Pour « lever les incompréhensions » et «corriger ce qui doit l’être », le ministre du Travail de facto M. Valls, vient d’annoncer que la loi « El Khomri » ne serait pas déposée en conseil des ministres le mercredi 9 mars, mais « environ quinze jours après », sans que le reste du calendrier (début du débat à l’Assemblée nationale le 4 avril) ne soit modifié. [les médias annoncent la date du 24 mars à l’heure où nous finalisons ce billet].

C’est au contraire parce qu’il n’y a AUCUNE «incompréhension » et qu’il n’y a RIEN à « corriger » que le mouvement engagé vers une première vague de grèves politiques contre cette loi, le 9 mars, doit et va continuer.

L’UNEF a confirmé son appel à l’action le 9 mars. La manœuvre de Valls est évidemment la conséquence de la peur que commence à susciter, chez les puissants, le mouvement qu’ils sentent monter.

C’est donc un encouragement, non pas à aller « se concerter » pour, comme l’a dit Valls invitant les syndicats à suivre la CFDT sur cette voie, « lever les incompréhensions » (olé !), et « corriger ce qui doit l’être », mais à exiger dans l’unité le retrait de cette loi pour défaire ce gouvernement.

Billet du 29 février 2016