5 décembre : le mouvement est engagé.

La grève totale de la RATP le 13 septembre a donné le signal : les assemblés générales et les syndicats de métier des agents RATP ont appelé à la grève illimitée à compter du 5 décembre.

Puis, les cheminots ont concrétisé le tournant qui se fait dans les esprits : leurs droits de retrait, leurs grèves parties d’en bas, ont montré la volonté ferme de ne pas marcher au sifflet mais d’imposer l’affrontement, car ils savent que c’est la mort du ferroviaire, la mort du service public, qui est devant nous, tout de suite. Sauf à en découdre avec Macron.

Dans tout le pays, les discussions associant sections syndicales, unions locales …, et groupes de gilets jaunes se sont multipliées. L’assemblée des assemblées de Montpellier appelle à la grève à partir du 5 décembre avec regroupements sur les ronds-points.

L’idée qui est dans l’air est bien celle-là : déclencher un mouvement d’ensemble, majoritaire, comme cela s’est passé en réalité le 17 novembre 2018, et le déclencher AVEC LA GRÈVE, appuyée sur les ronds-points et appuyant les ronds-points.

Dans la CGT la volonté des délégués, animateurs de sections syndicales, est très forte et ne peut pas être contredite : ils veulent y aller!

Cette volonté se retrouve à FO, dans la FSU, à Solidaires, et gagne les militants CFDT ou UNSA attachés à leur classe et ressentant le frémissement de l’unité, de la vraie. Les mesures dégueulasses contre les chômeurs appliquées depuis le 1° novembre sont dénoncées, pour se défausser, par L. Berger, mais cela veut dire que de toute façon, il va falloir y aller tous ensemble!

Grèves, ronds-points : TOUS ENSEMBLE AU MÊME MOMENT, voila ce que peuple veut !

Pour autant, est-ce plié ? Certes, on voit que Macron et sa camarilla ont peur. Mais est-ce plié ?

NON. Parce que si les militants veulent profondément reconduire la grève, qu’ils le feront, avec les cheminots et les agents RATP, c’est un appel clair à la GRÈVE GENERALE pour le RETRAIT qu’il faudrait. IL SERAIT VICTORIEUX.

Et il emporterait Macron. Et avec lui, Marine Le Pen qu’il a choisie pour être son adversaire favori. Car une victoire révolutionnaire sur Macron n’ouvrirait pas une élection présidentielles «normale», mais un processus constituant.

Dans de nombreux pays de l’Amérique latine au Moyen-Orient, les peuples se soulèvent. Leur souffle va atteindre la France. Au Chili, en affrontant l’armée, l’élection d’une assemblée constituante a été arrachée. En Algérie, c’est ce que les généraux au pouvoir ne veulent surtout pas, ils préparent une présidentielle truquée.

La GRÈVE GÉNÉRALE POUR LE RETRAIT, c’est Macron mis dehors, ouvrant la voie à la démocratie. Est-ce pour cela que nos directions syndicales nationales n’y appellent pas et préfèrent que les militants et sections locales s’époumonent à promettre la reconduction à partir du 5 décembre ?

L’indépendance syndicale, c’est de ne pas craindre les conséquences de la mobilisation.

Alors, camarades, amis, collègues, compagnons, camarades, et vous aussi dirigeants, dites-le, disons-le :

GRÈVE GÉNÉRALE POUR LE RETRAIT !

11-11-2019.

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Bolivie, Chili … des armes pour le peuple ! Constituantes !

Que se passe-t-il en Bolivie ? Un coup d’État, certes, mais ce n’est pas du tout le 11 septembre 1973 au Chili et les cris prématurés sur « le fascisme a vaincu » sont contre-productifs. Il faut comprendre pour agir et non pas se repasser toujours les mêmes films.

Et pour vraiment comprendre, rien de tel que le Chili, justement !

Le jour même où le président bolivien Evo Morales a pris la fuite, le président chilien Pinera, pas loin de prendre lui aussi la fuite, a dû concéder au peuple soulevé, appuyé sur ses comités de quartiers élus, ce qu’il revendiquait : l’élection d’une assemblée constituante. Maintenant, il faut qu’elle soit souveraine, ce qui veut dire que l’élection doit être organisée par les comités populaires et surveillée par eux, et l’appareil d’État, celui hérité de Pinochet, ne doit avoir aucune main sur elle. C’est en affrontant l’armée que les Chiliens ont arraché cette première victoire. Et cette première victoire doit être discutée et traduite en actes en premier lieu dans un pays où l’armée au pouvoir refuse la constituante et prétend imposer sa présidentielle : l’Algérie !

La veille du départ d’Evo Morales, Lula était libéré au Brésil. La tentative de construire un régime présidentiel « dur », c’est-à-dire un bonapartisme mixé de trumpisme et de golpisme, au Brésil, est en crise pratiquement depuis l’élection de Bolsonaro. Cette libération en résulte. Lula s’est rendu à l’ABC de Sao Paulo, le bastion historique du mouvement ouvrier.

Alors : révolution au Chili, qui renverse le Mur du néolibéralisme trente ans après le renversement du Mur de Berlin, libération de Lula au Brésil, mais coup d’État fasciste victorieux en Bolivie ? Se repasser les vieux films finit par donner le tournis !

Disons-le clairement, le mouvement réel en Amérique du Sud tient en deux points.

Premier point : au Chili, en Ecuador, au Venezuela, au Nicaragua, en Uruguay, en Bolivie, et en Haïti, pour énumérer les États confrontés à des crises révolutionnaires avec de massives mobilisations de celles et de ceux d’en bas  -une liste qui peut maintenant s’allonger tous les jours et qui tend la main à l’Algérie, au Soudan, au Liban, à l’Irak, à la Guinée … – l’essentiel des masses qui se mobilisent sont les mêmes forces sociales, jeunesse, pauvres, ouvriers, paysans, femmes : le prolétariat !

Second point : on assiste en même temps à l’épuisement des formes de domination politique capitaliste de type « néolibéral » et des formes de domination politique capitaliste de type « « populiste » ou même « socialiste ». Mais dans ces derniers pays, les présidents-bonapartes ont été portés au pouvoir, il y a parfois longtemps, par des mobilisations populaires et par le rassemblement électoral des exploité-e-s et opprimé-e-s. Et ils se sont usés, parce qu’ils se sont retournés contre celles et ceux qui les ont mis là où ils étaient. C’est arrivé à Lula au Brésil. C’est arrivé à Maduro au Venezuela d’autant plus que lui n’était que le petit héritier de Chavez, uniquement là pour la prédation. C’est arrivé à Ortega au Nicaragua qui nous exhibe le cas le plus répugnant de métamorphose progressive d’un chef guérillériste en un dictateur corrompu allié à la pire réaction. C’est arrivé à Correa en Ecuador et son successeur Lenin Moreno qui a déclenché l’insurrection populaire et indienne en appliquant les contre-réformes néolibérales. Et c’est bien sûr arrivé à Morales qui, depuis plusieurs années déjà, a réprimé les mouvements populaires y compris ceux des Indiens dont il est issu, tout fait en faveur des industries extractivistes du cuivre au lithium, conformément à la doctrine de son éminence grise Alvaro Garcia Linera : le « capitalisme andin ».

Dans les pays comme la Bolivie ou le Venezuela, la situation est plus confuse en raison de l’héritage de ces caudillos « de gauche », « populistes » ou « socialistes ». On nous a chanté pendant des années la thématique de l’ « épicentre latino-américain », où des chefs plus ou moins démocratiques mais résolument socialistes devaient conduire d’une main ferme leurs peuples vers le socialisme (au moyen des pétrodollars ou de la rente extractive). C’est maintenant, camarades, qu’avec l’effondrement du populisme et de ses avatars – que Lopez Obrador au pouvoir au Mexique et Kirschner revenu au pouvoir en Argentine voici peu, ne peuvent pas pour l’heure présenter comme l’alternative dont ont besoin les peuples- c’est donc maintenant que l’Amérique du Sud, dont les luttes remontent jusqu’à la noire Haïti et par Porto-Rico tendent la main à celle du peuple américain, c’est maintenant que l’épicentre latino est là : avec le monde entier !

En Bolivie ou au Venezuela, on a donc, des secteurs, parfois populaires, que des démagogues bien financés, de droite ou d’extrême-droite, ont pris en main pour détourner leur mobilisation démocratique – toujours partiellement et toujours grâce à la violence des caudillos « de gauche ». Morales, l’ancien syndicaliste cocaleros, est devenu un Bonaparte qui ne faisait même plus l’affaire pour les secteurs capitalistes qu’il a toujours voulu se concilier. Il a organisé le trucage de sa réélection. Dimanche dernier la COB, qui unifie le prolétariat bolivien, l’a lâché. L’armée l’a lâché à son tour et il s’est enfui, non sans appeler au « dialogue » avec les mafieux d’extrême-droite, groupés autour de Mesa et surtout autour de Camacho, « el Macho », le cacique de Santa Cruz de la Sierra, adossé au Brésil, un petit Bolsonaro. Alors, oui, il y a des fascistes en Bolivie, mais ils ne sont pas au pouvoir, le pouvoir est à prendre, le Bonaparte Morales s’est dissous, les classes s’affrontent directement. Dans les quartiers populaires d’El Paso, les hauts de La Paz, les comités d’autodéfense s’organisent. Voila notre camp, voila notre classe : ils ne font pas comme Morales qui, même exilé, appelle au « dialogue » !

Les crises bolivienne, nicaraguayenne ou venezuelienne ne sont pas des complots de la CIA (laquelle intervient, bien entendu !), à la manière de Pinochet en 1973, et tout de même il importe de rappeler que si Pinochet a gagné, c’est parce que l’Unité populaire, ses dirigeants, ont respecté l’armée pour respecter le capital. Ce sont les signes que, après que le populisme ait trompé le peuple, le peuple est toujours là (avec bien sûr des forces qui cherchent à le tromper). La meilleure façon de livrer la Bolivie ou le Venezuela à des agents directs de Washington ou de Brasilia (alors même que la crise au sommet ronge Washington et Brasilia !) serait de continuer à vouloir faire marcher le peuple derrière ou pour un Maduro ou un Morales (au Nicaragua, Ortega est candidat lui-même à être l’agent direct de Washington, vu qu’il est déjà celui des riches et du haut clergé !). C’est par la mobilisation indépendante, de El Alto aux mines et aux Sierra occidentales, que les Camacho ne voleront pas une nouvelle fois la Bolivie. Et cette mobilisation, c’est le même mouvement qu’au Chili, pour un avenir et pour la démocratie !

D’ailleurs, le premier résultat de la révolution au Chili, l’assemblée constituante, ne peut-il être une perspective en Bolivie, et ailleurs ? Les présidents, ça suffit ! Plus de caudillos, de Bolsonaro, de Maduro : assemblées constituantes souveraines ! Souveraines comment ? souveraines si ce sont des comités populaires comme à Santiago et à El Alto qui en contrôlent la mise en place et qui forment la base de l’État démocratique. En Bolivie, cela avait commencé en 1971 avec l’Assemblée populaire. Santiago, Amérique du Sud, monde !

11-11-2019.

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Étudiant immolé à Lyon : Macron coupable ! 

Ce vendredi 8, un étudiant s’est immolé par le feu devant le CROUS de Lyon. Brûlé à 90%, il est entre la vie et la mort à cette heure. Nous pensons à lui et à ses proches.

Le geste de cet homme, syndicaliste, est marqué par le désespoir, mais il est en même temps un terrible et conscient cri face aux souffrances de notre camp social.

Pour les étudiants, la baisse des APL, la hausse du coût de la vie, celle des frais d’inscription – de manière intolérable et infamante pour les étudiants étrangers – le droit constamment dénié à un revenu décent, et donc la précarité omniprésente : c’est le bilan « en marche » vers l’ultra-libéralisme prédateur et la casse du service public de l’enseignement supérieur. La suite, c’est encore la précarité : chômage, bas salaires, et… Pas de retraite.

L’étudiant a laissé une publication Facebook que nous partageons ci-dessous.

Il conclut son post en souhaitant de voir continuer le combat pour en finir définitivement avec tout ça. « Ça » c’est un régime politique et une domination économique qui broient les vies.

L’étudiant nomme également ses « tueurs »..

Oui, le pouvoir en place est responsable et coupable de son sort. Comme du sort des enseignants ou cheminots suicidés, des migrants morts en Méditerranée, de Zineb Redouane tombée sous la charge policière à Marseille, des gilets jaunes éborgnés… De toutes celles et tous ceux « qui ne sont rien » d’après Macron.

Pour nos retraites mais en fait pour la vie et pour la dignité, donc contre l’ordre social qui produit cela, par le tous ensemble, en même temps, par la grève, dès le 5 décembre, réglons les comptes ! Si nous ne sommes rien, soyons tout.

« Vive le Socialisme, Vive l’Autogestion, Vive la Sécu. » En voilà une perspective politique réelle, elle a une condition première : toutes et tous en grève le 5, Macron Dehors !

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Document – Appel de la quatrième Assemblée des Assemblées de Montpellier

Document

Du 1er novembre au 3 novembre plus de 500 Gilets Jaunes venus des ronds-points de toute la France se sont réunis à Montpellier pour tenir la quatrième Assemblée des assemblées (ADA) . Ils ont débattu des suites à donner à leur mouvement historique qui a débuté il y a bientôt un an, le 17 novembre. Les débats ont été également nourris de la perspective de la grève jusqu’à satisfaction. Une grève générale dans laquelle s’inscrivent un nombre, chaque jour croissant, de structures syndicales qui veulent faire échec au plan Macron de destruction des retraites.

Faire du 5 décembre 2019 une date qui marquera le mouvement de fond pour chasser le gouvernement, tel est le sens de l’appel que les Gilets Jaunes ont adopté à main levée et que Aplutsoc reproduit tel qu’il a été rédigé après échanges entre les groupes locaux de GJ.

« L’ADA réunie à Montpellier ce jour estime, après une année de mobilisation acharnée, que la situation est à un tournant.

L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui comme nous, n’acceptent pas.

Il faut un rassemblement du peuple français dans toutes ses composantes : paysans, retraités, jeunes, artistes, personnes en situation de handicap, petits artisans, ouvriers, chômeurs, précaires, travailleurs du public comme du privé….

Nous avons cette occasion à saisir, à partir du 5 décembre, date à laquelle des centaines de milliers de travailleurs seront en grève et en assemblées générales pour la reconduire jusqu’à la satisfaction de nos revendications.

L’ADA de Montpellier appelle les Gilets Jaunes à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs Gilets bien visibles !

La défaite du gouvernement sur sa réforme des retraites ouvrirait la voie à d’autres victoires pour notre camp.

Tous dans la rue à partir du 5 décembre, en grève ou sur le rond-point ou en action de blocage !

Tous ensemble, tous unis et cette fois, en même temps ! « 

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Contre la répression anti-syndicale, contre la répression des mouvements sociaux, Tous ensemble pour le retrait !

Ce 31 octobre, Hervé Ossant, secrétaire de l’UD CGT 93 a été arrêté lors d’un rassemblement syndical tenu à Bobigny à l’occasion de la venue du Premier ministre, accompagné de cinq ministres macroniens, en Seine-Saint-Denis.

Cette arrestation a eu lieu parce que des manifestants ne devaient pas gâcher le paysage en rappelant à Edouard Philippe l’état de misère et de délabrement social d’un des départements qui détient le record d’habitants sous le seuil de pauvreté.

« On manifestait pacifiquement avec une banderole, rapporte Hervé Ossant. On nous a demandé de reculer, on l’a fait, mais ce n’était pas assez. On a ensuite subi l’utilisation d’une force disproportionnée. J’ai reçu des coups dans les côtes. » Finalement, le responsable CGT prend sept heures de garde à vue et une inculpation pour « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique », en fait pour avoir fait tomber le calot d’un flic lors de la bousculade provoquée par les sbires de Castaner.

Dans la journée, de nombreuses organisations de la CGT, mais aussi de FO et de Solidaires, ont dénoncé cette répression et demandé la libération du camarade. De même, des élus PCF et FI lui ont apporté leur soutien.

Cette volonté macronienne de cacher et d’étouffer toute contestation sociale a pris une autre forme à Rouen quand le préfet a refusé à Gérald Le Corre, représentant CGT sur le dossier Lubrizol, de participer à une réunion d’une instance de concertation locale. Pourtant, Gérald Le Corre est mandaté par la confédération, l’UD76 et la Fédération Chimie (excusez du peu!) pour cette instance. Qu’est-ce qui a provoqué l’ire du préfet ? Tout simplement le fait que Gérald Le Corre dénonce les responsabilités de l’État et en particulier celles du préfet dans les circonstances qui ont amené à la catastrophe, et demande la démission du préfet. Pour cela, le voila taxé « d’attitude anti-républicaine » !

Dans l’action gréviste quotidienne, on a récemment vu Gaël Quirante, mandaté par la fédération SUD PTT, se faire accrocher par les flics déboulant dans un centre de tri en grève du 78. La vidéo des faits est éclairante : la direction de la Poste appelle les flics dès que Gaël Quirante arrive au centre de tri en grève et les flics rappliquent en tentant en dehors de tout cadre légal d’empêcher le responsable SUD PTT d’exercer son mandat syndical. Cela s’appelle tout simplement du délit d’entrave.

A la SNCF, la direction menace les grévistes du Technicentre de Chatillon de sanctions en refusant de considérer leurs jours de grève comme tels, comme cette direction a déjà menacé de sanctions les agents ayant exercé leur droit de retrait après l’accident du 18 octobre.

Ceci illustre la force du gouvernement et des patrons quand ils peuvent s’en prendre à l’un d’entre nous, isolé. Mais c’est aussi l’aveu de leur faiblesse, de leur trouille : si l’on s’y met tous, tous ensemble, en même temps, quand nous exerçons collectivement notre droit de retrait, alors plus rien ne sort !

Voilà, ce qu’il nous faut : exercer tous ensemble, en même temps notre droit de retrait jusqu’au retrait du projet de casse des retraites Delevoye-Macron ! Jusqu’au retrait de Macron et son gouvernement à la solde des patrons et des banquiers !

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LE PAYS RÉEL.

Le « pays réel » est une expression que nous n’aimons pas, car c’est la réaction qui souvent l’a employée.

Il n’empêche. Nous sommes en droit et en mesure de dire que le « pays réel », celui qui n’a pas de représentation politique, celui qui travaille ou cherche à pouvoir vivre, celui qui lutte et qui prend des coups, est dans les mêmes dispositions hostiles qu’il y a un an, voire pire, envers un pouvoir qui le maltraite.

Les grèves sauvages se poursuivent à la SNCF : elles sont totalement justifiées. De la part des cheminots, le tournant se confirme : ils ne veulent plus marcher au sifflet, ils veulent contrôler leur mouvement de bout en bout, parce qu’ils savent qu’il n’y aura plus de retour si Macron et sa bande restent.

Les gens de Rouen enfumés par Lubrizol ont accueilli Macron d’une manière qui a dû lui rappeler le Puy-en-Velay un certain soir de décembre 2018.

Et voici des Gilets jaunes du Gâtinais. Grève générale le 5 décembre disent-ils.

Grève générale, Dehors Macron, le pays réel l’a ressenti, le pays réel se remet à le penser, le pays réel se met à le dire, le pays réel peut le faire.

 

 

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Compte-rendu de la réunion du 20 octobre 2019

Compte-rendu de la réunion du 20 octobre 2019 à l’initiative d’Arguments pour la Lutte Sociale.

Nous mettons à la disposition de nos lecteurs le compte-rendu de la réunion tenue à Paris le dimanche 20 octobre 2019 à l’initiative d’Arguments pour la lutte sociale. Nous avions lancé cette réunion dans notre article du 12 septembre dernier intitulé Perspective politique ? Chiche !

Lire le compte-rendu (PDF)

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