Les résultats des législatives françaises ont une portée considérable.
C’est une défaite du RN, 3ème force à l’Assemblée nationale alors qu’il était donné vainqueur et que le patronat avait commencé à préparer son accession au pouvoir, et c’est avec lui une défaite pour Poutine, Orban et Trump, qui comptaient sur le choc provoqué par son arrivée au pouvoir pour ligoter l’Ukraine et la contraindre rapidement à capituler en abandonnant ses territoires occupés. Gentillet, agent clef de Poutine dans le RN, a raté son élection. Le peuple ukrainien et nos camarades ukrainiens, qui s’inquiétaient, peuvent considérer qu’ils sont victorieux avec nous !
C’est une défaite pour la classe capitaliste française qui se disposait, répétons-le, à utiliser le RN comme arme de gouvernement, et pour Macron, qui se préparait à la cohabitation avec Bardella premier ministre, les députés de Renaissance, Horizon et du Modem perdant leur majorité relative à l’Assemblée nationale, et se réclamant d’ailleurs de moins en moins du président.
C’est donc une défaite, et ceci est décisif et constitue le point que la plupart des « hommes politiques » ne veulent pas aborder franchement, de la V° République. Sa présidence est mortellement atteinte. La question de la démission de Macron est évidemment posée.
Intervenant immédiatement, J.L. Mélenchon, tout en prétendant vouloir empêcher toute « combinaison », a pris les devants pour exiger la combinaison par excellence : la cohabitation et donc le maintien de Macron, la sauvegarde de la V° République.
Mais celles et ceux qui ont gagné, sont le mouvement qui a imposé cette unité dénommée à présent « Nouveau Front Populaire ». Et tout particulièrement les victimes du racisme, français ou étrangers, les migrants, les binationaux qui craignent à juste titre pour leurs droits !
Dans ce mouvement, l’appel des organisations syndicales à empêcher l’arrivée du RN au pouvoir, et singulièrement l’engagement de la CGT et de la FSU dans le Nouveau Front Populaire, a été un élément central. Ce mouvement doit continuer : les Comités d’Action qui se sont esquissés comme un besoin peuvent et doivent voir le jour. Ils peuvent et doivent voir le jour pour imposer la satisfaction des revendications les plus urgentes :
- l’abrogation de la loi Macron contre nos retraites,
- l’abrogation de la contre-réforme de l’Assurance chômage dont les décrets d’application ont déjà été suspendus suite au premier tour,
- l’abrogation du « choc des savoirs » contre l’école et la jeunesse et de Parcoursup,
- l’abrogation de la loi Immigration.
- l’indexation des salaires sur les prix.
Immédiatement, nous devons exiger la libération des indépendantistes kanaks emprisonnés, qui auraient été livrés au RN si celui-ci avait pris le pouvoir, alors que les votes indépendantistes sont victorieux en Kanaky, avec l’élection d’Emmanuel Tjibaou, dont le frère est emprisonné !
Immédiatement, imposons l’interdiction de toute agression policière, comme Darmanin l’avait organisé l’an dernier, contre le rassemblement pour l’accès à l’eau et contre les méga-bassines les 19-20 juillet prochains !
En prenant la direction du combat pour les revendications les plus urgentes, c’est à la V° République, c’est à Macron même éclopé, que nous allons nous heurter.
C’est donc le changement de régime et la démission de son président qui vont arriver à l’ordre-du-jour, et non pas l’installation dans la cohabitation. C’est vers cela qu’il faut aller sous peine de voir revenir le danger RN pour lequel le patronat avait commencé à opter !
D’ores et déjà, quand Clémentine Autain précise que le premier ministre doit être désigné par une « assemblée plénière » du Nouveau Front Populaire dès demain, et qu’il ne peut être ni Mélenchon ni Hollande, cela va dans le bon sens. Mais des assemblées plénières, des Comités d’action, il va en falloir partout.
- A bas le RN, Macron et la V° République !
- Abrogation des lois anti-sociales !
- Assemblées plénières et Comités d’Action !
Le 07-07-2024 à 23H.
Ce qui manque le plus, c’est un appel syndical à la grève pour l’abrogation de la loi retraites, dès cette semaine, et indépendamment du nom du Premier ministre (qui est secondaire). Ce qui manque c’est 1936…
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