Qu’on ne vienne pas nous dire que nous avons ici joué à « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme » : l’orientation politique, néo-stalinienne, réactionnaire, s’inscrivant en défense du patriarcat et de la domination masculine, main dans la main avec les racistes et les antisémites, de V. Sydorchenko, apparaît tout à fait clairement depuis maintenant une quinzaine d’année.
C’est ce personnage qui intervient au meeting du PT du 21 mars 2025. Nous sommes là, typiquement, et en laissant de côté la dimension policière généralement invérifiable même quand on en sent la présence, dans la sphère dite « rouge-brune », qu’il est plus exact d’analyser comme le point de rencontre, au XXI° siècle, du fascisme et du stalinisme.
Alors, D. Gluckstein peut bien psalmodier qu’il est le vrai héritier des trotskystes de 1940, le détenteur du fil de la continuité… son orientation politique le conduit à s’allier avec ces gens-là.
Comme elle l’a conduit à rapprocher, comme eux, Zelensky et Netanyahou.
Nous ne l’amalgamons pas aux Sydorchenko, nous alertons : attention, voila dans quoi des militants venant du mouvement ouvrier sont en train de mettre les pieds !
Et comme le disait l’un de vous, Dominique Ferré, pour alerter sur les liens entre vos frères ennemis du POI et le BSW allemand : « peut-on s’allier avec des gens qui s’allient avec des nazis » ?
Interdire la discussion de cela. Interdire que dans le mouvement ouvrier, la vérité se fraie son chemin, que la discussion soit imposée, contre l’union sacrée avec Trump et Poutine, fut-elle menée au nom de « l’internationalisme ». Interdire le libre débat. Interdire, donc, une vraie presse ouvrière et démocratique qui ne peut vivre que par le libre débat.
Interdire, au compte de qui ? Au compte des forces que nous avons vues à l’œuvre dans tout ce que décrypte cet article.
Vous n’y arriverez pas, l’internationalisme et la vérité sont les plus forts.
Le dossier complet : le sens d’une campagne.
On se perdra aisément en conjectures, aussi tenterai-je une interprétation empreinte d’humour : peut-être ces camarades s’inspirent-ils de la ligne des d’un frères Molinier durant Vichy et l’occupation nazie, de préparation à un futur entrisme dans des organisations du pouvoir fasciste ? Convaincus de façon pessimiste -il y a d’autres exemple dans l’histoire de la 4 et de ses « bandes des quatre »- de l’inéluctabilité d’une victoire provisoire du fascisme, on a une sorte d’entrisme sui géneris en gestation, à pur titre préventif, au cas où ? Comme dans le mécanisme financier de la couverture du risque et des options, l’on investit « dans le pire des cas », et concomitamment « dans le meilleur des cas ». Le PT, LO et d’autres se positionnent comme si demain Le Pen Meloni continuera la guerre impérialiste, que le sort de l’Ukraine est le prétexte principal des USA qui cherchent à décrocher la Russie de la Chine, que l’UE n’est rien et qu’elle est abattre… après Hitler, les soviets. De la géopolitique (elle-même « idéologie de l’impérialisme » !) à trois balles, du « réalisme » franchouillard de petit bureaucrate mimétique des grands bureaucrates, une capitulation très franche devant le racisme vichyste « délétère », puant, meurtrier (c’est l’idéologie nègre-woke qui a pourri la jeunesse). Ils pensent être proche des populations immigrées issues des zones colonisés et leurs descendants, de la « mixité sociale » produite, en reprenant les antiennes de la Russie protectrice du « sud global » (qui ouvre en réalité la voie à l’extractivisme le plus sauvage). On croit se rendre populaire ainsi ? En reprenant les âneries de n’importe quel pouvoir dictatorial honni d’Afrique ou d’Asie ? En confortant finalement les « effets drapeaux » des pouvoirs despotiques (Poutine protecteur des Palestiniens, des Syriens, des Nigériens…. tandis que les dossiers des CPI s’accumulent) ? On sait que c’est sans doute difficile de faire de l’entrisme à FO, dans des syndicats de fonctionnaires de police, de justice, de la pénitentiaire, de la sécurité privée etc. « Résister à pression du milieu », avais-je entendu dire en conférence Pierre Lambert, il y 50 ans de cela. Ces camarades auraient besoin d’une « socio-thérapie », une déconstruction, mise à plat, pour le dénouement de certains « complexes ». L’actuelle lutte de classe mérite mieux.
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