Les résultats des élections dans les TPE (Très Petites Entreprises) ont été publiés par le ministère du Travail, avec du retard, vendredi 3 février. Le sabotage total, gouvernemental, patronal et médiatique, de ce scrutin, a pour conséquence que les voix exprimées correspondent quasi strictement aux contacts réels de chaque organisation. Le résultat est inquiétant car seulement 323.622 suffrages sont exprimés, soit un taux de participation de 7,7%, pour 478.866 en 2012, ce qui n’était déjà pas terrible.

Certes, la CFDT ne passe pas du tout, loin s’en faut, devant la CGT, ainsi que l’avaient claironné par anticipation plusieurs médias cet automne, à présent silencieux. Mais avec 25% des suffrages, la CGT passe de 136.000 à 81.000 voix, ce qui pose la question de l’organisation des unions locales, de la lutte contre la précarité, de la défense de tous les salariés et de l’accessibilité à ceux-ci. La CFDT recule aussi, ainsi que FO et Solidaires. Les seuls gains sont ceux de l’UNSA, de 33.000 à 40.400 voix, ce qui ne constitue nullement une mouvement de masse mais suffit à faire monter le pourcentage, l’apparition de la CNT-Solidarité ouvrière qui, du coup, fait passer le cumul des deux CNT devant Solidaires, et la majorité absolue du STC en Corse où la participation plafonne à 9,5%.

05-02-2017.