Le report du dépôt de la loi anti-code du travail en conseil des ministres du 9 au 24 mars est la conséquence directe du fait que des centaines de sections syndicales, les organisations de la jeunesse, les regroupements sur les réseaux sociaux, ont déjoué la fausse « unité » du communiqué du 23 février qui tentait de nous rejouer la défaite de 2010 : appels lointains, et surtout pas le gros mot « retrait ».

Le mouvement s’est engagé vers des centaines de grèves et de manifestations le 9 mars, au contenu politique clair : pour le retrait, pour défaire ce gouvernement, pour aller vers l’unité de tous dans la grève.

Ce jeudi 3 mars, la prise de position commune de la CGT, de la CGT-FO, de la FSU, de Solidaires et de l’UNEF autour du mot d’ordre de « retrait » constitue la seconde victoire de ce mouvement qui monte et impose l’unité et qui a maintenu, après la manœuvre de Valls, la journée du 9.

Le dépôt du projet en conseil des ministres est fixé au jeudi 24 mars et le début du débat parlementaire au 4 avril. Les centrales syndicales qui nationalement se prononcent maintenant pour le retrait appellent à une journée d’action le 31 mars. Nul doute qu’elle sera puissante. Mais la question est de gagner. C’est donc le 9 mars et pas le 31 que ça commence.

Unis pour le retrait.
A l’action pour aller de l’avant, vers le Tous ensemble

Billet du 3 mars à 23h00