A grande échelle, la nomination éclair de Sébastien Lecornu, jusque là ministre des Armées et réputé le plus proche des proches de Macron, sonne comme une provocation.

Lecornu est un jeune macronien « historique », central dans la loi de programmation militaire et qui, tout en annonçant la probabilité de la guerre avec la Russie (voir l’analyse de son livre Vers la guerre), a rencontré officieusement et notoirement Marine Le Pen et les dirigeants du RN, avant la dissolution de 2024 et depuis.

Le contenu politique immédiat de sa nomination est donc le maintien du cap du budget Bayrou et ses « 44 milliards d’économie » et la possibilité de l’ouverture vers l’union des droites et vers le RN.

Elle se combine au maintien en poste du ministre de l’Intérieur Retailleau, qui a ouvertement annoncé violences et provocations pour la journée de demain.

A l’heure où sont écrites ces lignes, tracteurs et Gilets jaunes se masseraient autour de la petite ville de Guéret, dans la Creuse …

L’exigence, c’est la démocratie. Faut-il dire tout de suite DEHORS le gouvernement Macron/Lecornu ? BIEN ENTENDU.

Des millions vont le dire. Syndicats et partis de gauche doivent s’unir pour prendre le pouvoir et la poussée qui monte peut et doit les y contraindre !