Le terrible incendie destructeur du chef-d’œuvre de la civilisation médiévale, la cathédrale Notre-Dame de Paris, a différé les « annonces » de Macron.

APLUTSOC partage la peine populaire totalement légitime devant cette perte, sans aucune restriction ou réserve sectaire déplacées.

De plus, une telle destruction souligne symboliquement la fragilité contemporaine de la préservation de l’héritage culturel humain, à l’époque de crise globale causée par les relations sociales capitalistes.

A l’issue de la triste soirée d’hier soir des questions tout à fait politiques se posent.

Macron a d’abord tweeté pour les seuls « catholiques », puis a annoncé une reconstruction – qui de toute façon ne pourra pas reconstituer les pièces historiques et autres charpentes du XIII° siècle : ce n’est pas la « reconstruction » d’une cathédrale-Macron qui réparera la totalité des dégâts, c’est une réparation et un sauvetage sérieux qui s’imposent. Historiens de l’art et conservateurs du patrimoine sont en colère, ils disent « c’est l’incendie de trop » (car ce n’est pas le premier), affirment que cette catastrophe pouvait être évitée, déplorent la faiblesse des budgets publics. Il est en outre incroyable que, durant toute la soirée d’hier, les médias n’aient pas été à même, et n’aient semble-t-il même pas cherché, à faire connaître le nom de la boîte en charge du chantier d’où est parti l’incendie. Serait-ce parce qu’il y a des intérêts à préserver, ou une jungle inextricable de sous-traitants ?

Ce devrait être à l’État et pas à une souscription nationale lancée par Macron faisant appel à la générosité privée qu’il revient, dans le cadre de la loi laïque de 1905 garantissant la préservation du patrimoine, d’assurer sauvetage, réparation, et transparence sur toutes les responsabilités.

Ce n’est donc pas l’instrumentaliser, mais en tirer les vraies leçons, que de dire que cette tragédie culturelle et donc sociale souligne elle aussi et fortement la nécessité d’un changement de régime, et, de manière immédiate, le retrait des lois de casse de la fonction publique et du service public !