Le rassemblement contre le racisme appelé ce jour par le Maire de la ville Saint-Denis, vilipendé parce que noir, a été un énorme succès. Il démontre la disponibilité de notre camp à se mobiliser sans attendre l’appel des dirigeant-es politiques comme syndicaux, qui a fait en partie défaut lors des Municipales du mois dernier.
La ville des rois morts et du peuple vivant, selon l’expression, honteusement déformée, de son nouveau Maire le soir de sa victoire, a vu des milliers de personnes rassemblées ce samedi entre ces deux symboles que sont, d’une part, sa Basilique et, d’autre part, sa Mairie.
Pas une nuance de gauche ne manquait à l’appel, y compris avec une délégation de socialistes et de communistes, là où l’absence respectivement d’Olivier Faure et de Fabien Roussel a fait parler (Marine Tondelier s’est, elle, excusée de son absence en raison de sa grossesse).
LFI, dont l’édile municipal, Bally Bagayoko, fait partie, était présente en force avec de nombreux député-es de diverses origines ainsi que Jean-Luc Mélenchon, qui lui a apporté un vibrant soutien mais sans cependant s’exprimer à la tribune dressée devant l’Hôtel de Ville.
De nombreux militant-es syndicaux CGT, FO, FSU et Solidaires et pas seulement locaux étaient elles et eux aussi de la partie, le Service d’Ordre exfiltrant l’équipe de Frontières.
Ce qui a été brillamment fait contre le venin du racisme, qui vise à diviser notre classe, il est tout aussi possible de le faire contre les attaques du pouvoir, en voie d’extrême droitisation : ainsi, c’est désormais d’un appel intersyndical à la grève dont nous avons besoin pour mobiliser largement le 10 avril prochain contre la remise en cause du 1er Mai.
Et, par rapport à la loi Yadan, qui sera elle examinée dans l’hémicycle le 16 avril prochain, qui vise à criminaliser le soutien au peuple palestinien et la critique de la politique du gouvernement israélien, on peut signer encore plus massivement la pétition sur le site de l’Assemblée Nationale pour forcer y compris à ce qu’un débat sur les nouvelles formes d’antisémitisme qui ne soit pas démagogique ait bien lieu.
L’unité, oui mais autrement et pas seulement dans les urnes
Oui, notre camp aspire à l’unité, pas derrière tel ou tel étendard ou homme providentiel, mais en en étant le moteur, dans l’action tout comme face à la menace de l’accession au pouvoir du RN en 2024.
Dès lors, tout comme l’invitation, à peine voilée, de Manuel Bompard à se ranger derrière la candidature Mélenchon, la primaire de gauche, toujours prévue pour le 11 octobre prochain, ne peut demeurer la seule réponse car elle menace de perdre de sa substance vu les clivages post-municipaux qui traversent le PS et le flottement qui prévaut chez les écologistes.
En effet, là où elle vise à cristalliser une aspiration légitime, elle menace, outre d’être reprise par la droite qui cherche aussi son unique poulain, de se transformer en un instrument de division supplémentaire, coincée entre la candidature social-libérale d’un Glucksmann, qui singe à l’extrême le sectarisme de ses détracteurs, voire – quelle horreur ! – d’un Hollande, qui peut arborer son expérience, et celle de Mélenchon, qui pousse ses pions en s’adressant désormais régulièrement aux seuls médias numériques alternatifs et en dialoguant avec le philosophe Frédéric Lordon.
C’est cela notre feuille de route, à tous les niveaux, là où les bifurcations et les embardées, au plan économique avec la flambée des carburants qui, rappelons-le, a allumé la mèche des gilets jaunes comme international avec l’échec grandissant de la guerre de Trump et de Netanyahou, non plus tournée contre les mollahs et le Hezbollah mais contre les peuples iranien et libanais eux-mêmes, et défiés par leur propre peuple, sont devant nous.
La seule et vraie claque à donner à l’extrême droite et aux partisants et collabos de Trump, de Netanyaou et des fauteurs de guerres contre les peuples et le Sud global,C’EST DE: 1) signer et faire signer l’avis de DÉCÈS DE LA LOI YADAN. COMMENT INSTRUMENT D’INGERENCE OUVERTE DE L’ÉTAT COLONIAL ET GÉNOCIDAIRE ISRAÉLIEN SUR LA FRANCE ET SUR SON PASSÉ D’HUMANISTE, DE RÉSISTANT ET PARTISAN ANTI FASCISTE ET RÉPUBLICAIN… 2) De soutenir les luttes de liberation nationales des peuples opprimés , colonisés et génocidés à ciel ouvert devant l’insolence, le mépris, la complicité et l’indifgerence des BARONS ET DES MAFIEUX DES MEMBRES PERMANENTS, A VIE, DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU ET DE LEUR « DROIT DIVIN » DE VETO, À VOMIR ET À ABOLIR, POUR EN FINIR AVEC LES GUERRES COLONIALES ET IMPERIALISTES, QUI RAVAGENT LE MONDE DEPUIS 80 ANS AVEC LEURD BOMBES NUCLEAIRES DEPUIS HIROCHIMA,JUSQU’A GAZA ET TÉHÉRAN… !
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Les Trump et les Poutine ne soutiennent pas que Nettanyahou ! Ils veulent soumettre les peuples du monde, chacun s’occupant à gérer sa sphère d’influence avec l’aide de leur relais locaux : ainsi Milei, Bukele et Bolsonaro en Amérique latine mais aussi le nouveau gouvernement post-maduriste du Venezuela entièrement soumis à Trump, Dias-Canel et Ortega tenant leurs peuples en soumission tout en priant chaque soir pour que Xi ou Poutine assurent leurs arrières.
Trump a plus peur du renversement révolutionnaire du régime des mollahs par les peuples d’Iran que des têtes de missiles du régime théocratique. Régime avec lequel il ne désespère pas de trouver une solution à la vénézuélienne avec « un bon interlocuteur »
Trump, Nettanyahou et les dirigeants iraniens sont d’accord sur un point fondamental : pas question que les peuples de la région prennent leur sort en mains et se débarrassent des tyrans, des dictateurs et des occupants.
En France, comme en Europe, Trump et Poutine œuvrent à promouvoir l’arrivée au pouvoir des partis d’extrême droite, dont le racisme est la pierre fondamentale de leur édifice idéologique.
Pour combattre les Le Pen, Bardella, Zemmour, Retailleau, Ciotti, Bolloré, il faut cibler leurs parrains : Trump et Poutine.
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