Parce que c’est clair, parce que c’est direct, parce qu’il fallait le dire … A titre de solidarité avec Pia Klemp qui, avec Carola Rackete, risque toujours la répression de Salvini, nous reproduisons sa réponse à Hidalgo qui voulait lui décerner la médaille de la Ville de Paris.

« Paris, je t’aime. Je t’aime pour toutes les personnes libres et solidaires qui vivent en ton sein. Des personnes qui se battent pour la liberté chaque jour, debout, bras dessus et bras dessous, distribuant des couvertures, de l’amitié et de la solidarité. Je t’aime pour ceux qui partagent leur logement, leur amour et leurs luttes chaque jour, sans se soucier de la nationalité des personnes ni de savoir si elles ont des papiers ou pas.

Anne Hidalgo, vous voulez me décorer pour mon action solidaire en mer Méditerranée, parce que nos équipages travaillent quotidiennement à sauver des migrants dans des conditions difficiles.

Simultanément, votre police vole les couvertures des personnes contraintes de vivre dans la rue pendant que vous réprimez des manifestations et que vous criminalisez des personnes qui défendent les droits des migrants et des demandeurs d’asile. Vous voulez me donner une médaille pour des actions que vous combattez à l’intérieur de vos propres remparts. Je suis sûre que vous ne serez pas surprise de me voir refuser votre médaille Grand Vermeil.

Paris, je ne suis pas une humanitaire. Je ne suis pas là pour aider. Je suis solidaire à tes côtés. Nous n’avons pas besoin de médailles. Nous n’avons pas besoin de pouvoirs décidant qui est un héros et qui est illégal. En fait, il n’y a pas lieu de faire cela, car nous sommes tous égaux.

Ce dont nous avons besoin, c’est de liberté et de droits. Il est temps de dénoncer les honneurs hypocrites et de combler le vide par la justice sociale. Il est temps que toutes les médailles soient lancées comme des fers de lance de la révolution.

  • Papiers et logements pour toutes et tous !
  • Liberté de circulation et d’installation ! »

20-08-2019.