Daniel Gluckstein a lancé les militants du PT (Parti des Travailleurs) dans une campagne présentée comme le défendant contre « la calomnie », en défense « de la presse ouvrière et démocratique », qui est en réalité, comme nous l’avons démontré en publiant, et nous seuls, tous les documents auxquels il se réfère, une campagne, menée sur la base d’une citation tronquée et d’un mensonge par omission, visant à mettre au ban du mouvement ouvrier Aplutsoc et Vincent Présumey, par ailleurs menacé de mort par l’extrême droite.
Les 460 signataires sont à la fois un nombre élevé, regrettable pour tous ceux qui ont signé sans demander à avoir connaissance des documents réels, et faible, au regard des effectifs supposés du PT et des efforts déployés (dont nous avons eu connaissance) pour faire signer un maximum de dirigeants syndicaux.
Pourquoi cette campagne du « PT » contre Vincent Présumey et Aplutsoc ?
Aplutsoc donne aujourd’hui des éléments aidant à comprendre le pourquoi de cette campagne au moment présent.
Le 21 mars 2025, le PT a tenu un « meeting international contre la guerre et l’exploitation » à l’espace Charenton à Paris, présidé par Daniel Gluckstein, donnant la parole à Victor Sydorchenko, présenté comme « militant ukrainien, membre de l’Union des militants de la Gauche Post-Soviétique » – ici à 1h 06 ‘ 42’’ de la vidéo.
Son intervention, traduite du russe par Dominique Ferré, commence par dénoncer l’aide à l’Ukraine comme mobile des politiques anti-sociales du gouvernement français, explique que le seul enjeu de la guerre est de savoir quels capitalistes vont piller l’Ukraine, affirme que ce n’est en rien une guerre nationale, prétend – mensongèrement – que les pertes ukrainiennes portent sur 50% à 70% des fantassins envoyés au front, se félicite du nombre de déserteurs ukrainiens (qu’il dit être de 200 000), dénonce la répression contre un mystérieux « Front ouvrier d’Ukraine » qui appelle à la mutinerie des soldats, se félicite de l’assassinat d’un « nationaliste » qui aurait trempé dans le « massacre de la Maison des syndicats d’Odessa » le 2 mai 2014 – en fait l’une des plus grandes provocations qu’aient montées les services russes -, se félicite de la « défaite » ukrainienne dans la région de Koursk en Russie, affirme que la fin de l’URSS a été la plus grande tragédie qui soit, et conclut en appelant à la fraternisation entre Russes et Ukrainiens.
Tout militant sérieux ne prenant pas des vessies pour des lanternes aura reconnu là la litanie classique des prorusses, fake-news comprises, se faisant passer pour des « internationalistes », utilisant les difficultés du peuple ukrainien, et prêchant la défaite et la soumission sous couvert de « fraternisation ».
(A suivre).