Manuel Valls a, comme prévu, largement échoué électoralement, avec Ciudadanos, à la mairie de Barcelone.

Mais il utilise sa capacité de nuisance pour empêcher l’élection d’un indépendantiste de l’ERC, dont la liste a fait le plus de voix. Il choisit la maire sortante Ada Colau, « figure des gauches alternatives en Europe », soutenue par Podemos (et qui, concernant la France, appelait à voter Ian Brossat -PCF aux Européennes), favorable à l’Espagne monarchique unique.

Clarification politique : auparavant Ada Colau avait été investie par un «Bloc de gauche» dont l’ERC faisait partie, ainsi que sa propre liste et celles du PS catalan et de la CUP. Son alliance avec Ciudadanos pour conserver son poste a clairement la signification de liquider le bloc de gauche sur l’intérêt supérieur de l’État espagnol, les listes non indépendantistes « de gauche » totalisant loin des 50%.

Ada Colau, otage politique volontaire de Manuel Valls et du roi, a ainsi perdu toute légitimité démocratique et tout honneur politique -et toute marge de manœuvre : le cerveau de la municipalité, au compte de l’État monarchique, s’appelle bien Valls.