Bel événement politique qui vient s’ajouter à la liste des « imprévus » de cette présidentielle qui était pré-programmée et qui s’effondre. Fillon et sa famille apparaissent maintenant comme un gang organisé dans le détournement d’argent public, lui qui voulait supprimer 500.000 fonctionnaires. Politiquement il est mort : un retournement là-dessus est des plus improbables.

Électoralement, ceci a un double résultat pendant que la crise structurelle de l’UMP/UNR/UDR/RPR/LR, le vieux parti de la V° République, crise surmontée quelques semaines fin 2016 va repartir en trombe : l’électorat populaire de droite regarde côté Le Pen pendant que grand patronat et grands médias sacrent roi le ballon Macron.

Dans cette situation, c’est bien la question de l’unité, d’abord comme unité d’action, pour l’abrogation de la loi El Khomri notamment, qui est posée par le mouvement social à Mélenchon et à Hamon. Le courant « dégagiste » dont se réclame comme son représentant quasi exclusif JL Mélenchon, ce courant qui a battu la rue toute l’année 2016, vient, indépendamment de lui, sans lui et malgré lui, de battre M. Valls.

Plus d’un million de « dégagistes » ont dégagé ce dimanche, malgré Mélenchon, qui a donc perdu le monopole du dégagisme, mais ce million recoupe largement ceux qui le soutiennent et les uns et les autres, à la base, n’ont aucun intérêt contradictoire, aucun. Maintenant il va falloir aligner les chefs. La question « qui doit se retirer » est dans ces conditions prématurée. Perdra celui qui aura été le moins unitaire et le moins dégagiste.

Unité contre le capital et pour les revendications : tout est possible en réalité. Même aux présidentielles …