Il se passe quelque chose aux États-Unis !

Vous avez remarqué, certainement : il se passe quelque chose aux États-Unis ! D’abord, pendant des mois, on a entendu parler d’un gros abruti, l’odieux milliardaire Donald Trump, The Donald, qui casse la baraque au parti républicain en vue des présidentielles de fin 2016. Mais voici que depuis quelques semaines on entend aussi parler du sympathique socialiste – socialiste ! – Bernie Sanders, The Bern – Feel the Bern ! disent ses supporters ! – qui, lui, casse la baraque au parti démocrate et commence même à passer pour éligible – un socialiste à la Maison Blanche !

Alors, certes, on pourrait vous la faire ainsi, car on sait faire vu que dans les écoles de formation d’extrême-gauche on a tous appris un jour ou l’autre ce refrain :
« … ce qui se passe n’est que la réfraction déformée de la lutte des classes aux Etats-Unis, plus que jamais tout ceci souligne qu’il y a vraiment, vraiment besoin d’un parti ouvrier indépendant dans ce pays (si possible un parti ouvrier révolutionnaire mais bon, on verra !), et qu’il y a vraiment, vraiment besoin dans l’immédiat de dire à tous ces jeunes et tous ces travailleurs qui soutiennent Sanders qu’il ne faut pas être dupe puisque, comme chacun sait, le parti démocrate est un parti capitaliste et donc que tout candidat du parti démocrate ou à son investiture est un candidat capitaliste, donc que leur mouvement n’a pas d’autre signification que de souligner qu’il y a vraiment, vraiment besoin d’un parti ouvrier indépendant dans ce pays … » (la suite, en boucle).

On pourrait vous la faire. On ne vous la fera pas, parce que bon, Marx et les autres grands référents avaient ceci de commun qu’ils partaient du réel et de l’analyse concrète des situations concrètes, ne faisant pas de la répétition des formules apprises des recettes aptes à justifier qu’on se tienne sur son quant-à-soi, mais discernant dans le mouvement réel ce qui correspond, ou pas, aux catégories générales dégagées par l’analyse et transmises par la tradition.

Donc c’est ça qu’on va vous faire, au risque de se tromper, au risque du réel, parce que ce dont ont besoin les masses n’est pas d’apprendre des leçons, mais de gagner.

Ankylose au sommet

L’impérialisme nord-américain est le plus puissant du monde mais il est sévèrement en crise. Son éruption interventionniste faisant suite aux crimes du 11 septembre 2001, qui en ont donné la possibilité politique, l’a finalement affaibli, conduisant à la fois à l’élection d’Obama et à la faillite de Lehman Brothers, ces deux événements concomitants de l’automne 2008.
Après deux mandats d’Obama, 8 ans, la crise au sommet et le mécontentement en bas sont spectaculaires.
Au sommet, le fait le plus frappant est une ankylose qui aboutit à un quasi non renouvellement des élites dirigeantes.

D’une part, côté démocrate, 8 ans après, c’est toujours Hillary Clinton, ancienne épouse de président, qui représente le président « normal » des États-Unis, choisi par Wall Street et les grandes firmes. Mais elle était déjà candidate en 2008 et avait été coiffée – à la surprise générale- par un noir ayant voté contre la guerre en Irak, Barack Hussein Obama. La revoilà telle quelle avec 8 ans de plus, présentée comme une évidence obligatoire, comme la seule possibilité raisonnable, adoubée par avance malgré ses casseroles inévitablement nombreuses et le piétinement de sa politique étrangère proclamée en 2012 – se recentrer sur le « pivot Asie-Pacifique », après quoi Proche-Orient et Ukraine ont bloqué ce redéploiement annoncé …

Côté républicain, la situation est elle aussi répétitive : depuis l’échec final de la fuite en avant néocons des années Bush, le parti républicain est caractérisé par l’irruption d’une galerie de candidats tous aussi riches et tous aussi timbrés les uns que les autres : mystiques créationnistes, excités anti-syndicaux, prêcheurs apocalyptiques, pétroliers dénonçant le complot de ceux qui croient au changement climatique, on en passe et des meilleurs.

The Donald

Le meilleur, ou le pire, justement, dans ce contexte, est passé devant : le milliardaire Trump finance sa campagne en auto-entrepreneur, avec un discours anti-élites, anti-Washington, anti-Wall Street, prétendant que les salaires monteront quand les hispaniques seront virés, appelant à casser du musulman, saluant Poutine en « vrai chef d’État » (ce dernier lui a répondu : Trump serait un excellent président, un vrai homme et pas une lopette comme l’autre …), disant s’opposer au traité économique transatlantique : un mélange de protectionnisme, de défense des « petits » contre les « gros », de clientélisme, avec une très forte dose de racisme.

Les couches petites-bourgeoises, ou, souvent, plus exactement les couches sociales prolétariennes qui ont cru qu’elles faisaient partie de la « classe moyenne », ce grand mythe américain, et qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, dans les campagnes profondes et les petites villes, adhérent souvent, faute de mieux, à ce discours qui, pour entièrement capitaliste et réactionnaire qu’il est, n’est pas celui de l’ « establishment ». La poussée dans les milieux tea party, vers Trump, a conduit Sarah Palin à le soutenir, alors que les réseaux religieux protestants fondamentalistes se méfient de lui et soutiennent plutôt Ted Cruz, qui est un spécimen d’énervé par ailleurs tout aussi inquiétant, le côté « biblique » en plus.

La poussée « populiste » en faveur de Trump ne pouvant guère, en raison de son racisme affiché, s’étendre aux hispaniques et encore moins aux noirs, la candidature Trump à elle seule ne suffit cependant pas à provoquer l’implosion de la classe politique institutionnelle des États-Unis. Trump n’est pas si nouveau : en prélevant des pièces sur tel ou tel analphabète fortuné ayant été un jour ou l’autre candidat à l’investiture républicaine depuis 30 ans, on peut composer un mannequin de foire à son effigie. La décomposition des dynasties régnantes chez les républicains, parti dominant sur la majeure partie du territoire, ne conduit pas par elle-même à une catastrophe pour Wall Street, dans la mesure où au final elle peut servir à faire élire Hillary Clinton comme moindre mal, seule issue raisonnable et, en prime selon ses supporters, « première femme présidente ».

C’est donc bien l’irruption de Bernie Sanders qui fait du tableau présent un tableau de crise politique sans précédent dans l’histoire des États-Unis.

The Bern

Derrière le « phénomène Sanders » il y a assurément la poussée des luttes sociales depuis la crise, et surtout depuis 2011 : grève générale du Wisconsin, nombreuses grèves dans divers secteurs, des instituteurs de Chicago aux fast-foods et mouvement pour le salaire minima à 15 dollars de l’heure, mouvement Occupy Wall Street.

La recherche d’une traduction politique électorale de cette effervescence s’était déjà traduite localement, le fait le plus avancé étant l’élection, et la large réélection récente, de Kshama Sawant, institutrice d’origine indienne, membre du groupe d’origine trotskyste Socialist Alternative et candidate sous l’étiquette de socialiste, dans un important district de Seattle. Mais tout le monde ressentait comme impossible la réédition à l’échelle nationale d’un tel exploit, le financement, les médias, et le cadre séculaire des « primaires » démocrates et républicaines, verrouillant complètement le système.

Bernie Sanders s’est porté candidat à l’investiture démocrate à l’été 2015 et n’était pas, auparavant, membre du parti démocrate auquel il n’a adhéré qu’après avoir demandé son investiture. Ni les secteurs de gauche pour qui toute intervention dans le parti démocrate, en tout cas au niveau national (car les connexions de syndicats et de mouvements sociaux divers avec des élus démocrates locaux sont courantes), est exclue, ni ceux qui, inversement, y font du lobbying syndical ou associatif, ne se sont d’emblée portés à son appui, loin de là ; mais par contre un mouvement spontané puissant s’est rapidement développé, avec des dons financiers de petites sommes, tout don d’entrepreneur ou trop élevé étant refusé par Sanders, qui a fini par agréger, avant la fin de l’année 2015, des montants officiellement comparables à ceux des « grands » candidats, impliquant donc des millions de donateurs.

Occupy democrats, s’intitule l’un des réseaux de soutien à B. Sanders ! De fait, bien des jeunes et des travailleurs qui le soutiennent n’ont pas d’illusions sur le parti démocrate en tant que tel.

Qui est Bernie Sanders ? D’une famille de juifs polonais largement décimée par les nazis, né en 1941, il grandit à Brooklyn, dans les quartiers pauvres de New York, et rejoint, au début des années 1960, la Young People Socialist League, organisation de jeunesse du Parti socialiste américain, participant notamment au mouvement pour les droits civiques des noirs. Le PS américain était alors dominé par le courant de Max Shachtman, l’un des fondateurs du trotskisme aux États-Unis, mais qui dans cette période dérive vers la droite en choisissant le « camp occidental » contre le bloc soviétique à Cuba ou au Vietnam. Pris entre cette dérive et les nombreux mouvements gauchistes de la jeunesse, le PS américain, créé en 1903, explose en 1973. Sanders socialiste indépendant s’apparente au principal courant issu de cette explosion, les Democratic Socialists of America : une traduction exacte de l’identité politique qu’il revendique ne serait donc ni « socialiste », ni « social-démocrate », mais « socialiste-démocrate ». Pendant trois décennies, il fait son trou dans le Vermont, un État rural proche du Canada, conquérant d’abord la mairie de Burlington, ville à la riche vie culturelle, patrie du philosophe John Dewey, francophile, et « 100% énergies renouvelables » (bois, éolien, barrages), puis conquérant le poste de sénateur de l’État, siégeant donc au Congrès où il est depuis deux décennies le seul élu non affilié à l’un des deux grands partis, tout en votant généralement avec les démocrates ou avec leur aile dite « progressiste ».

Bernie Sanders est donc issu du mouvement ouvrier nord-américain, ce qui ne fait pas de lui un « révolutionnaire » mais qui reste marqué dans ses interventions, qui se réfèrent à la « classe ouvrière » à un point qui a disparu depuis longtemps des discours de n’importe quel leader du PS ou même du PCF de chez nous. Sa décision d’aller chercher l’investiture démocrate fait-elle de lui un « candidat capitaliste » ?

La nature de la campagne Bern

Elle intervient en 2015, dans le contexte de crise du système politique US, et au lieu d’offrir une accalmie à cette crise, elle l’aggrave. Tout commentateur « révolutionnaire » ferait bien de s’enfoncer cette réalité dans la tête : oui, les « primaires » sont tout ce que vous voulez, un cirque, un marché, une duperie, un trucage, une addition de magouilles, mais la crise sociale et institutionnelle aux États-Unis a abouti à cette réalité, sans doute transitoire, en cette année 2016 : aux États-Unis aujourd’hui c’est dans « les primaires » que les choses se passent, que la recherche d’une issue par la masse mécontente d’en bas, et la crise de renouvellement de ceux d’en haut, se rencontrent.

Les masses s’y intéressent, beaucoup plus qu’à des élections régionales en France par exemple ! Et de façon croissante, elles y vont. Côté Trump, pour l’instant, ce sont des familles de blancs déclassés qui viennent mettre le bazar dans les primaires, côté Sanders, c’est, en masse, la jeunesse des deux sexes, qui a rappliqué pour le mettre au même niveau que Clinton dans l’Iowa fin janvier, puis très au dessus, quelques jours plus tard, dans le New Hampshire, ouvrant une formidable brèche dans le « système ». Tout militant qui veut aider sa classe à agir aujourd’hui aux États-Unis doit aller dans les primaires qui, parfois, disons-le au risque de surprendre, prennent un tour « soviétique » de démocratie directe dans la tradition des town meetings de la révolution américaine !

L’enthousiasme des jeunes est en train, sur les campus et par là jusque dans les mêmes petites villes et campagnes où n’était parvenue jusque là que l’image « anti-système » de Trump, de se développer en mouvement de masse. La génération parvenue à l’âge adulte après la crise de 2008, c’est la génération Sanders. Le mouvement ouvrier traditionnel est confronté à la question : il est significatif que les états-majors syndicaux a priori soutiennent H. Clinton, seules les fédérations des infirmières, des postiers, et des télécommunications, soutenant Sanders. L’appui du CWA, Communications Workers of America, en date du 17 décembre dernier, pourrait « booster » les soutiens syndicaux (on notera que Sanders a refusé son aide financière, se maintenant dans une position de « pas de gros soutiens »), et a conduit à la neutralité du syndicat de la métallurgie parti d’abord pour appuyer Clinton. C’est un fait : non seulement il n’y a pas de parti ouvrier indépendant aux États-Unis, mais nous ne sommes pas du tout dans une dynamique « pure », telle qu’écrite dans d’anciens (et respectables) grimoires, de genèse d’un labor party basé sur les syndicats.

Si l’on s’en tient à ce que dit Sanders, on est dans une dynamique « populaire » et « anti-Wall Street », qui aspire à une « révolution politique » : le président élu ne pourra rien contre les trusts, affirme-t-il avec un sous-entendu, évident pour son public, envers Obama, si le peuple organisé et mobilisé n’est pas derrière lui, voire devant lui. La « révolution politique » ce serait donc le retour de « nous, le peuple » dans la Constitution, lui redonnant son contenu social : pour créer une sécurité sociale « à la française », généraliser le salaire minima à 15 dollar de l’heure, subventionner les coopératives, racheter les dettes des étudiants, il faudra augmenter les impôts sur la richesse et sur le capital, ce qui sera impossible sans une population organisée et mobilisée dans chaque comté, chaque État, et au niveau de l’Union. Ce discours « neuf » ne renie pas trois grandes références passées : Martin Luther King, Franklin Delano Roosevelt et le fondateur du socialisme américain, Eugène Debs, dont Sanders a le portrait dans son bureau. C’est un discours « progressiste » ou « populiste » au sens américain, avec un ancrage ouvrier – Debs ! -, qui relève de la tradition des tentatives de « tiers partis » basés sur « le peuple ». Des secteurs de l’establishment démocrate, notamment l’ancien secrétaire au Travail de Clinton (Bill), Robert Reich, commencent à le soutenir.

Si nous jetons un coup d’œil sur la presse de Socialist Alternative, le groupe de Kshama Sawant, qui soutient la campagne de Sanders (une position qui semble encore minoritaire dans l’extrême-gauche traditionnelle des États-Unis, soit spectatrice, soit hostile), nous voyons une organisation en train de se construire par et dans la campagne Sanders, mettant en avant un élément de différenciation : la revendication que si Clinton devance Sanders, alors ce dernier devra maintenir sa candidature. Car l’espoir qui commence à ébranler des millions de jeunes et très bientôt de moins jeunes aux États-Unis, n’est pas la réalisation d’un vieux programme, qu’il soit « progressiste » ou bien « socialiste révolutionnaire », mais porte sur la question du pouvoir associée à la question de la vie quotidienne, des jobs et des enfants : il s’agit bien de porter The Bern à la Maison Blanche.

D’ores et déjà, Sanders a été amené à s’adresser aux électeurs de Trump comme aucun candidat démocrate ne pouvait le faire, sortant de facto du cadre de la lutte pour l’investiture démocrate, tout en y marquant en fait un point important, car Hillary ne pouvait évidemment pas leur parler ainsi. Très simplement, il leur dit qu’ils ont entièrement raison d’être en colère et qu’au lieu d’écouter un milliardaire leur dire de taper sur les étrangers, il leur faut rejoindre le mouvement du peuple en train de monter pour une révolution politique.

Le vote noir pour Clinton ou pour Sanders : un enjeu pour la lutte des classes !

Le principal obstacle dans la conquête d’une majorité à l’investiture démocrate, conquête qui elle-même ne signifie pas l’investiture car trucages et magouilles seront au rendez-vous, revêt maintenant un sens politique de première importance : il s’agit du vote noir.

Le discours pro-Clinton et les discours gauchistes ici se rejoignent : Sanders est voué par les uns aux gémonies pour ne pas être un candidat révolutionnaire « indépendant », mais les uns et les autres considèrent que dans ces conditions il serait normal, dans l’ordre des choses, que les noirs votent Clinton ainsi que le caucus noir des représentants au Congrès les y appelle.

Dans ce « débat », surgissent les pires arguments. Sanders, nous dit-on, est un blanc, et les travailleurs blancs qu’il prétend représenter ne comprennent rien aux « problématiques afro-américaines ». En plus c’est un homme : les noirs, après avoir élu l’un d’eux, sont invités à élire une femme, ce qui serait tout de même mieux que ce vieil homme blanc ! Que cette femme puisse aspirer à la présidence précisément parce que, et seulement parce que, elle a été « femme de … », voila qui n’est pourtant pas d’un féminisme échevelé !

Et puis, si l’on tient absolument à distinguer le prochain scrutin présidentiel par l’accession à la magistrature suprême de quelqu’un issu d’une couche opprimée ou minoritaire, on pourrait rappeler au passage l’origine juive de Sanders (il n’y a jamais eu de président US d’origine juive) … ce qui, il est vrai, n’est pas forcément un avantage aux yeux d’une certaine « gauche radicale » qui ne connaît dans le vaste monde que la dénonciation d’ « Israël » en guise d’internationalisme.

Le fond de la question est que les noirs, le mouvement d’émancipation afro-américain, se trouve, maintenant, devant un dilemme et devant une responsabilité.

Outre la montée des luttes de classe, les 8 années d’Obama ont vu la question noire reprendre une acuité sans précédent. Le fait que le président soit « noir » et que les noirs dans la vie réelle n’aient connu aucune amélioration et que, pire, le déchaînement policier assassin contre eux se soit fortement aggravé dans la dernière période, entraîne une intense réflexion collective. On en a eu le témoignage récemment, d’une façon inattendue – mais cette irruption répétée de l’inattendu n’est-elle pas la marque du moment présent ? La star Beyoncé (qui soutient H. Clinton par ailleurs ! ), dans un show inaugurant le super-bowl (finale du championnat de foot américain), arbore le béret des Black panthers -autrement dit, et quoi que l’on pense d’elle par ailleurs et quoi qu’elle en pense d’ailleurs elle-même, elle pose publiquement la question de l’autodéfense armée des noirs contre les agressions policières. Dans tout le pays, le mouvement Black Lives Matter n’avait pas été aussi explicite !

Voter Clinton, comme on vote pour un puissant protecteur, comme on vote pour les bons blancs qui veulent vous secourir, serait pour les masses noires rester dans la soumission. Percevoir, et rapidement, que c’est le vote Sanders qui est émancipateur, voila l’enjeu des prochaines semaines, avec les primaires qui vont avoir lieu en Caroline du Sud le 20 février, puis tout au long de mars.

Que faire tout de suite ?

Premièrement, soutien à Sanders.
Deuxièmement, explication pour faire basculer le vote noir du clientélisme à l’intervention active dans la lutte des classes, par le vote Sanders.
Troisièmement, campagne pour un maintien de Sanders quoi qu’il arrive à l’issue des primaires.
En dehors de ces trois axes immédiats, toute politique révolutionnaire aux États-Unis aujourd’hui ne saurait être que pâle littérature. Avec ces trois axes, on peut, on doit, organiser !

A propos aplutsoc

Arguments Pour la Lutte Sociale - Ce bulletin, ou circulaire, est rédigé par des militants pour qui le siècle commencé est gravement menacé par le capital, et pour qui la révolution prolétarienne, prise en main de leur destinée collective par les exploités et les opprimés eux-mêmes, est plus que jamais à l’ordre du jour. Il a pour but de fournir des arguments, des éléments politiques, des propositions d’action et matière à débat à toutes celles et tous ceux qui veulent ouvrir, en France et au niveau international, une issue politique aux luttes sociales qui ne cessent pas.
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