Présentation

La participation des directions confédérales (CGT, CGT-FO, CFDT, CFTC plus CFE-CGC) au sommet social convoqué ce 17 juillet par Macron pour dérouler son agenda anti-social provoque des réactions salutaires, comme par exemple ce courrier daté du 16 juillet adressé par la CE de l’UD CGT 94 à la CE confédérale de la CGT.

Comme nous le soulignons dans notre éditorial du 10 juillet, « agenda social » et « dialogue social » sont des outils au service du patronat et du gouvernement pour faire avancer les contre-réformes, avec le facteur aggravant ici que confédérations de salariés et patronat se sont concertés préalablement le 11 juillet pour établir une « position commune » face à Macron !

L’UD94 est une UD qui a expérimenté dans les années 2000 l’application de la ligne pro-CES visant à transformer la CGT en CFDT bis, ce qui a provoqué une crise de l’organisation et débouché sur un congrès extraordinaire en 2010 à partir duquel le corps militant a imposé la restauration des méthodes du syndicalisme de classe et de masse, en un mot, la préservation du syndicat.

Dans ce parcours, la réflexion des militants et dirigeants nourrie de l’expérience des combats des quinze dernières années (depuis le mouvement contre la « réforme » des retraites en 2003) progresse dans le sens d’une remise en cause des orientations d’adaptation au « dialogue social ».

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