Le nouveau ministre de l’Éducation nationale a pondu son premier décret.

Celui-ci permet aux collèges de sortir, de fait, de l’application de la « réforme du collège » en annulant les activités mises à la place de l’enseignement des disciplines scolaires, et de rétablir langues anciennes et classes bi-langues (mais pas les classes de découverte professionnelle, notons-le).

Ci-joint l’analyse du SNES-FSU : https://www.snes.edu/College-assouplissement-oui-mais.html

Il s’agit en partie d’un recul devant la résistance acharnée de toute une profession. Mais en partie seulement, car le but est l’autonomie : Blanquer s’en fout qu’on applique ou non la réforme Belkacem, ce qui compte c’est qu’on l’applique ici mais pas là, que les collèges soient mis en concurrence ainsi que le privé et le public. Même chose pour les écoles avec la possibilité pour les communes de ne plus appliquer les « rythmes scolaires », mais sans rétablir les heures de cours supprimés. Et nul doute qu’il ne compte étendre ce fonctionnement dérogatoire généralisé aux lycées, mettant ainsi fin à l’Éducation « nationale ».

Nous entrons donc dans une nouvelle phase de l’affrontement pour défendre école publique et droit à l’instruction et à la culture. Du combat pour annuler la « réforme du collège », il faut passer au combat pour le rétablissement du service public national et laïque, par l’affrontement avec ce gouvernement.

03-06-2017