Blanquer, putschiste contre le Bac.

Sous le titre Jean-Michel Blanquer sème le chaos dans les jurys de Bac, le SNES-FSU écrit :

Les professeurs convoqués ce matin (grévistes ou non) pour délibérer refusent en masse de statuer sur les élèves ne disposant pas de la totalité des résultats de leurs épreuves terminales. Le SNES-FSU les soutient sans réserve.

Le SNES-FSU alerte élèves, parents et enseignants, sur le risque de non validité des diplômes qui seraient délivrés dans ces conditions.

D’ores et déjà, un nombre massif d’incidents est signalé sur l’ensemble du territoire national : levée de l’anonymat des candidats, expulsion du jury par un proviseur, menace d’appel des forces de l’ordre, note délivrées et/ou saisies par des personnes non habilitées, consignes du ministre techniquement irréalisables…

Les consignes du ministre annoncées hier, au mépris du droit et du principe d’égalité de traitement de tous les candidats, sont seules responsables de cette désorganisation qui met en péril juridique le Baccalauréat 2019.

Le ministre préfère le chaos au dialogue.

Rodrigo Arenas, vice-président de la FCPE, déclare : C’est le bordel. Il faut siffler la fin de la récréation. Il en appelle à … Emmanuel Macron ! La FCPE-Paris appelle à la démission du ministre.

Les professeurs grévistes réunis en Assemblées générales à Paris, Lyon, Toulouse, ont, eux, scandé Blanquer démission. Et la FCPE-Paris demande la démission du ministre.

Il faut bien évaluerla méthode du coup d’État – c’est là peser nos mots – de M. Blanquer contre le Bac.

Il a dû y avoir dans les 3,5% de professeurs retenant leurs notes de Bac. Le problème pour Blanquer (il n’est pas sûr qu’il l’ait compris, mais peu importe), c’est que ce ne sont pas isolés marginaux, mais les francs-tireurs de toute une profession, qui le soutient, et qui sait pourquoi : Macron et Blanquer sont en train de détruire le bac en tant que diplôme national et premier titre universitaire. Les parents et les jeunes comprennent eux aussi cela.

Blanquer pouvait faire comme si de rien n’était, et environ 100 000 élèves, sur 700 000 à 800 000 bacheliers, auraient vu certaines de leurs notes arriver avec retard, ce qui est certes angoissant, mais dont le gouvernement porte l’entière responsabilité, ayant choisi de passer en force sur toute la ligne. Mais justement, Blanquer a, dans cette logique, décidé d’écraser ceux qu’il a pris pour une petite minorité. Et il est en train de s’y casser les dents. Car il a donné des consignes illégales : mettre comme note la moyenne de l’année, inventer des notes si on n’a pas de telles données, pour pouvoir à tout prix annoncer demain matin vendredi que pas un lycéen n’a pas eu ses résultats.

Du coup des jurys ont refusé de se prêter à des opérations susceptibles d’être l’objet de plaintes en justice. Blanquer a montré que casseur, le preneur d’otages, c’est lui.

La sortie de route de Blanquer, hors de la légalité, s’inscrit pleinement dans la dérive « illibérale » du gouvernement Macron. Elle pose les conditions d’un affrontement politique de tous les personnels et défenseurs de l’école publique, et de la jeunesse, avec ce pouvoir exécutif, dès la prochaine rentrée.

 

 

 

 

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