La fabrique présidentielle de la haine

L’extrême gravité de la crise au sommet de l’État en France, avec le message venu d’en bas avec la crise des gilets jaunes, mais aussi le mouvement lycéen et les grèves, forme un précipité explosif contenant la virtualité du renversement insurrectionnel d’un pouvoir exécutif, non plus seulement en Tunisie, en Égypte, en Libye, ou en Ukraine, mais dans l’un des principaux pays impérialistes du monde.

Difficile unité de l’État contre l’Ennemi.

L’appareil d’État menacé de déstabilisation doit donc être repris en main et ceci n’est possible que par son unité contre l’ennemi. Et l’ennemi – l’Ennemi – ce sont les prolétaires, la majorité de la population, qui ne veulent pas de la destruction des conditions humaines d’existence que portent les contre-réformes macroniennes. Mais cet Ennemi ne peut pas être désigné comme tel en public. En public il est désigné ainsi :

« Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple : mais lequel, d’où, comment ? Et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France. » (discours de Macron le soir du 1° janvier).

La fabrique présidentielle de la haine fonctionne en deux temps.

Premier temps : la haine est celle que porte l’Ennemi, elle n’est pas en nous, qui sommes la vertu contre le vice, la liberté contre l’esclavage, la raison contre les fake news, le bien contre le mal, la tolérance contre le racisme, la bienveillance contre la haine, etc. (la liste des binômes peut bien entendu s’allonger selon les besoins).

C’est l’Ennemi qui est haineux. Il menace la démocratie puisqu’il s’en prend aux élus (Macron s’était pourtant vanté de n’avoir été qu’une seule fois l’élu du suffrage universel !). Donc, « les élus », en réalité un seul d’entre eux, le président de la V° République, l’Élu, représentent la liberté, la bienveillance, le refus du racisme et de l’antisémitisme, et attaquer cet élu, c’est porter en soi tout ce qui menace ces bonnes choses.

C’est l’Ennemi qui représente « la violence » : « la violence », au début de la crise, était imputée par M. Castaner à « l’ultra-droite et l’ultra-gauche« . Ces derniers restes de pudeurs sont abandonnés par l’exécutif à présent. « La violence » est celle de « la foule », euphémisme désignant le peuple ou le prolétariat, la foule méchante.

Par exemple, quand des milliers de femmes gilets jaunes, n’acceptant pas de se faire nasser dans les rues de Paris par des hommes armés, comme cela se pratique depuis Valls contre toutes les manifestations socialement importantes dans la capitale, ont résisté, et ont cassé les cordons policiers.

Par exemple, un boxeur très pro est intervenu pour dégager une voie publique dans laquelle les CRS s’apprêtaient à charger et confiner les gens, soumis aux tirs de grenades, aux coups, et aux tirs de flash-balls visant délibérément la tête et les yeux. LA « violence » n’est pas celle des forces dites de l’ordre, habilitées à frapper de plus en plus : elle est le fait du seul Ennemi, la « foule haineuse ».

La « foule haineuse » est nourrie de fake news. Que des macroniens aillent, délirant, sur les réseaux sociaux à s’imaginer que Poutine paye les manifestants, que l’on impute aux gilets jaunes le fait que le « grand débat » de Macron commence par la remise en cause du mariage pour tous, permise en réalité par le questionnaire du Conseil Économique et Social, ce ne sont pas des « fake news » : seule la « foule haineuse » se nourrit de fake news. La foule haineuse ne sait que haïr et nourrir sa haine.

Et elle est, bien entendu, raciste, antisémite et homophobe. Quand Macron dit, dans le même discours, que « Le capitalisme ultra-libéral et financier, trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin », il ne fait pas de démagogie à la petite semaine, il ne cherche pas à tromper son monde en organisant une « participation » des exploités à leur propre exploitation au nom du « bien commun » auquel tous doivent se soumettre. Mais si la même phrase, exactement la même phrase, est prononcée par des gilets jaunes ou des opposants à Macron, c’est … de l’antisémitisme !

On ne compte plus, en effet, les tweets et message macroniens traitant d’antisémite quiconque dénonce le rôle de la finance et des banquiers dans la politique de Macron. Et comme il a bel et bien travaillé chez Rothschild, cela tombe bien, si l’on peut dire : cela tombe bien pour les inventeurs d’accusations d’antisémitisme qui sont à l’affût de toute mention, non seulement de « Rothschild », mais des « banquiers » ou du « capitalisme ultra-libéral et financier », et cela tombe bien pour les antisémites qui sont tout heureux de cet amalgame.

D’ailleurs, l’amalgame entre qui dénonce les liens de Macron avec la finance et l’antisémitisme ne redouble-t-il pas celui entre Juifs et finance en laissant croire que parler finance c’est, toujours, parler des Juifs ? Autrement dit, le non-dit antisémite n’est-il pas à l’œuvre et n’est-il pas activé par les propres pourfendeurs patentés de l’antisémitisme commis à la défense de Macron ?

Cette question n’est pas une provocation, elle est réelle et souligne le jeu très dangereux du macronisme menacé et radicalisé. Elle nous conduit en effet au second temps du fonctionnement de la fabrique présidentielle de la haine.

Le premier temps consiste, on vient de le voir, à se convaincre que la haine, c’est l’autre. Macron et son monde ne sont pas la haine, ils sont la « bienveillance » (un terme de management particulièrement prisé par M. Blanquer).

Le second temps est celui où l’on peut haïr en toute immunité, puisque la Haine est attribuée à l’Ennemi.

Si la Haine, c’est l’Ennemi, celui des ronds-points, alors l’Ennemi est forcément nauséabond, puisqu’il est raciste, forcément susceptible d’être frappé, blessé, violenté, puisqu’il est violent, forcément contraignable à des leçons de morale, bienveillantes of course, puisqu’il est sale et homophobe, et il est forcément l’instrument d’un complot, puisqu’il est complotiste.

De sorte que tous les mécanismes psychologiques et psychiatriques du racisme et de l’antisémitisme, imputés comme étant les tares quasi congénitales de l’Ennemi, sont en fait à l’œuvre dans les représentations macroniennes en voie de radicalisation.

Un air de déjà vu.

Les injonctions selon lesquelles reconnaître la réalité prolétarienne des évènements présents constituerait un « déni » de la place de tels ou tels réseaux, de tel ou tel individu porte-parole autoproclamé, de telles ou telles manœuvres, de tels ou tels préjugés s’exprimant parfois dans la masse, toutes choses qui proviennent ou qui pourraient faire le jeu de l’extrême-droite, tombent à plat car il n’est nul besoin d’enjoliver le prolétariat pour comprendre le potentiel et l’actualité de son mouvement.

En fait, ce sont ces injonctions qui ont pour fonction de dénier cette réalité prolétarienne. Ce faisant, ce sont aussi elles qui font le jeu de l’extrême-droite, en tentant d’interdire de l’affronter dans les consciences là où ces consciences se mobilisent, et parfois en lui faisant la faveur de la présenter comme dominant idéologiquement ce mouvement, ce qui relève du fantasme et révèle, en contrepoint, l’état de dégradation de certaines consciences à « gauche » dont la propre pensée est conforme au « complotisme » tant dénoncé.

Il y a comme un air de déjà vu dans la description diabolisante des gilets jaunes.

Quand les Syriens se sont soulevés contre Bachar el Assad, ou les Lybiens contre Kadhadi, des voix se sont immédiatement levées pour dénoncer l’islamisme, le localisme et les provocations de tels ou tels services secrets. Lorsqu’elles étaient sincères, ces voix ont fait le jeu de la répression sanguinaire contre les révolutions arabes, particulièrement en Syrie.

Quand les Ukrainiens se sont dressés pour arracher leur pays aux oligarques liés à la Russie, des voix, les mêmes ou d’autres, se sont élevées pour dénoncer la présence d’organisations d’extrême-droite sur le Maidan, tout à fait réelle, et nier le contenu démocratique du mouvement de masse portant le nom de Maidan. Lorsque ces voix étaient sincères, elles ont fait le jeu de la contre-offensive impérialiste russe et de ceux qui, d’une manière haineuse, qui n’est pas sans évoquer la représentation du peuple chez les macroniens, traitaient en bloc les Ukrainiens de « nazis ».

Les mécanismes de la diabolisation sont les mêmes et, dans tous les cas, ils se servent de la complexité du réel pour la réduire à un schéma binaire, accusant tout point de vue différent de « déni » ou de « dissonance cognitive ».

Pourtant, dans les cas syrien et ukrainien, ces mécanismes relevaient d’une vision géopolitique en apparence symétriquement inverse de celles de beaucoup des dénonciateurs du prétendu « fascisme » des gilets jaunes.

En effet, les contempteurs des révolutions arabes et du Maidan y voyaient des manipulations montées par l »‘Occident », l’Amérique, ou Israël, alors que bien des pourfendeurs de gilets jaunes verraient plutôt en eux l’incarnation d’un certain « Orient », celui de Poutine et des réseaux complotistes liées de près ou de loin à ses services.

Du coup, amusant pied de nez aux « campistes » de l’un ou l’autre camp, qu’ils se disent fascinés ou horrifiés par tel ou tel gilet jaune, il se trouve que beaucoup de gilets jaunes ont découvert le Maidan ukrainien comme très parlant pour eux, et se partagent le documentaire Winter of fire d’ Evgeny Afineevsky, diffusé sur Netflix – la comparaison entre la dimension atteinte, notamment les 1° et 8 décembre 2018 à Paris, et le Maidan, est en réalité naturelle et de bon sens, s’agissant de deux pays européens.

Ces visions opposées ont quelque chose de fondamental en commun : elles partagent le monde existant en camps géostratégiques et elles ont choisi l’un d’eux. Elles défendent donc l’ordre existant dans leur « camp », que se trouve être l’ordre mondial capitaliste commun aux différents « camps », même s’ils se font la guerre. Défendre la révolution syrienne, le Maidan ou les gilets jaunes, ensemble, peut au mieux se faire depuis un troisième et tout autre camp, celui du prolétariat.

Et du point de vue de ce troisième camp, celui de l’immense majorité, le message du Maidan apte à intéresser des gilets jaunes est très simple : c’est un affrontement physique avec l’appareil d’État allant jusqu’au départ du président …

Sédiments charriés et dynamique réelle.

Il n’est nullement nécessaire de se faire une représentation angélique, qui inverserait les termes manichéens de la pauvre idéologie macronienne, de ce que sont non seulement les gilets jaunes, mais le prolétariat en général.

Il n’existe pas de vertu prolétarienne, et le prolétariat n’est pas un sujet révolutionnaire prédestiné, il s’agit simplement de la majorité humaine qui ne peut vivre qu’en vendant sa force de travail, et qui y arrive ou non.

Tout ébranlement massif du prolétariat charrie avec lui pas mal de limon dont quelques composantes peu sympathiques.

A plus forte raison quand il s’agit d’un ébranlement qui, arrivant après des décennies de décomposition du mouvement ouvrier traditionnel tel que l’ont marqué le stalinisme et la social-démocratie, ne s’est pas tourné vers les organisations traditionnelle, rejetant les partis, et décidant d’agir, sans les rejeter, indépendamment des syndicats.

Non seulement des préjugés divers s’expriment – et sont d’ailleurs, ainsi, soumis à publicité, discussion, évolution, la « foule » sachant apprendre et discuter ! -, mais il est clair que des individus et/ou des réseaux complotistes ont joué un rôle important dans l’étincelle initiale, sans qu’ils aient d’ailleurs prévu ce qu’elle allait entraîner. Bien que le RN ainsi que DLF, qui avaient escompté une forte publicité initiale, n’aient pas su ni voulu appuyer le vrai caractère d’un mouvement prolétarien qui revendique hausse massive des salaires et vraie démocratie, certains de leurs émissaires et des réseaux parallèles sont présents. Ils ne déterminent en rien le contenu social du mouvement, et les dénonciations des « gilets jaunes » fascistes font leur jeu, comme les insultes gouvernementales.

Précisons encore qu’il ne s’agit pas d’un mouvement « populiste » au sens des manifestations qui, en Italie, ont conduit au Movimiento Cinque Stelle.

Celles-ci, massives, étaient beaucoup plus dominées par la véritable petite bourgeoisie, notamment le petit patronat d’Italie du Nord, et aussi les couches intellectuelles appauvries qui avaient longtemps soutenu la gauche traditionnelle, les uns et les autres beaucoup moins présents sur le terrain dans la situation française actuelle – les couches « moyennes » intellectuelles culturellement « de gauche » étant souvent méfiantes ou apeurées par les gilets jaunes, alors qu’en Italie elles sont largement passées au M5S.

Ces manifestations italiennes se sont définies d’emblée comme un mouvement politique, remettant certes en cause la « classe politique » dans son ensemble, mais non pas véritablement le régime néo-parlementaire italien, alors que l’effet de centralisation sur la figure présidentielle, qui ne provient pas des gilets jaunes au départ, mais du régime et du président eux-mêmes, conduit le mouvement actuel en France à exiger son départ, et pas pour le remplacer.

De plus, en France, les organisations se définissant peu ou prou comme « populistes » en n’entendant plus être des « partis » sont apparues et occupent le terrain, depuis bien avant le mouvement social des gilets jaunes. Ce sont le FN devenu RN et, sur ses franges, les DLF, Philippot, UPR et autres, c’est d’autre part la FI, et l’on ne peut pas dire que les uns ou les autres soient en train de recruter sur les ronds-points. Et c’est aussi … LREM (sans commentaire !).

Les récentes déclarations de Luigi Di Maio apportent certes de l’eau au moulin de l’antienne que répètent en boucle tous les apeurés de ce côté ci des Alpes, « ça finira comme en Italie« . Mais en Italie, on sait très bien que ce qui inspire le dirigeant du M5S c’est la peur de s’effondrer aux européennes, entre abstentions, concurrence éventuelle à gauche et surtout vampirisation par la Lega. Et donc, les chefs du M5S, qui avaient noué des contacts suivis avec … LREM, se font soudain « gilets jaunes », et Salvini en riposte fait une surenchère démagogique. Visiblement exécutif et Affaires étrangères en France ne croient pas que le gouvernement italien, qui vient de s’accorder avec Bruxelles en reportant à plus tard les mesures sociales du programme du M5S, soutienne réellement leur renversement, au vu de leurs réactions de plus modérées.

Non pas « populiste », donc, que ce soit ou non au sens du « populisme de gauche » à la Mouffe-Laclau, mais prolétarien, et par là populaire et, à sa façon, national et démocratique, ce déferlement ne correspond donc pas non plus à la « révolution citoyenne » de J.L. Mélenchon, sauf à admettre, ce à quoi ce dernier est d’ailleurs peut-être disposé, qu’il a échoué à représenter ce qui arrive finalement.

Le contenu démocratique de cette vague est exprimé maladroitement par le thème du « RIC », le référendum d’initiative citoyenne, qui s’est imposé comme un substitut partiel à l’exigence de démission de Macron après le 10 décembre, mais qui ne l’a pas remplacé dans les slogans des manifestations. Après avoir conspué ce thème en raison de sa défense par les réseaux confusionnistes de Chouard et autres, bien des macroniens s’apprêtent à tenter de le récupérer dans un rafistolage de la V° République en mode panique.

L’attachement de nombreux gilets jaunes au « RIC » se comprend : il signifie une poussée vers la vraie démocratie, non pas une pure et simple démocratie directe, mais une démocratie dans laquelle les représentants seraient élus après de vrais débats, dotés d’un vrai pouvoir au détriment de l’appareil exécutif de l’État dont on pourra se passer, pleinement responsables et donc révocables, selon des procédures (réunion des assemblées primaires) qui avaient été dessinées en 1793.

Ce contenu se dirige purement et directement sur la destruction de l’exécutif parasitaire et superflu, et il est à cet égard autrement plus civilisé que ceux qui nous gouvernent.

Or, la diabolisation de l’Ennemi se polarise sur ce contenu démocratique : le fait de cibler l’exécutif, de manifester vers l’Élysée, est amalgamé au « pire », au fascisme, à l’antisémitisme, etc., afin de légitimer une répression déchaînée.

L’Ennemi, c’est celui qui menace le pouvoir exécutif dans son existence même. Mais cette menace, c’est la démocratie !

VP, le 09/01/2019.

A propos aplutsoc

Arguments Pour la Lutte Sociale - Ce bulletin, ou circulaire, est rédigé par des militants pour qui le siècle commencé est gravement menacé par le capital, et pour qui la révolution prolétarienne, prise en main de leur destinée collective par les exploités et les opprimés eux-mêmes, est plus que jamais à l’ordre du jour. Il a pour but de fournir des arguments, des éléments politiques, des propositions d’action et matière à débat à toutes celles et tous ceux qui veulent ouvrir, en France et au niveau international, une issue politique aux luttes sociales qui ne cessent pas.
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Un commentaire pour La fabrique présidentielle de la haine

  1. Cette analyse est juste et il faut faire grandir l’idée d’une « grève générale insurrectionnelle » pour faire tomber dans les poubelles de l’histoire la 5ème république et ses institutions dictatoriales. Cette république bourgeoise autoritaire mise en place par De Gaulle-Debré , d’où la défense de cette république par les frères Debré actuels, est une ineptie démocratique qui cadenasse toute expression populaire et valorise simplement le leader dit charismatique comme De Gaulle ou des individus valets que la bourgeoisie choisit dans ses rangs comme tous les présidents de la république jusqu’à aujourd’hui . Aucun Président depuis Robespierre n’est issu des rangs populaires des usines ou du monde paysan . Robespierre était avocat et de petite noblesse sensible aux besoins du dit petit peuple comme Saint-Just . Jamais la bourgeoisie n’a accepté que le pouvoir soit confié à un homme ou une femme du peuple d’en bas et lorsque la Commune de Paris a pris le pouvoir pendant 3 mois en 1871 elle a utilisé la force militaire pour l’écraser dans le sang sans aucun remord et avec une grande barbarie comme Daech.
    Aujourd’hui elle est prête à faire de même si le mouvement populaire prend de l’ampleur et menace vraiment son pouvoir d’où l’utilisation de la peur pour faire rentrer chez eux tous les manifestants. Cette stratégie a marché en 1968 , ce qui lui a permis depuis cette époque de réorganiser tout son appareil productif au détriment de la classe ouvrière qu’elle a fait fondre en effectifs grâce à la désindustrialisation de la France , ce qui a entraîné des millions de chômeurs et de SDF et une pauvreté galopante dans de nombreux territoires de l’Est , du Nord, du Sud et du Centre du pays. Cette politique de la terre brûlée lui revient en pleine figure comme un boomerang avec le mouvement des gilets jaunes auquel vont s’adjoindre d’autres couches sociales du pays comme les fonctionnaires , la paysannerie et les petits patrons ruinés . Cela fait beaucoup de monde en colère et en mouvement et les forces actuelles de la bourgeoisie sans l’aide de la police ou de l’armée ne pourra y résister . Les forces de répression seront -elles mobilisables en permanence pour défendre cette classe en danger ? Pour l’instant OUI, mais jusqu’à quand? Là est le questionnement historique ! D’où la nécessité de millions de travailleurs en grève insurrectionnelle pour empêcher les forces de répression d’agir soit par peur , soit par adhésion devant un rapport de force en leur défaveur . Quand le peuple n’en peut plus de la misère , quand il ressent qu’il n’a plus d’avenir il est alors possible que la révolution se déclenche. Et là les révolutionnaires communistes et autres progressistes peuvent aider le peuple dans une action intelligente et créative qui changera le cours de l’histoire du pays en mettant la bourgeoisie en tant que classe possédante au musée de l’histoire. Cela est urgent et le peuple a l’air de le pressentir pour qu’il retrouve vraiment un avenir …..

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