Ce jour certains médias ont commencé à réaliser qu’il se passe peut-être quelque chose : il existe encore des éléments de droit qui permettent de stopper le pur arbitraire en mode V° République en roue libre, quand un premier ministre pond un communiqué de presse susceptible de suspendre l’application de la loi !

Ce matin, Conseil des ministres et audience au Conseil d’Etat se sont suivis … Le gouvernement en difficulté se contredit, voir ci-dessous.

La fédération SUD-Commerce est à l’origine de ce fait. Réponse du Conseil d’Etat demain. Ci-dessous : son communiqué, et la réaction de la députée Danielle Simonnet.

1er Mai férié, chômé et payé pour toutes et tous : les dès en sont jetés

A propos de la procédure engagée devant le Conseil d’Etat

Le 29 avril 2026

Ce matin s’est tenue l’audience relative au recours que nous avons introduit contre l’injonction du Premier ministre du 17 avril dernier, qui demeure d’actualité en dépit du communiqué « rectificatif » publié… la veille de l’audience !

Celle-ci permet, de fait, aux boulangers et fleuristes de déroger à la loi en vigueur depuis 1947, qui garantit le caractère férié, chômé et payé du 1er Mai en faisant travailler des dizaines de milliers de salarié6es ce vendredi.

Notre Fédération du commerce, modeste par sa taille mais déterminée dans son action, se félicite d’avoir remis ce sujet au cœur du débat public. Cette audience s’est tenue le jour même où était examiné en Conseil des ministres un projet de loi allant dans le même sens. Nous ne sommes pas dupes : l’objectif est d’étendre, dès l’an prochain, le travail du 1er Mai à l’ensemble de nos professions, comme cela a déjà été fait pour le travail dominical et nocturne contre lesquels nous nous sommes opposés avec la même fermeté.

Nous remercions notre conseil, Maître Comolet, pour son engagement à nos côtés devant le Conseil d’État. Nous saluons également le soutien apporté par d’autres requérants : des inspecteurs du travail, dont l’indépendance est ici mise à mal, plusieurs syndicats CGT ainsi qu’un groupe parlementaire de gauche.

Dans l’attente du délibéré qui sera rendu demain, nous appelons les salarié-es du commerce à renforcer les organisation syndicales, y compris au sein de la nôtre. Nous sortons de cette étape confortés dans notre détermination à défendre leurs droits au quotidien, que ce soit par le biais de notre permanence juridique ou grâce à l’action de nos délégué-es dans les entreprises et les différents secteurs d’activité.

Enfin, nous donnons rendez-vous ce vendredi 1er mai, à partir de 14 h, le long de la manifestation parisienne au métro Voltaire pour un point fixe organisé avec des salarié-es mobilisés, notamment de Biocoop Place des Fêtes.