Confrontés à la lame de fond lycéenne, et à son soutien par la majorité réelle de la population, craignant d’échouer à faire passer son budget de guerre sociale, le pouvoir exécutif est en proie à de vrais hésitations sur sa stratégie policière, démarrée par la violence folle contre les jeunes et les enfants, mise en cause par les organisations et municipalités démocratiques et syndicats, mais depuis mardi, il affiche, non sa détermination, mais sa nervosité provocatrice, pour la journée du samedi 17 octobre.
Le premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont d’ores et déjà décidé qu’il y aurait des « violences urbaines ». Ils tentent la stratégie de la tension. Depuis le mardi 13 octobre, avec l’agression policière contre la FSU et le vol de la banderole intersyndicale éducation à Lyon, avec l’inqualifiable invasion policière du lycée Paul Eluard de Saint-Denis, avec une invraisemblable multiplication de séquestrations de mineurs sous le nom de « gardes à vue » – plus de 8000, un niveau de répression physique jamais vu depuis la guerre d’Algérie, par dessus mai 68 et les Gilets jaunes !!! – le ministre de l’Intérieur Nunez cherche la violence.
A cette heure, il veut imposer un trajet de manifestation parisienne partant de Bastille à 14h mais allant sur la place de Clichy et non sur la Concorde. Tout le monde comprend que c’est le symbole, et la réalité, des lieux de pouvoirs situés à proximité qui sont la cause de la menace de violence orchestrée depuis la place Beauvau contre la manifestation : c’était déjà la cause place Vauban et aux Invalides mardi, quand les deux manifestations ont convergé en direction de Matignon.
Ce pouvoir irresponsable s’imagine-t-il que par des violences le premier jour des vacances scolaires, il se garantira de la reprise du mouvement lycéen dès le lundi 2 novembre ? C’est tout le contraire qui est vrai !
A la veille du 17 octobre, nous prenons date.
A bas le budget ! Nunez démission ! Unité contre Le Pen et la V° République !