Alors que les décrets d’application de la loi « travail » commencent à sortir, le gouvernement a décidé de reporter les élections dans les TPE (« Très Petites Entreprises ») à 2017.

C’est là un coup réel contre le regroupement des salariés et l’expression des syndicats, car ce report sera désorganisateur pour le droit au vote et à l’information de 4,6 millions de salariés.

Le motif en est le recours de la CGT contre l’invalidation en appel d’une décision du tribunal d’instance, saisi par la CGT, FO, la CFDT et la CFTC d’une demande d’invalidation des listes présentées par le STC (Syndicat des Travailleurs Corses, organisation « syndicale » liée aux organisations nationalistes corses).

Quoi que l’on pense de l’opportunité de cette demande et de ce recours, qui porte, selon la CGT, sur les positions du STC discriminatrices à l’embauche en faveur des seuls « corses », il est clair que le gouvernement a choisi de faire traîner les délais et porte la responsabilité de ce report, qui n’a rien d’innocent dans la période actuelle, car le niveau de participation et, en relation avec celui-ci, le score des confédérations ouvrières ayant dénoncé la loi El Khomri, CGT et CGT-FO, auront une forte portée sociale et politique.