L’eurovision 2016 a été gagnée par Jamala, chanteuse tatare de Crimée récemment exilée de facto de son pays par l’occupation russe, qui représentait l’Ukraine avec une chanson évoquant la déportation des Tatars de Crimée par Staline en 1944.

C’est un camouflet à l’impérialisme russe dont les thuriféraires vont évidemment hurler à la manipulation occidentale, sioniste, etc.

C’est aussi un signal important sur l’évolution de la conscience nationale ukrainienne depuis le Maïdan : non pas dans le sens du nationalisme ethnique d’exclusion, mais dans le sens de l’égalité des citoyens de toutes origines, une femme tatare pouvant être perçue par le peuple ukrainien comme sa représentante.