G7 de Biarritz et «nouveau Macron» : analysons pour comprendre.

Le G7 de Biarritz a vu se produire une série d’évènements diplomatiques bien orchestrés, fortement surévalués par la plupart des médias et des commentateurs. Au total, ils concourent à la construction du «second souffle» indispensable au président de la V° République Emmanuel Macron. On ne peut pas se contenter de réagir sur le mode du seul scepticisme ou du dépit : l’analyse est nécessaire à l’action.

Si Macron peut adopter la posture du «second souffle», c’est avant tout parce que les directions syndicales ne se disposent pas du tout à l’affronter comme tel, et parce que les organisations politiques issues du mouvement ouvrier, ou, comme la FI, créées sur la base d’une rupture explicite avec celui-ci, ont toutes, dans leurs chamailleries et convulsions intestines, un point d’accord central : respecter le calendrier institutionnel et donc garder Macron jusqu’en 2022.

Ainsi la perspective politique rampante, souterraine, mais bien réelle, qui s’est manifestée en novembre-décembre 2018 : celle de l’affrontement social aboutissant au renversement des «institutions» et au processus révolutionnaire constituant, cette perspective réellement démocratique et ennemi véritable des uns et des autres, est-elle cachée sous la moquette. Tout du moins, espèrent-ils …

C’est dans ce cadre que le G7 a lancé à fond la thématique du «second souffle», du «second Macron», qui sera, c’est promis, plus ouvert, plus «à l’écoute», plus «social» et qui sera «écologique». Rien de tout cela n’est acquis pour Macron, précisons-le : la rentrée scolaire et sociale arrive et cette opération a justement visé à en préempter les données politiques. Il avait déjà tenté le «second souffle» avec les élections européennes, mais l’affaire De Rugy avait suivi.

Ce serait une erreur de tenir les évènements et pseudo-évènements diplomatiques de ces derniers jours pour de purs artifices, une erreur désarmante face aux roulements de grosse caisse sur le «second souffle». Il faut en analyser le contenu réel, qui diffère de la présentation qui en est faite, pour pouvoir contre-attaquer.

Pour commencer : Macron/Poutine.

Le premier épisode saillant précède le G7, mais il en fait en réalité partie : c’est l’invitation de Poutine à Brégançon. Le retour officiel de la Russie dans le G7 redevenant G8, faisant suite à son retour au Conseil de l’Europe et impliquant la levée des sanctions commerciales datant de l’annexion de la Crimée en 2014, sont clairement promis et souhaités par Macron. Cela veut dire que l’annexion de la Crimée, qui s’est faite par la force, et le maintien de la présence de fait de troupes et de mercenaires russes dans le Donbass, sont entérinés «définitivement», moyennant … moyennant rien du tout, l’Ukraine devant s’aligner.

Officieusement, circule le projet d’un échange de prisonniers entre Russie et Ukraine, 33 contre 33… Selon Novaïa Gazeta et d’autres sources russes, les prisonniers ukrainiens en Russie libérés seraient les 24 marins kidnappés lors de l’attaque militaire russe qui s’est produite dans le détroit de Kertch au printemps dernier, plus un groupe de prisonniers politiques comportant le militant anarchiste Alexandre Koltchenko, ainsi que Vladimir Balukh, Nikolai Karyuk, Roman Suschenko, Stanislav Klykh. Outre qu’il y a de nombreux autres prisonniers politiques ukrainiens, ou tatars, en Russie, il saute aux yeux qu’un nom décisif manque : Oleg Sentsov, condamné à 20 ans de camp aux côtés d’Alexandre Koltchenko, condamné à 10 ans. Cet échange éventuel de prisonniers serait censé être le gage de «bonne volonté» de Poutine en relation avec le sommet au «format Normandie» (Russie, Ukraine, Allemagne, France) annoncé par Macron pour septembre à l’issue du G7, qu’il avait à l’évidence convenu avec Poutine.

En clair, il est proposé par Macron à Poutine d’entériner l’annexion de la Crimée, la présence de troupes russes dans le Donbass pour une durée indéterminée, et la prise en otage d’Oleg Sentsov et de dizaines d’autres prisonniers politiques. Ce soutien diplomatique et politique intervient au moment précis où la crise de l’appareil d’État et la montée du mécontentement s’accentuent en Russie. C’est une version amplifiée du coup qu’avait fait Sarkozy en faisant avaliser les lignes de front acquises contre la Géorgie en 2008.

Alors que le gouvernement français entretient des doutes menaçants sur le devenir des enfants de djihadistes s’étant rendus en Syrie, le fait que l’ex-ministre de Sarkozy aujourd’hui membre du RN Thierry Mariani se rende auprès du tortionnaire en chef Bachar el Assad, avec Andrea Kotarac (il y a encore peu figure de l’aile «nationale-populiste» de la FI), s’intègre somme toute dans le jeu diplomatique de Macron.

Toute la suite des banderilles et feux d’artifice diplomatiques ayant suivi durant le G7 ne peut pas être interprétée et comprise en dehors de ce cadre initialement mis en place, donnant satisfaction sur l’essentiel à Poutine en le confortant au moment où il en a besoin. Ceci ne surprendra que ceux qui s’imaginent que «l’Occident» et «la Russie» sont par nature opposés, alors que l’opposition principale est celle qui existe entre tous les «grands de ce monde» et les peuples. Cela surprendra et surprend aussi ceux qui avaient cru que Macron devait être en Europe l’antithèse de Poutine. A la faveur, en outre, de la crise gouvernementale italienne, et sautant par-dessus l’Allemagne, Macron se veut au contraire son grand partenaire !

Cette resucée d’ «alliance franco-russe» comblera d’aise les divers néo-gaulliens et autres «eurasiens» et «géopoliticiens» nombreux dans l’appareil d’État français, les militaires en retraite et les blogueurs «radicaux». On est pourtant dans la tradition diplomatique de l’impérialisme français, puissance de seconde zone jouant la mouche du coche quand les plus «grands» sont en crise, comme Washington, mais bien incapable de s’y substituer.

En plat de résistance : Macron/Bolsonaro.

Le second morceau de la pièce concerne donc le Brésil. Macron a, juste avant le début officiel du G7, et juste après que l’Irlande ait mis en cause la signature du traité commercial UE/Mercosur au motif de l’inaction du gouvernement brésilien contre la destruction accélérée de l’Amazonie, menacé de ne pas ratifier ce traité si le président Bolsonaro continue à «ne rien faire». Le G7 a proposé une aide (purement symbolique et, à vrai dire, ridicule dans son montant de 20 millions de dollars), que le Brésil a refusée.

Cette initiative est-elle motivée par une prise de conscience, par ailleurs oh combien nécessaire, de l’urgence à sauver l’Amazonie ? S’agit-il d’une décision altruiste et courageuse de Macron qui serait bel et bien un «écologiste» et n’aurait pas reculé devant une crise sans précédent entre la France et le Brésil ? Si les «grands de ce monde» commencent à tenir compte de la pression sociale sur ces questions gravissimes, on ne va pas s’en plaindre, sans être dupes. Mais plusieurs éléments contredisent cette version officielle et bien-pensante qui est passée sans difficulté auprès de presque tous les commentateurs.

En premier lieu, objectivement, l’urgence amazonienne est comparable à trois autres urgences forestières immédiates. Les cartes de la Nasa montrent clairement quatre nappes de fumée à l’échelle mondiale ces jours-ci : celle de l’Amazonie, celle – plus importante- de l’Afrique centrale, celle des régions situées au Sud de l’Oural (Russie et Kazakhstan), et celle de Sibérie nord-orientale (Russie). Il y a deux ans, le Canada a connu une situation aussi grave. Les forêts d’Asie du Sud-Est et d’Indonésie ont produit de telles fumées depuis trois décennies et sont aujourd’hui largement détruites. Leur destruction continue plus à l’Est, en Irian-Jaya (partie de la Papouasie-Nouvelle Guinée occupée par l’Indonésie), où les peuples papous affrontent en ce moment même l’armée indonésienne, entre autres pour cette raison.

La hiérarchie «objective» des urgences aurait donc voulu que le G7 débloque tout de suite beaucoup plus que 20 millions de dollars vers les pays d’Afrique centrale, ce dont il n’a été nullement question. Et l’on n’a pas remarqué que Macron ait reproché à Poutine son inaction, pourtant parfaitement avérée et assumée, envers les incendies en Sibérie. Et encore moins qu’il préconise une ingérence internationale en Irian-Jaya.

Si la pression sociale et celle des opinions publiques ont pu jouer dans l’initiative de Macron, le choix du Brésil comme cible symbolique ne répond donc pas à des préoccupations principalement «écologiques». Remarquons d’ailleurs que les discours officiels soudain tenus sur l’Amazonie reprennent des poncifs inexacts et sont, du coup, fragiles. L’Amazonie n’est pas un «poumon» : l’oxygène émis le jour est repris la nuit par les plantes. C’est, par contre, une éponge régulatrice du climat, une mine de biodiversité, et un puits de carbone dont la combustion contribue au réchauffement. Quant à Bolsonaro, le problème n’est pas seulement qu’il n’éteint pas le feu, c’est qu’il l’allume : ce type de forêt ne brûle pas de manière naturelle à cette échelle. Les incendies sont allumés par les firmes capitalistes de l’agro-business. Ce n’est pas nouveau : la pire année a été à ce jour 2013. Mais les incendies allumés par les firmes incendiaires se sont brutalement aggravés cette année.

Le fait que Bolsonaro soit un crétin machiste et la teneur des déclarations et tweets officiels et officieux de l’exécutif brésilien qui s’est emparé, d’une manière ridicule et pathétique, du thème «anticolonialiste» de l’offense faite par «la France», ne doit pas masquer que ce fut un choix délibéré de Macron de procéder sans avoir à aucun moment consulté ou informé les autorités brésiliennes de son initiative, exhibant en quelque sorte ce pays comme le cancre mondial, au milieu de ses partenaires les puissants du G7. La méthode dans la forme choisie, et dans les relations internationales les questions de formes sont souvent des questions de fond, s’apparente à un précédent qui a fait rire tout le monde mais qui datait seulement de quelques jours: l’offre publique d’achat du Groenland par Trump !

Détour par le Groenland.

Resituons ce dernier épisode dans son contexte réel. Ce n’est pas une simple bouffonnerie. Les États-Unis ont acheté une grande partie de leur territoire (la Louisiane, qui à l’époque allait du Mississippi aux Rocheuses, à la France en 1803, l’Alaska à la Russie en 1865, et les îles Vierge au Danemark en 1917) et a déjà proposé d’acheter le Groenland au Danemark en 1946. A l’échelle mondiale, la domination US a reculé ces dernières années, du fait de la crise globale de la première puissance mondiale dont une expression flagrante s’appelle d’ailleurs Donald Trump. Son bras de fer commercial et monétaire avec la Chine est risqué et difficile. Mais le seul domaine où Trump a rencontré de vrais succès mondiaux est celui du plus vieux champ de domination nord-américain : le double continent américain.

Son plus grand succès date de juin 2019 : le président mexicain Lopez Obrador, fameux «anti-impérialiste», le dernier en date à vrai dire de ce continent qui n’en a pas manqué, récemment encore visité par J.L. Mélenchon parti se «ressourcer», a complètement cédé aux volontés de Trump en matière de contrôle des flux migratoires, question clef de toute la politique anti-populaire et antisociale de Trump. Avec l’élection de Bolsonaro et l’alignement du Mexique et de son président «progressiste», la pression et la domination yankees ont donc progressé au niveau de l’ensemble du continent. Comme si le recul mondial devait être combiné à une emprise affirmée sur le pré carré.

De ce point de vue, faire une OPA sur le Groenland a du sens : le Canada pris en étau, l’UE et le Royaume-Uni pré-Brexit proches, la Russie en face (et les glaces fondent), et les ressources minérales qui sont là. En mettant sa patte sur le Groenland, l’ours yankee (cette métaphore est en général utilisée pour désigner la Russie mais en l’occurrence elle convient bien aux États-Unis !) «tiendrait» tout le continent nord-américain. La méthode Trump a suscité l’indignation danoise, et aussi celle des habitants du Groenland, de plus en plus politisés et qui ne se laisseront pas faire. Mais au plan géostratégique l’affaire n’est pas une bouffonnerie.

Ceci n’a donc, naturellement, pas été relevé, mais du point de vue des us et coutumes diplomatiques, la méthode française envers le Brésil est tout à fait digne de la méthode nord-américaine envers le Groenland. Elle se situe dans le cadre des traités de commerce et non pas contre eux : il s’agit pour Macron de tenter de faire de l’accord UE/Mercosur le moyen d’une présence accrue en Amérique du Sud, et d’envoyer un signal à Trump : il n’y aura plus de chasses gardées, la doctrine Monroe à l’âge de la «mondialisation», c’est fini.

Ceci à travers un prisme médiatique qui permet toutes les confusions : il s’agirait d’écologie et de défense du «poumon» de la «planète». Du point de vue de l’humanité, l’Amazonie doit en effet être protégée des incendiaires de l’agro-business et des industries extractives, les français compris. Ne laissons pas faire passer Macron pour le chevalier vert de cette protection-là, d’autant qu’à ce jour et à cette heure, ses déclarations n’ont strictement rien protégé du tout, en Amazonie ou ailleurs, alors qu’il y a le feu.

La surréaction et les crétineries machistes de Bolsonaro et de son clan donnent, il est vrai, de l’eau à ce moulin. Elles ne sauraient masquer que dans les plans d’ouverture des marchés publics du gouvernement brésilien, les capitalistes français sont positionnés pour des contrats d’infrastructures. Bolsonaro a vu chuter sa popularité et sa crédibilité rapidement après son accession au pouvoir, et de larges secteurs des classes dominantes au Brésil se demandent s’il n’est pas trop contre-productif, mais le pouvoir réel est du côté des militaires et du lobbying de l’agro-business.

La mouche du coche ne remplacera pas le cocher.

Après les pantomimes du duo Macron-Poutine et de la guerre avec Bolsonaro, le troisième «coup» de Macron au G7 a été l’invitation «surprise» du ministre des Affaires étrangères iranien, Djavad Zarif, parallèlement au sommet officiel, avec l’accord, mais pas sur l’initiative, de Trump. En fait, celui-ci avait déjà donné son accord pour un voyage officieux du même Djavad Zarif, carrément à Washington, à l’invitation d’élus du parti républicain de tendance libertarienne, mi-juillet. Trump a cette fois-ci appuyé l’initiative de Macron en se déclarant prêt à une rencontre avec le pouvoir iranien. Mais le lendemain, le président iranien Hassan Rohani a répété que le préalable à une rencontre officielle au sommet reste la levée des sanctions US qui asphyxient l’économie iranienne. Donc, quand Macron affirmait le dimanche soir avoir créé «les conditions d’une rencontre et donc d’un accord», c’était de la gonflette pure et simple.

La mouche du coche ne prendra pas la place du cocher, même quand celui-ci est aux abonnés absents. Le véritable fait important de ce G7 n’est en effet pas la place prise par Macron, mais celle laissée par Trump qui, cette fois-ci, a eu le profil d’un vieux tonton grincheux mais mis sur la touche et finalement pas si méchant. Ce qui est largement trompeur concernant la puissance nord-américaine : répétons-le, elle a récemment renforcé son hégémonie sur le double continent américain. Mais la ligne de confrontation commerciale avec la Chine, visant à casser la croissance capitaliste intensive chinoise, et son corollaire la menace au bord du gouffre quoi que sans passage à l’acte (mais créant le risque de dérapages incontrôlés) envers l’Iran, sans que les puissances européennes, Macron le premier, tentent quoi que ce soit pour contrer l’embargo unilatéral proclamé par les États-Unis, cette ligne donc reste la sienne, avant comme après le G7, et quels que soient les exploits funambulesques et sportifs d’Emmanuel Macron.

Trump dans une manche à air.

Cet article est consacré à Macron. Mais l’examen de sa gestuelle conduit à dire que l’élément beaucoup plus important, du point de vue mondial, qu’il faut analyser, est la situation de Trump en relation avec la lutte des classes aux États-Unis.

A l’intérieur, la polarisation s’accentue : Trump a pris position contre les «antifas» de Portland comme «terroristes» tout en ne qualifiant pas le terrorisme d’extrême-droite qui se réclame de lui et a frappé plusieurs fois ces dernières semaines, et son administration envisage de légaliser la discrimination des transgenres à l’embauche pendant que des rafles visent des travailleurs sans papiers, exploités de longue date dans les industries du Sud. C’est la fuite en avant qui utilise à fond racisme et homophobie comme armes anti-ouvrières.

Mais à l’international la double offensive lancée contre la Chine, qui est réellement en mesure de fracturer la croissance capitaliste intensive chinoise (mais sans redynamiser celle des États-Unis), et contre l’Iran, patine et accentue les toussotements et les rhumatismes du pachyderme impérialiste US. Trump diffère ses plus grosses menaces de guerre commerciale et a engagé un bras de fer avec les dirigeants de sa propre Banque centrale, la Fed, sur la question des taux d’intérêts, twittant à répétition contre son directeur, Jérôme Powell, qu’il a pourtant nommé.

Or, plus discrètement, mais parallèlement au G7, se tenait le sommet des banquiers centraux, à Jakson Hole dans le Wyoming. Cette réunion est apparue comme une séance de soutien à Powell des directeurs des grandes banques centrales de la planète, contre Trump. On a même vu le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney proposer de remplacer le dollar dans les échanges internationaux par une monnaie synthétique adossée au FMI, proposition néo-keynésienne n’ayant aucune chance d’aboutir mais qui résonne curieusement de la part du grand argentier d’un pays que son premier ministre tente d’adosser aux États-Unis contre le continent!

C’est cette situation dans son ensemble qui réduit momentanément Trump à une relative prudence dans les séances d’exhibition diplomatique telles que ce G7.

Nous connaissons déjà le Macron nouveau.

Dans l’appel d’air et le vide ainsi créés, Macron tente de nouer un lien direct avec le parrain de Trump qu’est Poutine et se donne des airs de leader du monde occidental par défaut, au risque des effets boomerangs à venir. L’orientation de sa campagne de 2017 et des premiers mois de sa présidence – relancer l’UE en y jouant les premiers rôles – est mise à mal : plus vraiment de couple franco-allemand, main tendue à Poutine, pari du «Brexit dur». Il n’y a pas de chef d’orchestre et la mouche du coche n’en tiendra pas lieu.

Quoi qu’il en soit, cette «séquence diplomatique» inaugurale de la rentrée sociale et scolaire 2019 en France renforce effectivement, mais de manière très précaire, Macron. Nous allons aborder les prochains jours la traduction intérieure de ces questions politiques : «concertation» sur les retraites et prétendue «rentrée scolaire apaisée», toutes choses qui voleraient en éclat instantanément sans la disposition des directions politiques issues du mouvement ouvrier et des directions syndicales à les cautionner, mais qui risquent – et nous comptons bien agir en ce sens- de voler en éclat de toute façon. Macron apaisé et ouvert au dialogue ? Citons pour conclure ses principaux propos de politique intérieure «post-G7», revenant sur les évènements de ces derniers mois :

« La violence était telle qu’il n’était pas possible de désarmer la police. On n’aurait peut-être pas tenu. Les préfectures auraient brûlé, des personnes allaient mourir, victimes de ce qui était à un moment une folie collective.« 

Si la «violence des manifestants» est inadmissible, les forces de l’ordre et l’État n’ont rien commis d’«irréparable».

Voilà le Macron nouveau : la violence (d’État) est son horizon. On le connaissait déjà, n’est-ce pas ?

VP, le 28-08-2019.

A propos aplutsoc

Arguments Pour la Lutte Sociale - Ce bulletin, ou circulaire, est rédigé par des militants pour qui le siècle commencé est gravement menacé par le capital, et pour qui la révolution prolétarienne, prise en main de leur destinée collective par les exploités et les opprimés eux-mêmes, est plus que jamais à l’ordre du jour. Il a pour but de fournir des arguments, des éléments politiques, des propositions d’action et matière à débat à toutes celles et tous ceux qui veulent ouvrir, en France et au niveau international, une issue politique aux luttes sociales qui ne cessent pas.
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