Les manifestations et rassemblements de ce 1° mai, d’environ 300 000 participants, ont eu le caractère de préliminaires, de recherche, des batailles qui sont devant nous. La présence de la jeunesse a été très significative, souvent prépondérante dans les grandes villes.
Les discours syndicaux, lorsqu’ils sont écoutés s’ils ne sont pas trop rituels, outre les revendications (salaires, retraites, inflation), traitent souvent de « la paix » et de l’extrême droite, voire de la lutte contre le fascisme. Le pacifisme, surtout mis en avant par FO et des secteurs de la CGT, s’oppose de plus en plus explicitement à la lutte contre l’extrême droite. Nous appelons au débat sur ce point très important.
La veille de ce 1° mai, le Conseil d’Etat, par plusieurs saisines initiées par nos camarades de SUD-Commerce – et qui auraient dû l’être par les confédérations !-, a de fait désavoué Lecornu. Or, celui-ci, avec le soutien de Wauquiez et du RN, a récidivé dans la provocation, se rendant dans des boulangeries qui ont fait illégalement travailler leurs salariés. Cette bataille va donc continuer : la lutte sociale, ici, soulève de front la question de l’Etat de droit. Lecornu s’est là positionné de façon décisive : non seulement contre le droit des salariés et pour la hausse du temps de travail, mais pour le viol de la loi, donc pour la destruction du droit. On ne saurait mieux paver la voie à l’extrême droite et à l’ « union des droites » trumpo-poutinienne …
Dans cette situation, l’heure n’est pas aux provocations à la division, comme l’entartrage d’Olivier Faure, acte qui sert le RN, le gouvernement et le patronat. L’heure est au combat non pour l’unité en général, mais pour IMPOSER l’unité, dans la lutte sociale comme dans la présidentielle, et donc pour fonder l’unité sur la lutte pour interdire l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite trumpo-poutinienne en France.


En effet, l’unité dans la rue et dans les urnes est la question primordiale aujourd’hui en France.
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