Pour un mouvement qui a commencé à se structurer il y a deux semaines seulement et toujours durement réprimé, réunir près d’un demi-million de personnes ce mardi quelques jours après deux fortes mobilisations, c’est remarquable.
Un long et joyeux cortège de dizaine de milliers de manifestant-es a serpenté sur la rive droite en direction des Invalides, qu’iels proviennent d’Hôtel de Ville, où résonnaient les airs de l’Orchestre du Nouveau Monde, découvert lors de Nuit Debout, et de place d’Italie.
Ce sentiment de libération, cette joie collective contagieuse, cette (im)pertinence des pancartes qui fait tressaillir : il se passe manifestement quelque chose…
Ainsi, un modeste syndicat de ma connaissance m’indique avoir reçu, depuis le week-end dernier, une dizaine d’appels et de mails de salarié-es de petites comme de grosses structures du commerce, secteur faiblement syndiqué, qui veulent s’assurer qu’iels sont bien couverts par un préavis pous faire grève, individuellement ou collectivement, ce samedi.
De même alors que de nouveaux lieux d’études improbables tels que Stanislas, les Mines ou l’Ecole Nationale de Danse rentrent à leu tour dans la mêlée.
Et Greta arriva
La célèbre activiste climatique est venu ce jour rendre visite aux lycéen-nes de Paul Eluard à Saint Denis, un établissement particulièrement mobilisé depuis le début.
Avec son humilité habituelle, elle a fait part de son admiration pour leur mobilisation qui fait des émules en Belgique comme en Italie et entre aussi en résonnance avec d’autres de la Gen Z, que ce soit dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et en Inde.
La France phare de l’humanité ? C’est déjà ce qui s’est passé au moment des Gilets Jaunes. Les Gilets Jaunes ? Ça tombe bien car c’est bras dessus bras dessous que jaunes et jeunes manifesteront samedi prochain !


