Les “annonces clarificatrices” et autres « précisions » d’Édouard Philippe enfoncent un peu plus le pouvoir : 

  • le recul sur l’âge des victimes montre qu’ils peuvent reculer bien plus et laisse entendre que plus tard on subit leur réforme, mieux c’est !
  • les 64 ans « âge d’équilibre » conduisent la CFDT à découvrir que “la ligne rouge est franchie”,
  • l’inclusion dans la loi retraites annoncée d’un nouveau “dialogue social” visant à définir les primes chez les enseignants n’a rien d’une bonne nouvelle et tout d’une menace pour eux.

Ainsi, le maintien de régimes spéciaux pour les policiers, les militaires, la pénitentiaire, les pompiers … attestent que ce régime n’a rien d’universel et que certaines pénibilités peuvent être prises en compte.

Ce tissu d’incohérences ou de calembredaines aggrave encore l’état de l’exécutif macronien. Contre lui, il ne faut pas que le combat repose sur un seul secteur, celui des transports (ou des raffineries), capable « de s’inscrire dans la durée », il faut monter en puissance pour gagner.

Les salariés réunis dans des assemblées générales représentatives de leurs établissements et de leurs entreprises et qui décideront démocratiquement de leur engagement dans la grève pour que le projet de destruction des retraites soit retiré, voilà ce dont le mouvement a besoin.

Pour battre le système Macron-Philippe-Delevoye-Blanquer-Buzyn et ses réformes systémiques, la volonté de millions de travailleurs est là : Grève générale jusqu’au retrait !