De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime.

Les volontaires ukrainiens participant à la mission de la GSF vers Gaza affirment que leur contribution est un appel en faveur de l’accès humanitaire, de la responsabilité internationale et de la solidarité contre l’occupation.

Deux représentants du mouvement ukrainien de défense des droits humains ont annoncé leur participation à la mission civile internationale vers Gaza, rejoignant des volontaires du monde entier dans le but d’acheminer de l’aide humanitaire et de contester le blocus naval israélien de Gaza.

Dans leur message vidéo adressé à ceux qui soutiennent l’Ukraine, l’équipe ukrainienne explique qu’elle se rend à Gaza dans le cadre d’un mouvement plus large de bénévoles, de médecins, d’enseignants et de militants des droits humains qui réagissent à ce qu’ils décrivent comme une catastrophe humanitaire totale. Le groupe affirme que le blocus a privé les civils de biens essentiels, notamment de nourriture et de médicaments, et qu’une action internationale urgente est nécessaire pour garantir un accès humanitaire en toute sécurité.

« Notre voyage n’a rien à voir avec la géopolitique. Nous sommes ici pour rappeler au monde que le droit international et les droits humains sont des principes universels », dit Nina Potarska dans la vidéo.

En tant que représentants d’un pays qui continue de résister à l’invasion russe, les représentants ukrainiens affirment qu’ils ne peuvent pas rester silencieux face aux souffrances du peuple palestinien. « En tant qu’Ukrainiens représentants d’une nation qui résiste à l’agression et à l’occupation, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous ne pouvons pas abandonner le peuple palestinien », dit André Movchan.

Nina Potarska dit que « je suis une chercheuse spécialisée dans les questions de guerre et de survie. Gaza n’est pas une crise abstraite, c’est un schéma récurrent. Quand les civils sont privés de nourriture, d’eau et de soins, la vie quotidienne s’effondre. Les chiffres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) montrent que des centaines de milliers de Palestiniens sont confrontés à une insécurité alimentaire aiguë. En tant qu’Ukrainiens, nous comprenons comment l’occupation affecte la vie des civils par le contrôle des infrastructures, de la mobilité et de l’accès aux produits de première nécessité. Ce n’est pas seulement une urgence humanitaire, c’est un échec de la protection des civils, qui exige une responsabilité politique ».

Les Ukrainiens affirment que leur participation à la GSF trouve son origine dans la solidarité avec les civils vivant sous le siège et dans la conviction que l’opposition à l’occupation, à l’annexion et aux violations du droit international, doit s’appliquer de manière cohérente partout.

L’équipe ukrainienne appelle les médias, les organisations de la société civile, les élus et les sympathisants de l’Ukraine dans le monde entier à prêter attention à Gaza et à défendre le principe selon lequel le droit international doit s’appliquer à tous les peuples.

« De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime », conclut la déclaration vidéo. La GSF, au sens large, décrit sa mission du printemps 2026 comme une initiative internationale menée par des civils, mise en place en réponse aux appels lancés par les Palestiniens de Gaza. Selon les organisateurs de la GSF, cette mission rassemble des participants issus de plus de soixante-dix pays et elle compte parmi ses rangs des bénévoles spécialisés dans l’aide humanitaire, dans les soins médicaux et dans la reconstruction.

Nina Potarska est une sociologue ukrainienne, chercheuse en économie politique féministe et directrice du Center for Social and Labor Research (CSLR) et militante de la Global Women Alliance for Security Leadership (GWASL). Elle a travaillé pendant près d’une décennie avec la Women International League for Peace and Freedom (WILPF), contribuant à des initiatives féministes de consolidation de la paix, de plaidoyer politique et de dialogue international.

André Movchan est un militant de gauche, journaliste et publiciste ukrainien, militant du Réseau Européen de Solidarité pour l’Ukraine (RESU) et du syndicat espagnol Union Générale des Travailleurs (UGT). Il travaille et réside à Barcelone.

Diffusé par le RESU le dimanche 26 avril 2026.

Source : https://mailchi.mp/ukraine-solidarity.eu/ukrainians-join-global-sumud-flotilla-mission-to-gaza