Soudain, le massacre des Rohingya et l’exode de centaines de milliers d’habitants de l’État côtier birman de l’Arakan vers le Bangladesh voisin, où ils sont maltraités et rançonnés, a fait parler de ce groupe persécuté.

Soudain, les pourfendeurs de l’ « islamophobie » à la place du racisme anti-arabe en Europe, ont eu leur attention attirée par une persécution religieuse effective et terrible contre des musulmans.

Les Rohingya sont un groupe dont la langue est apparentée au Bengali, installés sur les côtes birmanes depuis les XIII°-XIV° siècles, occupant des métiers non agricoles, et que le colon britannique avait instrumentalisés. Lors de l’indépendance birmane, les militaires et les bonzes bouddhistes ont ensemble proclamé la pureté ethno-religieuse du pays et interdit la nationalité birmane aux Royingas, désignés comme boucs émissaires.

Aung San Su Kyi, prix Nobel de la paix, que l’on a fait passer pour une sainte, est issue de ce sérail – son père dirigeait l’armée lors de la création de l’État birman – et a toujours inscrit son « combat pour la démocratie » dans le cadre d’un pays ethno-religieux « pur ». On le découvre ou fait mine aujourd’hui de le découvrir …

Mais bien sûr qu’il faut défendre les Rohingya !