Le 4 juillet, nous marcherons, déterminées à enfin en finir avec les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
Nous marcherons en mémoire de Lyhanna, assassinée alors que le seul mis en cause avait déjà été dénoncé à la justice par plusieurs victimes dont une enfant victime d’une cinquantaine de viols ; assassinée alors qu’un précédent signalement avait été classé sans suite.
Nous marcherons en soutien à toutes les victimes, enfants comme adultes, à celles qui ont survécu et en hommage à celles qui ne sont plus parmi nous.
Nous marcherons en refus de l’impunité qui protège les agresseurs
Il est temps !
Il est temps de prendre en compte la gravité des violences qui sont perpétrées très majoritairement contre les femmes et les enfants. Il est temps de reconnaître leur caractère systémique dans une société patriarcale. Les féministes et les enfantistes le réclament depuis les années 1970.
Face à ces revendications, les pouvoirs successifs n’ont opposé que des mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives qui continuent de secouer l’opinion publique.
Depuis trois semaines, un mouvement sans précédent traverse notre pays, place Vendôme, devant les tribunaux et les préfectures, pour demander qu’enfin de véritables transformations aient lieu. Face à l’accumulation des affaires de violences sexuelles qui touchent les enfants et les femmes, les citoyen.ne.s demandent des actes en urgence. Nous connaissons les solutions !
Il est temps de changer de paradigme, de répondre par une loi cadre intégrale à des violences omniprésentes qui bouleversent radicalement la vie des victimes, enfants ou adultes.
La prévention et l’éducation, notamment avec l’EVARS à l’école, sont fondamentales. Mais aussi l’accompagnement des victimes, la prise en compte de leur santé physique comme psychique, la garantie d’un parcours pénal protecteur et respectueux des besoins des victimes, la prévention, la lutte contre la récidive et la réparation.
Sans passer sous silence les violences invisibles et donc inaudibles : au travail, dans la rue, dans le cabinet du gynécologue ou les mutilations sexuelles. L’impunité doit cesser !
C’est pour cela que nous, féministes et enfantistes, avons élaboré ensemble une loi-cadre
Intégrale qui prend en compte l’ensemble de ces aspects. Elle s’appuie sur l’expérience de toutes les associations qui viennent en solidarité aux victimes.
Une coalition parlementaire transpartisane (regroupant l’ensemble des groupes politiques sauf le RN et l’UDR) à l’Assemblée nationale a élaboré une proposition de loi à partir de ces éléments, en étroite collaboration avec les associations expertes. Elle est déposée depuis début décembre sur le bureau de l’Assemblée. Et depuis lors, nous demandons sa mise à l’ordre du jour. Nous demandons aussi les moyens financiers nécessaires à sa mise en œuvre : 3 milliards d’euros par an.
Le premier Ministre, Sébastien Lecornu, vient de déclarer qu’elle serait débattue en octobre, tout en limitant immédiatement sur X sa portée.
Féministes et enfantistes, nous savons que la surenchère répressive prônée par l’extrême-droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants.
Castration chimique, perpétuité réelle, rétablissement de la peine de mort. Ni la répression aveugle, ni la surenchère verbale, ni la politique du fait divers, n’ont jamais empêché les crimes et les délits.
Ces propositions ignorent de surcroît les besoins et les droits des victimes, réduites au rôle de prétexte dans des stratégies politiques conservatrices et réactionnaires.
C’est une loi-cadre intégrale qu’il nous faut.
NOUS MARCHERONS PARTOUT EN FRANCE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES, POUR CETTE LOI ET DES MOYENS LE 4 JUILLET ET TOUT LE TEMPS QU’IL LE FAUDRA. NOUS NE LÂCHERONS PAS.
Paris : rendez-vous à 15H place de la Bastille
Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale contre les violences sexuelles et Fondation des Femmes.
Source : https://www.loi-integrale.fr/appel-a-la-marche-du-4-juillet-2026/

Message de La Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale du 28 juillet 2026 :
Au cœur de cet été, alors que notre pays est frappé par des canicules et des incendies d’une intensité inédite, il est difficile de commencer ce message autrement qu’en pensant à toutes celles et ceux qui en subissent les conséquences.
Nos pensées vont aux personnes sinistrées, aux pompiers et aux équipes de secours mobilisés sans relâche, aux animaux, à la faune et à la flore dévastées. Elles vont aussi aux enfants, qui grandissent dans un monde où trop d’adultes, en particulier celles et ceux qui ont le pouvoir de décider de notre avenir commun, refusent encore de prendre la mesure de leurs responsabilités.
Ces catastrophes nous rappellent combien nos combats sont liés : protéger plutôt que laisser dominer ; prévenir autant que réparer ; refuser la fatalité plutôt que regarder ailleurs.
C’est dans cet esprit que nous voulions vous donner des nouvelles de la loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, que vous avez contribué à faire avancer.
Grâce à votre mobilisation, nous avons franchi une nouvelle étape importante.
Le Conseil d’État a rendu un avis globalement positif sur la proposition de loi. Après le CESE, il confirme qu’une loi intégrale est non seulement juridiquement possible, mais aussi nécessaire pour répondre à l’ampleur des violences sexuelles. Il salue le travail réalisé autour des 140 mesures portées par notre coalition rassemblant près de 200 associations fondations et syndicats.
Dans le même temps, nous avons obtenu un engagement politique inédit : une commission spéciale sera créée à l’Assemblée nationale et une semaine entière de débats parlementaires est désormais prévue à partir du 28 septembre.
C’est une avancée majeure. Elle est le fruit de la mobilisation des associations, des victimes, des parlementaires engagés… et des 350 000 personnes qui, comme vous, ont signé notre pétition.
Mais rien n’est encore gagné.
En ce moment même, les associations de la coalition travaillent ligne par ligne avec les parlementaires pour améliorer le texte qui devrait être re déposé début août, défendre son ambition et préserver les mesures essentielles : mieux protéger les enfants, renforcer les droits des victimes, lutter contre les violences au travail, les violences gynécologiques et obstétricales, les mutilations sexuelles, mieux protéger les femmes étrangères victimes de violences, ou encore empêcher que les victimes soient à nouveau maltraitées au cours de la procédure judiciaire.
Cette semaine et le mois de septembre seront décisifs.
Nous continuerons à vous tenir informé·es de chaque étape. Car cette loi n’appartient pas seulement aux associations ou aux parlementaires : elle est aussi la vôtre.
Merci de faire partie de celles et ceux qui refusent que les violences sexuelles soient une fatalité.
Ensemble, nous pouvons obtenir une loi qui change la donne.
Avec toute notre reconnaissance,
La Coalition féministe et enfantiste
pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles
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