régression sociale.
Le débat est ouvert pour préparer les résolutions nécessaires à l’action.

Marc HÉBERT.

Annexe 3 

Le billet de Michael Wamen :

NOUS ALLONS PROPOSER UNE ÉBAUCHE DE FEUILLE DE ROUTE …..

Mickael Wamen

Il y des moments où il faut prendre ses responsabilités, le front social qui regroupe des composantes du mouvement social, depuis le début ne cesse de proposer des tables rondes pour réussir à mettre toutes les structures du mouvement social autour d’une table afin de discuter et élaborer un plan d’action pour mettre un terme à la guerre qui nous est faite par le serviteur de la finance….

Depuis le début, TOUTES les structures ont de bonnes excuses pour soit ne pas venir ou alors siéger juste en observateurs car pas de mandat pour discuter !!!!

Pas un seul n’est favorable à la création pourtant vitale du tous ensemble, si, bien évidement ils le sont dans les écrits et les déclarations mais dans les faits dès que nous proposons c’est la fuite en avant, et qu’elles en ont les raisons ???

Il y a sûrement le fait de ne pas venir discuter en laissant de côté ce qui peut opposer, puis le syndrome du  » c’est moi le plus fort » et puis certainement aussi des causes moins avouables ….

Nous allons donc une énième fois proposer une réunion. Avec cette fois ci l’écriture d’un projet de feuille de route, pourquoi ???

Croyons nous que 68 mouvements dispersés rien qu’en février vont permettre de mettre un terme à la catastrophe actuelle ???

De même, en mars des journées diverses sont déjà annoncées, retraités, ehpad, cheminots …. pourquoi ne pas réunir toutes ces causes qui ont le même dénominateur ???

Et puis, le 22 sera sûrement une journée nationale mais uniquement autour de l’avenir du rail ????

Et après on fait quoi, on retourne chacune et chacun dans notre merde quotidienne ??

Il n’y a pas un seul morceau de notre statut social qui ne va pas être broyé …..

La seule façon de stopper le drame social actuel, c’est de proposer une feuille de route, sortir du pseudo dialogue social et appeler à un mouvement national …..

Bien sûr, certains vont encore dire et redire il n’y a pas de bouton magique, le fameux y a qu’à faut qu’on .

La réalité est que le rôle des structures est de structurer, de proposer, d’arrêter de discuter avec nos bourreaux…

Et on va nous dire et si cela ne fonctionne pas ???

Nous répondons … : Et alors qu’avons nous à perdre, avons nous peur que cela prenne ???

Si toutes les structures qui parlent du mouvement social, faisaient le Boulot en s’unissant le résultat serait et c’est une évidence largement supérieur à ce qu’il est aujourd’hui ….

La grève générale ne s’invente pas dirons encore certains, certes c’est une réalité, mais appeler chacune des fédérations à des dates différentes cela ne changera rien sur le fond, le ROI avance et à un rythme très soutenu .

Énormément de personnes sont très en colère contre tous les injustices, il est donc du DEVOIR des acteurs du mouvement social de se bouger le cul et d’arrêter de faire semblant ..

Nous allons d’ici peu proposer une vraie feuille de route, nous ferons avec ou sans eux, nous devons prendre nos responsabilités, les militants de tous bords en on ras le bol, nous les premiers, nous venons de diverses structures et nous avons un point commun, l’envie de gagner contre la finance et un ennemi commun le capitalisme qui veut nous détruire, le reste n’est que futilité, pas de lutte des Places mais celle des classes ….

Les excuses pour ne pas faire c’est terminé, nous n’avons plus le luxe d’attendre …..

AGIR NE PLUS SUBIR !!!!

A propos aplutsoc

Arguments Pour la Lutte Sociale - Ce bulletin, ou circulaire, est rédigé par des militants pour qui le siècle commencé est gravement menacé par le capital, et pour qui la révolution prolétarienne, prise en main de leur destinée collective par les exploités et les opprimés eux-mêmes, est plus que jamais à l’ordre du jour. Il a pour but de fournir des arguments, des éléments politiques, des propositions d’action et matière à débat à toutes celles et tous ceux qui veulent ouvrir, en France et au niveau international, une issue politique aux luttes sociales qui ne cessent pas.
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