Nos publications sur la conférence de Porto Alegre peuvent être retrouvées en cliquant, sur la page d’accueil du site, sur les mots « Porto Alegre » dans la liste d’étiquettes qui se trouve en bas de la colonne de droite. Notre position est essentiellement critique et porte sur le CADRE même de Porto Alegre, lui-même défini, pensons-nous, dans un texte entendant pourtant en présenter un bilan positif comme réunissant des antifascistes qui ne sont pas tous d’accord sur qui sont, en fait, les fascistes, ce qui est pour le moins ennuyeux.

Nous présentons ici trois textes, différents, qui répondent à différentes interventions critiquant ce cadre, et qui sont donc plutôt d’un point de vue opposé, avec des nuances. Sans entreprendre de les commenter précisément ici, notons tout de même que chacun de trois n’aborde pas, de fait, cette question de la nature même du CADRE qu’il s’agit, de fait et quoi qu’on en dise, d’imposer, en appelant, mais sans guillemets, cette conférence la « Première conférence internationale antifasciste pour la souveraineté des peuples ».

Notons également que depuis les informations sur la présence d’un représentant de la République Islamique d’Iran lors d’une des séances de la conférence que nous avions diffusées, il est apparu que celui-ci était également présent à la séance inaugurale …

Les trois textes ci-dessous sont : 1°) la réponse du Groupe de coordination du RESU/ENSU à la la lettre de l’Union Syndicale Solidaires, 2°) un texte de Catherine Samary, de la IV° Internationale et du NPA-A, en outre militante du RESU, écrit peu après cette réponse, 3°) un mot de réponse de Alfons Bech à l’article de Christian Zeller. Nous donnons la version originale, en espagnol, de cette réponse, suivie d’une traduction en français.

1) Réponse du Groupe de coordination du RESU/ENSU à l’Union syndicale Solidaires.

23 avril 2026

À : Julie Ferrua et Murielle Guilbert (co-délégation générale de l’Union Syndicale Solidaires)

Nous vous écrivons en tant que groupe de coordination du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine (ENSU) afin d’apporter une réponse fraternelle à la lettre publiée le 20 avril sur la liste de diffusion de notre réseau au nom de Solidaires.

Cette lettre critique la décision de l’ENSU de participer à la Première Conférence internationale antifasciste pour la souveraineté des peuples, qui s’est tenue à Porto Alegre, au Brésil, du 26 au 29 mars. En tant que réseau fortement engagé dans la construction de la solidarité avec les travailleurs ukrainiens et leurs organisations, nous prenons cette critique, émanant d’une composante très estimée du mouvement de solidarité avec l’Ukraine, avec tout le sérieux qu’elle mérite.

Nous tenons à souligner d’emblée que la décision de participer à la conférence de Porto Alegre, qui a reçu un large soutien au sein du réseau, a été prise uniquement en raison de l’opportunité précieuse qu’elle offrait aux milliers de militants présents d’entendre directement la délégation ukrainienne composée de syndicalistes et de militants de gauche. Ceux qui ne connaissent guère, voire pas du tout, la réalité de l’Ukraine ont pu découvrir sa double lutte – contre l’envahisseur russe et contre les politiques néolibérales du gouvernement – grâce à des militants engagés de plein cœur dans ce combat.

Cette participation n’impliquait aucun soutien, direct ou indirect, à une quelconque déclaration liée à la conférence, ni à aucune déclaration ou intervention faite par une autre force participant à la conférence, ni à sa forme organisationnelle. De plus, l’ENSU publiera prochainement une déclaration expliquant pourquoi nous ne pouvons pas approuver la déclaration finale de la conférence.

En d’autres termes, notre intervention visait exclusivement à mieux faire comprendre la cause des droits nationaux et sociaux de l’Ukraine aux militants – en particulier aux jeunes – qui luttent eux aussi contre la menace de l’autoritarisme et de l’extrême droite dans leurs propres pays. Pour renforcer ce travail, le représentant de l’ENSU à la conférence, Alfons Bech, s’est efforcé de rassembler les forces présentes qui soutiennent l’Ukraine.

Cet effort a porté ses fruits pour la cause ukrainienne malgré l’impossibilité pour les camarades ukrainiens de s’exprimer en séance plénière – il a été rendu possible par l’atelier sur l’Ukraine et par les nombreuses occasions de rencontres et de conversations informelles qu’a offertes la conférence.

La majorité des opinions exprimées au sein de l’ENSU depuis la conférence s’accordent à dire que notre intervention en soutien à la délégation ukrainienne a contribué à renforcer la solidarité avec l’Ukraine et que, si la délégation n’avait pas été présente, une occasion précieuse aurait été perdue. C’est le cas même si, au sein de notre réseau, beaucoup peuvent – en toute légitimité – porter des jugements divergents sur la conférence et notre travail en son sein.

Nous comprenons bien sûr que toute décision d’intervenir en faveur des droits de l’Ukraine lors d’événements dont le format, les objectifs explicites et l’organisation échappent à notre contrôle sera souvent compliquée – et pourrait même, avec le recul, s’avérer erronée. Nous tenons simplement à souligner que, dans de nombreux pays, notre tâche centrale consistant à rallier une majorité de l’opinion de gauche et progressiste à la défense des droits du peuple ukrainien continuera d’exiger des interventions dans des événements contrôlés par des forces hostiles ou indifférentes – tant que celles-ci conserveront un pouvoir de mobilisation supérieur à celui dont dispose actuellement notre réseau.

Dans un tel contexte, la collaboration avec d’autres minorités soutenant l’Ukraine peut s’avérer nécessaire et inestimable, comme ce fut le cas pour la plupart des membres de l’ENSU à Porto Alegre.

Enfin, au-delà de tout désaccord sur l’opportunité de participer à la conférence, nous tenons à souligner que la poursuite de la coopération avec Solidaires et l’Intersyndicale est cruciale pour l’ENSU afin d’étendre et de renforcer la solidarité internationale avec les travailleurs en Ukraine. Nous continuerons à rechercher tous les moyens possibles pour travailler avec vous afin de renforcer ce travail indispensable.

En solidarité avec l’Ukraine et ses travailleurs, veuillez accepter nos salutations fraternelles,

Szymon Martys

Coordinateur (au nom du groupe de coordination de l’ENSU).

2°) Message de Catherine Samary.

Porto Alegre et au-delà — Quelques réflexions.

Je partage les arguments avancés par les camarades de la Coordination ENSU concernant les modalités et les objectifs de la participation du RESU/ENSU — le Réseau européen de coordination avec l’Ukraine — à la Conférence de Porto Alegre (POA), en réponse aux camarades de la Fédération syndicale Solidaires qui ont contesté cette décision.

« La décision de participer à la conférence de Porto Alegre, qui a reçu un large soutien au sein du réseau, a été prise uniquement en raison de l’opportunité précieuse qu’elle offrait aux milliers de militants présents d’entendre directement la délégation ukrainienne composée de syndicalistes et de militants de gauche. Ceux qui ne connaissent que peu, voire pas du tout, la réalité en Ukraine ont pu découvrir sa double lutte – contre l’envahisseur russe et contre les politiques néolibérales du gouvernement – grâce à des militants pleinement engagés dans ce combat. »

Je voudrais souligner ici deux séries de points liés aux évaluations manifestement nécessaires de cette conférence de Porto Alegre – qui sont importantes pour les décisions futures.

1) Les objections les plus radicales à notre participation s’accompagnaient d’une prédiction/crainte que notre présence et celle de nos camarades ukrainiens et russes soient purement exploitées par les factions pro-gouvernementales et pro-régime. Cependant, même si elles étaient clairement minoritaires, ces présences et interventions ont compté et ont en partie influencé la déclaration finale, même si ce texte reste, pour nous, manifestement insatisfaisant quant à la condamnation explicite de l’agression de la Russie contre l’Ukraine.

2) Nous devons tenir compte des aspects évolutifs et imprévisibles de cette conférence :

  • en particulier, nous devons bien sûr critiquer la présence inattendue, lors d’une table ronde de cette conférence « antifasciste », d’un représentant du régime iranien — une évolution clairement catalysée par l’intensification des positions campistes dans le contexte de la récente flambée de violence en Iran.
  • Notre critique de cette présence ne précise pas explicitement ce que nos camarades auraient dû faire sur place : quitter la tribune ? Ou intervenir, comme ils l’ont fait en critiquant explicitement ce régime et en soutenant les luttes menées contre lui et contre tous les régimes oppressifs.
  • Nous devons tenir compte du manque de consensus et de clarté dans les débats (au sein des courants de gauche et progressistes) concernant les « concepts » et les notions, et même concernant l’analyse d’un contexte « chaotique », en évolution rapide et confus. D’où l’importance des exigences pratiques : 1) l’indépendance vis-à-vis de tout pouvoir étatique dans l’organisation des futures conférences : d’où l’importance des liens de base avec des organisations progressistes égalitaires dans les pays concernés. 2) Conditions pour des débats pluralistes : nous devons évaluer concrètement si une coalition est envisageable dans le cadre d’une conférence éclectique où nous cherchons à faire valoir nos points de vue sans rester « parmi les convaincus ».
  • Nous devons organiser des débats ad hoc sur ce qu’impliquent aujourd’hui les divers régimes d’extrême droite et fascistes ainsi que toutes les formes de néocolonialisme « impérialiste », en nous appuyant sur des analyses concrètes qui donnent la priorité aux voix des représentants des populations opprimées plutôt que de partir de débats « conceptuels ». Le critère pour les fronts et les conférences-débats n’est en effet pas un accord préalable sur des « concepts », mais avant tout l’indépendance vis-à-vis des pouvoirs étatiques et la dénonciation de leur répression des associations et mouvements égalitaires.
  • Une analyse concrète des convergences et des liens entre les régimes réactionnaires à l’échelle internationale doit être menée, de manière pluraliste, dans le cadre de ces rassemblements internationalistes de la résistance populaire, indépendants de tout pouvoir étatique, contre toutes les formes de « campisme » : « de l’Ukraine à la Palestine, en passant par l’Iran, l’occupation est un crime ». Nous préconisons une telle approche soit comme base pour de futures conférences, soit comme plateforme de collaboration au sein de conférences plus éclectiques où nous estimons que les débats sont possibles et utiles.

Catherine S 25/04/2026

3°) Réponse d’Alfons Bech à Christian Zeller.

Una respuesta al artículo de Christian Zeller

Creo que el artículo del camarada Christian Zeller contiene interesantes reflexiones, pero también es contradictorio su mensaje. El debate sobre el balance de la primera conferencia antifascista de Porto Alegre sigue y es importante debatirlo bien. Para ello deberíamos tener en cuenta el conjunto de opiniones y visiones: las de Europa, pero también las de las Américas, y las de otros continentes.

En primer lugar, escuchar lo que dicen los camaradas ucranianos. Han hablado dos de los participantes en la delegación, Oleksandr Kiselov y Nataliya Zemlianska. Falta aún la opinión del sindicalista Vasyl Andreiev, que supongo llegará pronto. También otros camaradas ucranianos que hayan seguido el tema pueden opinar.

Han expresado su opinión sobre la conferencia también camaradas americanos. Una de ellas, bastante crítica, proveniente de Estados Unidos. Otra de Brasil, también muy crítica, que no participó en la conferencia, el sindicato Conlutas, pero que apoya la lucha de Ucrania y ha participado en batallas concretas. También hay otras fuerzas que apoyan Ucrania, una tiene militantes, y que han sido abiertamente favorables a la realización de la conferencia y sus resultados, aunque son también críticas en diferentes grados.

Por último, hay algunos militantes de otros continentes, de Asia y África, presentes en la conferencia, que están de acuerdo en la declaración que aprobamos y se adhieren al googlegroup que creamos allí. Y tienen opiniones importantes sobre cómo ven los imperialismos y el papel de sus países, de los BRICS.

Empezamos ahora a tener pues la posibilidad de una visión de la solidaridad con Ucrania y con los pueblos que resisten los imperialismos, de la lucha contra el ascenso del fascismo y la extrema derecha, más allá de la visión europea. Y realmente la necesitamos para luchar contra todos los imperialismos. Deberíamos preguntarnos es porqué muchas fuerzas de izquierda relativamente importantes del continente y otras partes del mundo que apoyan Ucrania sacan globalmente un balance positivo de la conferencia.

Que en la conferencia ha pesado más la opinión del campismo es un hecho. Para empezar, dos de las tres organizaciones convocantes lo eran en un grado u otro. Pero transformar en derrota lo que ha sido una batalla victoriosa no es justo. Porque ha sido una victoria que haya una delegación ucraniana, que haya hecho un taller, que haya podido hablar y tener muchos contactos y que toda la conferencia haya conocido su participación. Lo negativo es lo que se deduce del artículo de Zeller, a pesar de que diga que ha apoyado la participación de ENSU. ¿Que ha sido una pequeña o pequeñísima victoria? Si lo comparamos con la necesidad y con lo que queríamos, es cierto. Pero una victoria no es una derrota. Hemos avanzado utilizando esta conferencia como campo de batalla.

Zeller pone condiciones al tipo de conferencias para que se consideraran consecuentemente antifascistas: 1, 2, 3. En teoría podemos poner más. Y seguramente tiene bastante razón en algunas de ellas según el contexto en que se den. Por ejemplo, batallar contra la venta del petróleo y gas ruso. Pero lo importante de Porto Alegre no fue ni el llamamiento inicial ni el final. Lo importante es que hay una reacción ante el avance de la extrema derecha y de los imperialismos, aunque sea de manera confusa y tortuosa que puede permitir una unidad de acción, como se vio en las calles de Porto Alegre, pero ampliada. Minneapolis estuvo muy presente.

Ahora mismo hay dos agrupamientos internacionales que se llaman contra el fascismo. Uno de ellos se reúne en el Kremlin. Sabemos a quién responde. El de Porto Alegre era independiente del primero. Dentro había fuerzas de todo tipo, antiimperialistas y algunas que expresaban regímenes reaccionarios, aunque no imperialistas. Entonces, la pregunta es ¿tendríamos que hacer una tercera vía ahora? ¿tenemos la fuerza para impulsarla o sería una conferencia para la autosatisfacción? ¿O se trata de intervenir en la vía abierta por Porto Alegre y en otros eventos donde se puede pelear al campismo y agrupar ahí el ala consecuente? Todos reconocemos de palabra que tenemos que salir a pelear fuera de nuestro terreno de confort. Pues ese tipo de agrupamientos, de frentes transitorios son el lugar ahora. No les pongamos condiciones: entremos y peleemos.

Como dice el mismo Zeller al comienzo, al mencionar la intervención de los camaradas ucranianos: “Sus balances muestran lo importante que es participar en todas partes y constantemente la lucha contra las corrientes del campismo y liderarla sin compromiso”. Pues bien, ese es el mensaje que debe prevalecer.

   Alfons Bech

Réponse à l’article de Christian Zeller

Je crois que l’article du camarade Christian Zeller contient des réflexions intéressantes, mais son message est aussi contradictoire. Le débat sur l’évaluation de la première conférence antifasciste de Porto Alegre se poursuit, et il est important d’en discuter en profondeur. Pour ce faire, nous devons prendre en compte toute la gamme des opinions et des points de vue : ceux d’Europe, mais aussi ceux des Amériques et des autres continents.

Tout d’abord, écoutons ce que les camarades ukrainiens ont à dire. Deux membres de la délégation, Oleksandr Kiselov et Nataliya Zemlianska, se sont déjà exprimés. Nous attendons encore l’avis du syndicaliste Vasyl Andreiev, que j’espère joindre prochainement. D’autres camarades ukrainiens qui ont suivi les événements peuvent également donner leur avis.

Des camarades américains ont également exprimé leurs points de vue sur la conférence. L’un d’eux, assez critique, venait des États-Unis. Un autre groupe brésilien, également très critique, n’a pas participé à la conférence : le syndicat Conlutas, qui soutient la lutte en Ukraine et a pris part à des actions concrètes. D’autres forces soutiennent également l’Ukraine, dont une qui compte des militants et qui s’est ouvertement prononcée en faveur de la tenue de la conférence et de ses conclusions, tout en restant, à des degrés divers, critiques. (1)

Enfin, des militants d’autres continents, d’Asie et d’Afrique, présents à la conférence, adhèrent à la déclaration que nous avons adoptée et ont rejoint le groupe Google que nous y avons créé. Ils ont des opinions bien tranchées sur leur vision de l’impérialisme et du rôle de leurs pays et des BRICS.

Nous commençons à entrevoir une perspective de solidarité avec l’Ukraine et les peuples qui résistent à l’impérialisme, avec la lutte contre la montée du fascisme et de l’extrême droite, au-delà de la perspective européenne. Et nous en avons véritablement besoin pour combattre toutes les formes d’impérialisme. Il convient de s’interroger sur les raisons pour lesquelles de nombreuses forces de gauche relativement importantes, sur le continent et ailleurs dans le monde, qui soutiennent l’Ukraine, adoptent une position globalement positive à l’égard de cette conférence.

Que le campisme ait pesé plus lourd à la conférence est un fait. D’abord, deux des trois organisations organisatrices étaient, à des degrés divers, des campistes. Mais transformer une victoire en défaite serait injuste. Car la présence d’une délégation ukrainienne, l’organisation d’un atelier, la possibilité de s’exprimer et d’établir de nombreux contacts, ainsi que la visibilité de leur participation à la conférence, constituent une victoire. L’article de Zeller opte pour un bilan négatif, malgré son affirmation de soutenir la participation de l’ENSU. Était-ce une victoire mineure, voire infime ? Au regard de nos besoins et de nos objectifs, c’est indéniable. Mais une victoire n’est pas une défaite. Nous avons progressé en faisant de cette conférence un véritable champ de bataille.

Zeller définit trois conditions des conférences considérées comme systématiquement antifascistes : 1, 2, 3. En théorie, on pourrait en ajouter. Et il a tout à fait raison sur certains points, selon le contexte. Par exemple, la lutte contre la vente du pétrole et du gaz russes. Mais l’important à Porto Alegre n’était ni l’appel à l’action initial, ni l’appel final. L’important, c’est qu’il y ait une réaction à la montée de l’extrême droite et de l’impérialisme, même si elle est confuse et complexe, ce qui peut permettre de constituer un front uni, comme on l’a vu dans les rues de Porto Alegre, mais à plus grande échelle. Minneapolis était très présent.

Actuellement, deux groupes internationaux se réclament de l’antifascisme. L’un d’eux se réunit au Kremlin. Nous savons à qui il rend des comptes. Le groupe de Porto Alegre était indépendant du premier. Il rassemblait en son sein des forces de tous bords : des anti-impérialistes et d’autres représentant des régimes réactionnaires, quoique non impérialistes. Alors, la question est : devons-nous maintenant emprunter une troisième voie ? Avons-nous la force de la promouvoir, ou ne s’agirait-il que d’une conférence auto-satisfaite ? Ou bien s’agit-il d’intervenir sur la voie ouverte par Porto Alegre et lors d’autres événements où nous pouvons combattre les camps et rassembler l’aile engagée ? Nous reconnaissons tous verbalement qu’il nous faut sortir de notre zone de confort et combattre. Or, ces regroupements, ces fronts temporaires, sont essentiels aujourd’hui. N’imposons pas de conditions : entrons et combattons.

Comme le dit Zeller lui-même au début, en évoquant l’intervention des camarades ukrainiens : « Leurs résultats montrent combien il est important de participer partout et sans relâche à la lutte contre les courants des camps et de la mener sans compromis.» Voilà le message qui doit prévaloir.

Alfons Bech