NDR : cette contribution a été suscitée par la discussion pout le Parlement de l’APRES de ce samedi 18 avril, qui s’est prononcé en faveur de la candidature à la candidaturte de Clémentine Autain à la présidentielle, sujet sur lequel nous reviendrons bientôt.
Le 31 mars dernier, c’était le personnel de l’Éducation Nationale, le plus grand employeur du pays, qui était appelé avec un certain succès à la grève par plusieurs syndicats contre les suppressions de postes dans ce secteur.
Le 4 avril dernier, la foule se pressait à Saint-Denis, dans la ville des rois morts et du peuple vivant selon l’expression, honteusement déformée, de son nouveau Maire le soir de son élection : pas une nuance de gauche ne manquait à l’appel tout comme de nombreux militant-es syndicaux CGT, FO, FSU et Solidaires qui étaient elles et eux aussi de la partie.
Ce qui a été brillamment fait contre le venin du racisme, qui vise à diviser notre classe, il a été de nouveau possible de le faire cette semaine contre l’attaque en règle du 1er Mai ourdie par la macronie, avec le renfort de la droite et de l’extrême droite : le gouvernement a dû, sous la pression intersyndicale et la menace d’une mention de censure, remballer la remise en cause du caractère férié, chômé et payé de ce jour emblématique de notre histoire sociale.
Ces démonstrations de force en appellent d’autres : d’abord contre la loi Yadan, qui devrait être examinée dans l’hémicycle à partir du 16 avril prochain, qui vise à criminaliser le soutien au peuple palestinien et toute critique de la politique du gouvernement israélien en s’appuyant sur le succès de la pétition déjà signée par 700.000 personnes. Egalement en exigeant le blocage des prix des carburants et la gratuité des transports en commun, préalable par ailleurs indispensable à toute transition écologique.
L’unité, oui mais autrement et pas seulement dans les urnes.
Oui, notre camp aspire à l’unité, pas derrière tel ou tel étendard ou homme providentiel, mais en en étant le moteur, dans l’action tout comme politiquement, comme cela vient de se passer en Hongrie, face à la menace de l’accession au pouvoir du RN à l’instar des législatives de 2024.
Dès lors, tout comme l’invitation, à peine voilée, de Manuel Bompard à se ranger derrière la candidature de LFI, la primaire de la gauche, toujours prévue le 11 octobre prochain, ne peut demeurer notre seule réponse car elle menace de perdre de sa substance vu les clivages post-municipaux qui traversent le PS et le flottement qui prévaut chez les écologistes.
En effet, là où elle vise à cristalliser une aspiration légitime, elle menace, outre d’être reprise par la droite qui cherche aussi son poulain, de se transformer en un instrument de division supplémentaire, coincée entre la candidature social-libérale d’un Raphaël Glucksmann, qui singe à l’extrême le sectarisme de ses détracteurs, voire – quelle horreur ! – d’un François Hollande, qui peut arborer son expérience, et celle de Jean-Luc Mélenchon, qui pousse ses pions en s’adressant aux médias alternatifs et en dialoguant avec d’autres penseurs et représentants de notre camp.
Voilà ce que devrait être notre feuille de route, à tous les niveaux, alors que les bifurcations et les embardées, au plan intérieur comme international avec l’échec grandissant de la guerre de Trump et de Netanyahou, tournée non contre les mollahs et le Hezbollah mais contre les peuples iranien et libanais eux-mêmes, sont devant nous.
Contribution d’un camarade de L’APRES validée par la section du Val d’Oise.