Le référendum en Nouvelle-Calédonie devait d’après les sondages et les objectifs politiques du pouvoir d’État français donner de 63% à 75% de « Non ».

Sachant que les Kanaks, qui forment le groupe porteur de la revendication d’indépendance, font 39% de la population, force est de constater qu’il a fallu pas mal de non kanaks (d’autant plus que certains ont boycotté le scrutin à l’appel notamment des syndicats USTKE) pour que le « Oui » (à l’indépendance) fasse 46%.

Rien n’est donc terminé et, après les indépendances sans décolonisation en Afrique noire voici 58 ans, la décolonisation sans indépendance n’a pas eu lieu !

L’évènement politique est celui-là, ce qui ressort de tous les commentaires. Le coup de tonnerre d’un vote indépendantiste majoritaire a été évité, mais alors que les intérêts impérialistes et patronaux voulaient que cette date mette un point final à cette histoire, elle vient de rebondir.

VP, 04-11-2018.