Ce vendredi 8, un étudiant s’est immolé par le feu devant le CROUS de Lyon. Brûlé à 90%, il est entre la vie et la mort à cette heure. Nous pensons à lui et à ses proches.

Le geste de cet homme, syndicaliste, est marqué par le désespoir, mais il est en même temps un terrible et conscient cri face aux souffrances de notre camp social.

Pour les étudiants, la baisse des APL, la hausse du coût de la vie, celle des frais d’inscription – de manière intolérable et infamante pour les étudiants étrangers – le droit constamment dénié à un revenu décent, et donc la précarité omniprésente : c’est le bilan « en marche » vers l’ultra-libéralisme prédateur et la casse du service public de l’enseignement supérieur. La suite, c’est encore la précarité : chômage, bas salaires, et… Pas de retraite.

L’étudiant a laissé une publication Facebook que nous partageons ci-dessous.

Il conclut son post en souhaitant de voir continuer le combat pour en finir définitivement avec tout ça. « Ça » c’est un régime politique et une domination économique qui broient les vies.

L’étudiant nomme également ses « tueurs »..

Oui, le pouvoir en place est responsable et coupable de son sort. Comme du sort des enseignants ou cheminots suicidés, des migrants morts en Méditerranée, de Zineb Redouane tombée sous la charge policière à Marseille, des gilets jaunes éborgnés… De toutes celles et tous ceux « qui ne sont rien » d’après Macron.

Pour nos retraites mais en fait pour la vie et pour la dignité, donc contre l’ordre social qui produit cela, par le tous ensemble, en même temps, par la grève, dès le 5 décembre, réglons les comptes ! Si nous ne sommes rien, soyons tout.

« Vive le Socialisme, Vive l’Autogestion, Vive la Sécu. » En voilà une perspective politique réelle, elle a une condition première : toutes et tous en grève le 5, Macron Dehors !