Un spectre hante la France : le spectre du 1er Mai. Toutes les puissances du pays se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le Premier ministre, des groupes parlementaires, le Président de la République et celui du Sénat, des syndicats patronaux et les médias Bolloré.

Pourtant, un syndicat d’irréductibles militant-es du commerce a décidé de leur tenir tête en contestant, devant la plus haute juridiction administrative du pays, le communiqué de presse du Premier ministre du 17 avril dernier qui constitue non seulement un blanc-seing à braver le Code du travail en occupant, ce vendredi, des centaines de milliers de salarié-es des boulangeries et des fleuristes au nom du volontariat, qui est une chimère dans le cadre du marché capitalistique du travail, avant d’étendre l’an prochain cette mesure à des millions d’autres.

Plus largement, c’est l’illibéralisme du choix de ce gouvernement, qui n’a rien à envier à ce que la Hongrie a pu connaître ces dernières ou à ce qu’une union des droites demain au pouvoir avec le RN à sa tête mettrait en œuvre, qui est pointé.

De la sorte, iels donnent le la à ce que devrait être une politique plus conséquente des centrales syndicales est des partis qui se réclament du mouvement ouvrier qui se limite, à cette heure, à des protestations de pure forme (lire ici et ), y compris par la remise en cause de l’indépendance de l’inspection du travail qu’un tel choix politique représente.

Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. Toutes et tous dans la rue ce vendredi 1er mai pour défendre le progrès social et l’État de droit !

PS : Nous mettons volontiers à la disposition de nos lecteurs les requêtes du syndicat de sorte d’apprécier ses arguments (celle en suspension, qui sera examinée ce mercredi alors que le Conseil des ministres doit se pencher le même jour sur le projet de loi réformant le 1er Mai, et celle au fond).

Communiqué de la Fédération Sud Commerce du 28 avril 2026