Le 31 octobre a à nouveau été une défaite du gouvernement des factieux apeurés qui cherche la violence, et l’a à nouveau provoquée ça et là, notamment à Paris en organisant une souricière porte de Charenton.
Mais il y a plus : la veille, un million de manifestants en Italie contre Meloni, reprenant en français le « tout le monde déteste la police », en Allemagne 170 000 manifestants, le tout après la victoire de la liste étudiante contre l’aspirant dictateur Vusic en Serbie et au moment où les manifestants tentent ouvertement de renverser le pouvoir en Albanie.
J.L. Mélenchon déclare à l’issue de la manifestation parisienne : « Macron devra céder ou partir ». Certes, mais soyons plus précis : s’il s’agit de renverser l’exécutif, c’est donc sans attendre la présidentielle, et personne ne souhaite que ce soit pour que Macron soit, selon la constitution, remplacé par … Gérard Larcher, président du Sénat, jusqu’en mai 2027 ?!!!
Ce serait donc pour passer à un nouveau régime, réellement démocratique, par ailleurs promis par le même J.L. Mélenchon mais comme une VI° République qu’il octroiera un jour en tant que président de la V°. Pour y passer vraiment, il faudra que le peuple élise ses propres représentants, directement. Cela s’est déjà produit dans ce pays, en 1789 et en 1792 …
De plus, chasser Macron, ce serait un pas décisif pour chasser les Trump et les Poutine, et aider les peuples en lutte pour leur liberté, le peuple palestinien aussi bien que le peuple ukrainien !
Mais Macron peut-il céder, comme J.L. Mélenchon le lui suggère en alternative ?
Le gouvernement des éborgneurs de lycéennes et de lycéens ne veut céder sur rien parce qu’il est terrorisé, et il invoque déjà « les marchés », la Commission européenne et le FMI en prétendus juges de paix suprêmes actant le défaut de paiement et l’effondrement du pays, plutôt que de céder !
En même temps, il tente de manœuvrer sur Parcoursup, comme il l’a déjà fait sur la contre-réforme des retraites, et ces manoeuvres sont, bien malgré lui, le commencement de la fin de la seconde des « réformes » emblématiques de Macron. Mais cette fin ne peut qu’être en même temps la sienne.
Autrement dit, les revendications immédiates principales : le retrait du projet de budget de guerre sociale du gouvernement, l’abrogation de Parcoursup, la hausse généralisée des salaires, retraites, pensions et minima sociaux, le blocage des prix énergétiques et alimentaires, signifient le renversement du pouvoir exécutif.
C’est cette donnée politique clef qui pose la question de la grève générale et confirme la ligne générale du tract d’Aplutsoc diffusé dans des manifestations ce samedi (image illustrant cet article : sa joyeuse diffusion à Dijon !)

Petite erreur, me semble-t-il, l’article 7 de la Constitution prévoit un délai compris entre 20 et 35 jours après l’ouverture de la vacance du pouvoir, pour convoquer le premier tour de l’élection présidentielle. Je ne crois pas qu’il y ait interim prolongé ? Si d’aventure le scenario d’une grève généralisée – perlée se concrétisait -en France, bien des choses impossibles sont faisables- on est le pays du « prototype » !- le président serait acculé à la démission, et on aurait-aura des élections anticipées. Certes le pouvoir spécule sur le pourrissement et la « dégradation » des libertés publiques, comme du niveau réel d' »insécurité », pour, le cas échéant, décréter un état d’urgence et des pouvoirs spéciaux, garantissant la victoire de Le Pen ou d’un clone tartempion. Cà dépendra du réel niveau de combativité sociale-syndicale. Et de ce point de vue, les appareils syndicaux, politiques de gauche, voire centriste, le gros de la fonction publique, ont tout à perdre à ne pas s’engager dans la lutte « totale », au service du mouvement social-politique puissant naissant, sur les revendications élémentaires d’urgence des Jeunes et des Travailleurs, le respect de l’honnêteté et de la transparence dans l’information, la défense des droits démocratiques fondamentaux.
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