Provocations contre les libertés publiques : la réponse doit être unitaire, offensive et sociale

Samedi dernier, l’exécutif français a fait le choix de l’agression physique de la manifestation « climatique » de Paris, ainsi que le préfet Lallement l’avait annoncé la veille.

A circulé, peu après la manifestation syndicale du 24 septembre, une vidéo où l’on voit J.L. Mélenchon conseiller à des manifestants de faire très attention aux forces dites de l’ordre en disant « ce sont des barbares ».

Nous avons par ailleurs, sur ce site, analysé et critiqué l’orientation politique dite « populiste » qui a conduit J.L. Mélenchon et la FI à l’impasse. En l’occurrence ces propos ne contiennent aucune perspective ni même aucune orientation politique. A vrai dire, tout manifestant « de base » aurait pu les tenir.

M. Castaner et l’officine dénommée « Alliance » (rejointe depuis par « Synergie officiers ») s’en sont saisis. Le premier pour demander des excuses, la seconde pour … appeler à manifester devant le siège de la FI demain jeudi à 11h.

La synchronisation entre Castaner et « Alliance » en dit long quant à la dépendance croissante de l’exécutif macronien envers les officines et factions barbouzardes en roue libre.

La FI a réagi à l’appel d’ « Alliance » en demandant la protection de la gendarmerie, donc de M.M. Macron et Castaner. Combiner la mise en scène de combats singuliers entre J.L. Mélenchon et « les juges », d’une part, et de tels appels au secours, d’autre part, constitue le naufrage de la ligne politique dite « populiste ».

Il n’en reste pas moins que l’appel d’ « Alliance » vise les libertés publiques de tous. « Alliance » ne regroupe pas des « syndicalistes » (comme il est écrit dans la déclaration de ce jour de la FI), c’est une officine douteuse et dangereuse envers laquelle tout gouvernement réellement démocratique serait conduit à prendre des mesures d’ordre public.

Le mouvement ouvrier tout entier devrait se lever pour dire : « Alliance » doit être mis hors d’état de nuire.

Sa capacité de nuisance est d’ailleurs encore toute relative. En rôdant un appel à manifester contre une organisation politique, ses dirigeants se livrent à un test. La fois d’après, ils iront un peu plus loin.

Sans assumer en rien l’orientation politique de la FI, la défense des libertés publiques contre Macron, Castaner, les Benalla et autres « Alliances » est une question fondamentale.

C’est une contre-manifestation massive qui aurait pu et dû être appelée pour demain, indépendamment des suppliques de la FI à l’adresse de « la gendarmerie ».

Cela ne peut certes pas se réaliser en claquant des doigts. La défense des libertés publiques pose frontalement la question de la préparation à l’affrontement avec Macron et son régime.

Mais il faut le dire : le rôle de tous les militants ouvriers et des partisans des libertés publiques, qui en ont la possibilité, est de faire bloc, demain jeudi à 11H au 43, rue de Dunkerque, Paris 10ème.

25-09-2019.

 

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