Le parti travailliste anglais, un « vieux parti », un parti structuré, qui a connu une sorte de « renaissance » par l’arrivée imposée par les masses de Jeremy Corbyn à sa tête pourrait atteindre le million d’adhérent.e.s (il en a déjà plus de la moitié, qui ne se sont pas contentés de cliquer sur un site). Cela semble être l’objectif tant de Corbyn que de militant.e.s révolutionnaires du Royaume-Uni.

Alors s’il vous plaît, tous vos trucs sur « les partis, c’est caca », « la gauche, c’est décrédibilisant après ce qu’a fait Hollande », et « de toute façon, maintenant, il faut faire autrement » : arrêtez un peu, quand les masses font irruption sur la scène politique, elles peuvent même ébranler les vieux partis bureaucratiques convertis au libéralisme.

Alors, on recompose, on massifie, on réinvente, sur une base de classe, ou on se contente de liquider et de faire du « citoyen » et du « peuple ?

Alexis Mayet (responsable Ensemble, Allier, à titre personnel)