Fillon ça suffit : dehors ! NON au second tour Macron/Le Pen ! UNITÉ Hamon/Mélenchon !

Les coups d’État de M. Fillon.

Incroyable cirque organisé par M. Fillon ce mercredi 1° mars. Il a réussi à mettre les médias, et, dans une certaine mesure, le pays, en haleine, par l’annonce d’une conférence de presse extraordinaire : tout le monte pensait évidemment à son retrait. Ce fut pour annoncer le contraire, en criant au coup d’État, à la guerre civile, en insultant à la manière d’un Trump juges et journalistes, ceux-ci pourtant tous rassemblés à son coup de sifflet. Ce fut, en fait, un véritable petit coup d’État que ce Fillonus circus.

Combien de temps est-on censé tolérer cela ? Et voilà que maintenant ce triste comique troupier appelle à manifester dimanche au Trocadéro, semblant vouloir nous jouer en mode minus et ridicule les manifestations du 13 mai 1958 et du 30 juin 1968 !

La fuite en avant de F. Fillon s’appuie sur la frange la plus réactionnaire de l’électorat de droite – une frange qui n’a strictement rien à envier au FN – celle notamment des milieux « vieux catho » pour qui imposer un président de la V° République ayant organisé son clan familial en entreprise d’extorsion de fonds publics est sans doute un signe de vertu. Et elle s’appuie sur le parti pris qu’il est impossible au parti historique de la V° République, qui s’appelle aujourd’hui LR, de se rallier maintenant à un quelconque « plan B ». Sa candidature a donc désormais un contenu politique entièrement donné par l’étalage des turpitudes de son clan dans le Canard Enchaîné : son programme, c’est qu’il faut voter pour ceux qui font cela, la bonne vieille classe capitaliste et rentière de l’État qu’elle compte dégraisser pour mieux s’en engraisser.

Le Conseil constitutionnel ayant publié précisément le lendemain 2 mars la première liste des signatures d’élus validées pour les candidats à la présidentielle, il est apparu que F. Fillon est celui qui en collectionne le plus grand nombre, plus de 700 et seul à ce jour à dépasser le seuil des 500 : indication politique du caractère central qu’était celui de sa candidature dans le dispositif institutionnel !

Néanmoins, cette fuite en avant – avec projet d’organisation de manifestations factieuses contre « les juges » et « les journalistes » – n’est pas en mesure de rassembler au delà des couches arriérées, âgées et privilégiées qui ont décidé de le soutenir quoi qu’il advienne. Ce noyau dur va se durcir tout en s’étiolant pendant que les défections, de plus en plus nombreuses, vont s’accumuler, profitant à deux autres candidats, Le Pen et Macron. Y compris un «plan B » qu’il s’appelle Juppé, Baroin ou un autre, ne sera probablement pas en mesure d’inverser vraiment la tendance d’autant qu’il est tout à fait possible à présent que F. Fillon ne persiste même en cas d’un « plan B » visant à se débarrasser de lui.

Il faut mesurer politiquement ce qui se passe là. Le processus de suicide de l’ex-UMP, amorcé en 2012, a repris sur une base supérieure après que la droite ait cru, et elle pouvait le croire car elle y était réellement parvenue en apparence, s’être restructurée sur la base d’un programme de combat avec une base sociale large mis en exergue par la primaire. Ce processus est celui-là même de la crise du régime de la V° République, et il fait donc écho à la pression sociale qui a interdit la candidature du président Hollande et battu son premier ministre à la primaire pourtant organisée pour lui.

Il ne suffit donc pas de dire, comme le fait B. Hamon, que celui qui attaque les juges serait indigne de la fonction présidentielle, d’autant que l’exécutif Hollande-Valls-Cazeneuve en a commis de belles en la matière depuis l’instauration de l’état d’urgence. Et exiger que le courant politique de LR soit nécessairement représenté à l’élection présidentielle, comme le fait J.L. Mélenchon, outre que ceci décerne à LR le label de « courant politique » (néo-gaulliste ? Néolibéral ? …), revient à tenter de conjurer cette crise.

L’exigence démocratique est pourtant simple : dehors Fillon, non à tout candidat se réclamant de son programme, les factieux ça suffit.

L’opération Macron.

Le Fillon circus ne doit toutefois pas occulter le regroupement en train de s’opérer autour de M. Macron, qui a « dévoilé » son « programme ». Il y contribue d’ailleurs.

En dehors de quelques gadgets, il s’agit d’un programme de combat au compte du MEDEF. Sur la base de la loi El Khomri, déréglementation des 35 heures et intégration des syndicats à la gestion des entreprises, lesquels syndicats sont sommés d’être « moins politiques et plus pragmatiques » : c’est la domestication des sections syndicales dans le cadre de l’entreprise qui est l’objectif visé.

Suppression de 125.000 postes de fonctionnaires, destruction du Code des pensions amalgamé au régime général, éclatement achevé de l’Éducation nationale (qui ne le serait plus), avec recrutement par chaque école, chaque collège et lycée fixant leur propre « pédagogie ».

« Système universel assuré par l’impôt » à la place du salaire socialisé pour les retraites, le chômage et l’assurance maladie : c’est la destruction de la sécurité sociale. Ajoutons la mise au pain sec des collectivités locales conduisant à la liquidation de la plus grande partie de la fonction publique territoriale.

Fondamentalement le programme de Macron est celui que la primaire de la droite avait adoubé sous le nom de … Fillon.

La différence tient à l’opération politique dénommée « Macron ». L’objet « Macron » a bien peu de substance, mais il a plusieurs pères qui en déterminent le contenu – M.M. Sarkozy, Attali, puis Hollande et Valls. Simultanément aux « révélations » du Canard, le MEDEF, tout à fait d’accord avec le programme de Fillon, choisissait Macron pour avancer dans sa mise en œuvre. Politiquement cela signifiait ne plus se fier à un parti historique de la V° République et miser résolument sur l’achèvement de la liquidation du PS, voué à la destruction pour n’avoir pas su assurer la victoire de M. Valls à sa primaire – un Valls qui soit aurait laissé plein champ à Macron, soit se serait coalisé avec lui. C’est le choix d’entériner la fin du fameux « clivage droite-gauche » sur la base de la seule politique possible, comme disait Thatcher.

Que le capital financier français fasse un tel choix au moment présent en dit long sur son propre désarroi politique.

Car sans relais organisés pour encadrer la population, sans « corps intermédiaires » sous contrôle à tous les niveaux – d’où la place centrale des syndicats -, et en Bonaparte hissé au dessus des partis traditionnels en déliquescence comme l’avait été De Gaulle, sauf que c’était De Gaulle et que cela n’avait d’ailleurs pas duré, Macron entreprenant de liquider la Sécu, saigner la fonction publique, livrer tout le temps de travail à la logique de la loi El Khomri … ce sera très périlleux.

De Macron … à Le Pen.

D’ores et déjà, la seule possibilité réelle pour que Macron soit élu est d’accéder au second tour et d’avoir Mme Le Pen face à lui.

Et ici survient l’autre possibilité, tout à fait sérieuse.

Un second tour Macron-Le Pen serait en lui-même une défaite pour le salariat, la consécration du sale travail de M.M. Hollande et Valls. Il ne serait pas question pour les travailleurs, actifs, chômeurs, retraités ou en formation, conscients de leurs intérêts, de voter, mais il serait question de manifester, le 1°mai et tout de suite. L’élection de Mme Le Pen peut raisonnablement être tenue pour une conséquence fort plausible de l’opération Macron.

A quel point le capital en tant que force politique tient à son second tour Macron-Le Pen est bien illustré par ce fait connu des « milieux informés » et confirmé par le Canard Enchaîné de mercredi dernier : pour la seule et unique fois de sa vie, François Bayrou a inquiété la bourse et fait monter les taux de la dette « publique » française à 10 ans, lors du petit suspense précédant son ralliement à Macron. La perspective horrifique qui leur a fait peur (et qui aurait d’ailleurs interdit à F. Bayrou d’arriver à se présenter si il y avait prétendu), c’est celle d’un second tour Hamon-Le Pen, les voix prises par Bayrou à Macron risquant de faire passer Hamon devant lui. Les commentateurs bien intentionnés expliquent que c’est parce que dans ce cas, l’électorat de droite n’allant pas voter Hamon, Mme Le Pen serait élue.

Mais les commentateurs bien intentionnés (comme M. Cohn-Bendit, cité par cette même page 2 du Canard) ignorent, et c’est normal de leur part, deux choses.

Premièrement, comme on vient de le dire, Mme Le Pen peut tout aussi bien être élue face à M. Macron, non seulement parce que des franges larges de « l’électorat de droite » et de « l’électorat de gauche » n’auront pas envie de voter pour lui, mais parce que l’électorat populaire en général, « de droite », « de gauche » ou ni l’un ni l’autre, n’en aura aucune envie.

Mais, comme il convient de l’ajouter, une réaction de résistance sociale contre Mme Le Pen, s’appuyant sur un sentiment majoritaire dans le pays, qui s’est manifesté dans les luttes sociales de l’année écoulée, peut gagner, mais ne peut pas se reconnaître en son ennemi, Macron ; elle peut, par contre, élire Hamon et pourrait élire Mélenchon si l’un ou l’autre se retrouve devant Mme Le Pen.

L’objectif politique pour quiconque se réclame sérieusement des intérêts de la classe ouvrière devrait donc être : Non au second tour Macron/Le Pen !

Mélenchon et Hamon.

Quand nous écrivons « pour quiconque se réclame sérieusement des intérêts de la classe ouvrière », nous n’englobons dans cette expression ni J.L. Mélenchon, ni B. Hamon, mais l’exigence d’unité pour empêcher le scenario du capital financier, le scenario Macron/Le Pen qui pourrait fort bien devenir un scenario Le Pen, s’adresse à eux.

J.L. Mélenchon ne se réclame pas des intérêts de la classe ouvrière, ni du socialisme, mais de la « France indépendante » au nom des « 99% » unissant toute les classes sociales, patrons compris, contre la seule « oligarchie ». Cela, malgré les éléments réformistes positifs inclus dans le programme des forces qui le soutiennent, éléments qui sont tous issue du programme du Front de Gauche de 2012 lorsqu’il était le candidat unitaire d’un regroupement de forces relevant du mouvement ouvrier, complété par l’abrogation de la loi El Khomri.

B. Hamon se réclame d’un programme chèvre-chou entendant défendre les intérêts nationaux, programme issu du PS y compris dans les points bafoués par Hollande et Valls, complété par de nombreuses mesures en faveur de la protection de l’environnement (y compris, notons-le, le retrait de grands travaux type Notre-Dame des Landes) et par le « revenu universel », une mesure irréalisable en régime capitaliste sauf sous la forme d’une absorption, d’une généralisation et d’une réduction du salaire socialisé (Sécu), mais qui soulève des réflexions et discussions intéressants. A quoi s’ajoute chez lui aussi, et c’est très important, l’abrogation de la loi El Khomry et la non-reconduction de l’état d’urgence.

Ce ne sont pas leurs programmes qui fondent, comme tels, l’exigence d’unité entre eux. Ces programmes comportent tous les prétextes pour s’y opposer tout en ne comportant pas de motifs fondamentaux pour refuser toute union. Notre problème n’est pas tant « l’unité de la gauche » que l’intérêt de la classe ouvrière. Hamon est « pro-européen », ce qui ne veut pas dire que les contradictions grandissantes de l’UE ne peuvent pas le pousser à des mesures réduisant le pouvoir des institutions dites européennes, d’autant que « les marchés » lui reprochent déjà de ne pas vouloir respecter les contraintes budgétaires de Bruxelles, et Mélenchon passe pour penchant vers une rupture avec l’UE et avec l’euro, qu’il se garde pourtant bien de préconiser, expliquant que le financement de son programme sera procuré par … la Banque Centrale Européenne.

Au demeurant, l’un comme l’autre, en bons candidats à la présidence de la V° République, ne se privent pas de s’écarter de leur programme supposé quand bon leur semble. Pour l’ensemble de ces raisons de bon sens, ceux qui crient « les deux gauches sont irréconciliables » se situent dans la même sphère irréelle, idéologique, accrochée aux mots, que ceux qui disent « unité de la gauche », mais au moins ces derniers sont-ils présentement utiles, car l’unité Mélenchon-Hamon est bien une exigence sociale suscitée par toute la situation politique réelle.

De plus, prétendre qu’ils représentent des « gauches irréconciliables » implique le déni d’une réalité à la fois politique et sociale puissante : le 22 janvier et plus encore le 29 janvier, plus d’un million de personnes sont allées battre Valls, dont la candidature n’aurait suscité aucune exigence unitaire, car son contenu social aurait été celui de sa politique gouvernementale.

Après divers entrechats et grimaces, Mélenchon et Hamon se sont rencontrés pour aboutir non pas à l’unité, mais à un accord de « non agression », ce qui n’a aucun intérêt (Pourquoi ne critiqueraient-ils pas leurs positions respectives ? En tout cas leur supposé accord de non agression n’interdit aucune critique de la part de qui que ce soit!). La question réellement posée est celle d’une candidature unique.

Nous avons évité de dire lequel devrait se retirer, choisissant de dire d’abord : unissez vous, « par exemple », contre la loi El Khomri : pourquoi ne pas exiger ensemble de l’Assemblée nationale qu’elle l’abroge avant les présidentielles ? (notons que cette position est exprimée, depuis trois semaines, par la Tribune des Travailleurs, organe du POID).

Entre appels téléphoniques manqués et repas de non-agression, ils ont esquivé cette possibilité qui, n’en doutons pas, aurait insufflé une puissante dynamique et modifié toute la situation. Et d’ailleurs, même si un seul des deux appelait à une action, sans préalable, sans ronds de jambe, ce serait lui qui apparaîtrait comme le candidat unique naturel, et, en cas de refus de retrait de l’autre, siphonnerait ses voix.

Imposer l’unité et en prendre la tête : Mélenchon le pouvait,

mais il a choisi … la « France insoumise ».

Pour passer devant Macron et être au second tour, faute d’accord unitaire sur un seul candidat, il faut bien que l’un siphonne et que l’un soit siphonné, sinon …

J.L. Mélenchon était le mieux placé pour ce faire. Non parce qu’il serait «plus à gauche » ainsi que le pensent sincèrement la plupart des militants qui le défendent, qui ne se rendent compte que lentement que son discours réel et son orientation réelle ne sont pas ceux de la « vraie gauche » contre celle de Hollande-Valls, mais de la « France indépendante » contre « l’oligarchie » mondiale et mondialiste, alliée à des Poutine. C’est justement cette orientation qui a interdit à J.L. Mélenchon, qui en avait les moyens politiques, de prendre l’initiative de l’unité, et ainsi, de se mettre en situation de gagner. C’est un choix politique : plutôt garder la maîtrise de son territoire en se présentant en héritier de De Gaulle, que de gagner avec la classe ouvrière.

Outre que l’héritage idéologique de B. Hamon ne le poussait pas par lui-même vers un tel choix, il est en outre, vainqueur non programmé de la primaire (au grand dam de Mélenchon lui-même qui aurait préféré avoir Valls, n’ayant cure, là aussi, des intérêts de la classe ouvrière), en butte au sabotage de l’appareil de son propre parti, de la majorité des parlementaires PS, de Valls, du gouvernement, et il est loin d’être en capacité politique de les affronter vigoureusement, bien que la base l’y pousse. D’ailleurs, après avoir tenté de faire croire que Hamon = Valls, insultant le million de votants de la primaire (partisans de Mélenchon y compris), les militants de la « France insoumise » tirent arguments de l’agitation anti-Hamon des partisans de Valls pour affirmer que décidément, Hamon c’est « le PS » autrement dit le Mal. Une démarche conforme aux intérêts du monde du travail serait au contraire de lui proposer l’unité contre les forces qui soutenaient Valls et qui, de plus en plus, soutiennent Macron.

Potentiellement, si Hamon, sur la base du million qui l’a investi contre Valls, apparaît comme en opposition avec l’héritage de Hollande et Valls, cela même en ne disant qu’assez peu de choses au total, il est en mesure, plus facilement que Mélenchon, d’être au second tour en ayant « siphonné » les voix d’électeurs anciennement de gauche égarés par l’opération Macron et les voix d’électeurs de Mélenchon soucieux d’éviter le second tour Macron/Le Pen.

Mélenchon pouvait fort bien éviter cette situation mais il a fait le choix politique de ne pas l’éviter, souhaitant avant tout assurer un espace pour la « France insoumise » sur les décombres du PS, tout en laissant Macron passer devant.

Car il faut le dire : derrière les rodomontades et les postures « plus gauche que moi tu meurs », la tactique de J.L. Mélenchon revient à miser sur la victoire de Macron, ce qui pourrait pourtant vouloir dire en fait celle de Le Pen.

Ceci est malheureusement confirmé par les prétentions et menaces mettant la barre très haut, de la part de la « France insoumise », pour les élections législatives (bien loin de toute élection d’une constituante, soit dit en passant …) : une tactique électorale qui de fait aboutirait à empêcher l’élection ou la réélection de la plupart des candidats éligibles ou sortants étiquetés « Front de gauche » ! Indépendamment des intérêts électoraux du PCF, cette tactique de la terre brûlée prendrait tout son sens politique en cas de présidence Macron : elle viserait à l’éradication des partis traditionnels, bureaucratisés, issus du mouvement ouvrier, pour mettre à leur place un appareil étranger au mouvement ouvrier, fondé sur le seul principe bonapartiste d’allégeance au chef. Ce serait « France insoumise » et « En marche » à la place du PS, du PCF (et du PG!). On ne saurait imaginer pire contribution à la mise en œuvre de l’opération Macron si celle-ci devait aboutir …

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Dés à présent, le mouvement contre la loi El Khomri a interdit la candidature de Hollande et indirectement causé l’échec de Valls. Le produit de ce dernier, la candidature Hamon, crée une situation différente : le total Mélenchon-Hamon sera supérieur à tout score de Mélenchon seul candidat « de gauche », mais pour être au second tour la division devra être battue.

L’exigence unitaire s’imposer donc plus que jamais. Il ne s’agit pas de « l’unité de la gauche » au sens traditionnel. Il s’agit de lutte sociale.

S’il en faut une preuve, elle est d’abord dans les comités locaux, les pétitions, et maintenant les rassemblements, qui se tiennent pour exiger l’unité :

Document

Grand rassemblement citoyen SAMEDI 14 heures Place de la République à Paris pour une candidature unitaire à la Présidentielle !

SOYONS LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE !!!

L’appel « Vous attendez quoi » est issu de l’Appel des Cent qui regroupe des responsables politiques ( dont PCF) et syndicaux de tous horizons de la gauche depuis  le 1er Mai 2016…

Les discussions sont en cours entre les différent-e-s candidat-e-s, mais rien ne nous garantit que cela aboutisse à une réelle coalition des gauches et des écologistes aux prochaines élections.

Il est temps de leur montrer que nous sommes nombreux à demander ce rassemblement, nombreux à vouloir une véritable alternative gagnante aux élections présidentielles. Une alternative fondée sur un grand projet de transition démocratique, écologique, économique et sociale.

Rejoignez-nous lors des rassemblements organisés les 3, 4 et 5 mars aux quatre coins de la France pour faire passer le message !

ALBI : samedi 4 mars – Place du Vigan – 10:00
https://www.facebook.com/events/262738794149288/

AUBENAS : samedi 4 mars – au Kiosque – 10:00
https://www.facebook.com/events/735583879950329/

LILLE : sam 4 mars – Place du Vieux Marché aux Chevaux – 13:00
https://www.facebook.com/events/1941762442723828/

LYON : dimanche 5 mars – Place de la Comédie – 16:30
https://www.facebook.com/events/1917467021817721/

MONTPELLIER : sam 4 mars – Place de la Comédie – 15:00
https://www.facebook.com/events/1657885481171842/

NANTES : jeudi 2 mars – Place Royale – 18:30
https://www.facebook.com/events/1403611863024340/

PARIS : samedi 4 mars – Place de la République – 14:00
https://www.facebook.com/events/414026398939874

TOULOUSE : samedi 4 mars – Place du Capitole – 14:00
https://www.facebook.com/events/987409494724155/
https://www.facebook.com/events/987409494724155/

AUTRES VILLES :
Des initiatives citoyennes naissent chaque jour. Depuis l’envoi de ce message, un rassemblement s’est peut-être ajouté près de chez vous ! Vérifiez-le ici :
https://www.facebook.com/events/1449968668360950/

Montrons-leur que le peuple de gauche est debout et déterminé !

Autre preuve, l’appel suivant. Il n’y a pas contradiction à exiger l’unité Hamon-Mélenchon et à appeler à la lutte sociale directe la veille du premier tour. C’est ainsi que se prépare l’affrontement social :

Document

PRÉPARONS LE 1er TOUR SOCIAL

C’EST NOTRE TOUR… ET IL N’EST PAS PRÉSIDENTIEL.

LE 22 AVRIL, PRENONS LA RUE POUR IMPOSER NOTRE PROGRAMME A NOUS

Salariés du privé comme du public, chômeurs, précaires, étudiants, toute la jeunesse, retraités, smicards, qui survivons avec le RSA..

Habitants de villes, des villages et des banlieues…

Qui votons avec ou sans conviction, la large majorité des abstentionnistes convaincus…
Qui subissons le racisme, le sexisme, l’exclusion sous toutes ses formes, les licenciements, la justice des puissants, les violences répressives…

Syndicalistes, militants poursuivis et condamnés, sans-papiers et migrants, tous les opposants à la loi travail…

Nous appelons la rue, vous toutes et tous, à se mobiliser, créer et être acteur d’un événement inédit…
Imposons nos choix, crions haut et fort que nous comptons, que nous décidons, que nous serons une force incontournable du premier tour social.

LE SAMEDI 22 AVRIL 2017…

Soyons toutes et tous au rendez-vous avec notre avenir, celui de nos enfants, de nos petits-enfants, reprenons ce qui nous appartient, ne laissons pas notre devenir entre les mains d’une poignée qui décide depuis trop longtemps sans et contre nous.

Jamais une telle initiative n’a été entreprise la veille d’un premier tour d’une élection présidentielle. L’heure n’est plus au constat, unissons-nous le plus largement possible et agissons tous ensemble pour construire ce premier tour social.

Ce n’est qu’un point de départ, vers une société où nous prendrons possession des outils de création de richesses.

Tous ensemble, écrivons les nouvelles pages de notre histoire sociale.

LE SAMEDI 22 AVRIL 2017,

À PARIS, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE,

NOUS POURRONS DIRE, NOUS Y ÉTIONS !

premiertoursocial@gmail.com / #PremierTourSocial / #1erTourSocial / #22avril /
#InfoComCGT / #CGTGoodyear / #CompagnieJolieMome

A propos aplutsoc

Arguments Pour la Lutte Sociale - Ce bulletin, ou circulaire, est rédigé par des militants pour qui le siècle commencé est gravement menacé par le capital, et pour qui la révolution prolétarienne, prise en main de leur destinée collective par les exploités et les opprimés eux-mêmes, est plus que jamais à l’ordre du jour. Il a pour but de fournir des arguments, des éléments politiques, des propositions d’action et matière à débat à toutes celles et tous ceux qui veulent ouvrir, en France et au niveau international, une issue politique aux luttes sociales qui ne cessent pas.
Cet article a été publié dans France. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.