Mercredi 15 mars, assassinat à Rio de Marielle Franco, militante socialiste révolutionnaire brésilienne, élue du PSOL (Parti du Socialisme et de la Liberté), avec des balles de la « police militaire ». Immédiatement, manifestations de masse. C’est la concrétisation d’un tournant : le message est que le régime Temer, c’est la corruption plus les méthodes de la dictature. Mais la classe ouvrière brésilienne n’est pas celle des années 1960. Elle va combattre. Et venger Marielle Franco.

Dimanche 18 mars, on apprend la prise d’Afrin par l’armée turque. Disons-le net : il n’y a pas eu de solidarité internationale avec Afrin. Il n’y en a pas eu, car ceux qui ont manifesté pour Afrin en refusant d’entendre parler de la Ghouta n’ont, du coup, pas manifesté réellement pour Afrin. Les deux meurent ensemble et sont inséparables. Et ne défendre que l’un, c’est faire le jeu d’Erdogan comme de Bachar.

Temps mauvais. Mais dimanche 18 mars, c’est l’anniversaire de la Commune de Paris. Avec la pleine conscience des faux pas et impasses du passé, nous avancerons.