La session parlementaire de juillet, première session du gouvernement Macron/Philippe, aura été la « pire » session parlementaire de la V° République, ce qui n’est pas peu dire !

Répétons-le : sous Macron, le parlement-croupion n’est plus qu’un croupion.

Les tartufferies, billevesées, coquecigrues et autres corneguidouilleries qui font l’essentiel des débats en séance comme en commission n’ont rien à voir avec le « rodage » de « débutants » que certains « anciens » « bizuteraient », comme l’a narré le préposé à cette java, le sémillant De Rugy. Il s’agit bien de l’expression pure de la tentative de restauration d’une V° République renforcée par Macron, qui passe, comme il l’a annoncé à Versailles, par l’accélération des débats, le vote, bientôt, des lois en commissions et pas par l’assemblée elle-même, et la réduction du nombre de députés.

 Mais ceci engendre une pagaille qui a commencé à se voir, et qui, comme tout le reste, se retourne contre Jupiter depuis le 14 juillet. Au point que cela devient gênant.

Alors, si J.L. Mélenchon et A. Quatennens avaient prophétisé le basculement vers « l’insoumission » de jeunes députés macroniens, ce que l’on a vu lors du débat sur la « loi pour la confiance dans la vie publique » (sic), c’est en effet un début d’explosion du groupe LREM (en réalité affecté depuis la crise qui a opposé Macron à l’état-major, lequel avait le soutien de la commission Défense de l’assemblée présidée par l’élu LREM J.J. Bridey), mais nullement vers une quelconque « insoumission », ou vers une opposition à la politique antisociale de Macron- ce tas de larbins et d’arrivistes a applaudi debout la baisse de 5 euros des APL ! Non, les uns voulaient garder leur réserve parlementaire, d’autres voulaient tel ou tel passe-droit, et ce fut donc le bazar général.

 Dans cette situation, une opposition parlementaire conséquente aurait dû affirmer hautement que ce croupion n’est pas un parlement et voter contre cette loi, afin d’affirmer sa défiance envers l’exécutif anti-social et anti-démocratique qui a mis le parlement dans cet état. La société civile, la vraie, aurait parfaitement compris que ce vote contre n’était pas « immoral » mais visait Macron, la véritable source de cette gabegie.

 Or, les 4 voix contre venaient de la droite LR. Sur 31 élus « Nouvelle gauche » (PS) 16 ont voté Pour et 15 s’étaient évanouis dans la nature ; sur 16 membres du groupe GDS (PCF et apparentés), 12 se sont abstenus, et 17 sur 17 membres de la FI se sont abstenus.

Par ailleurs les non inscrits (dont M. Le Pen et N. Dupon-Aignan) se sont abstenus.

 Il paraît qu’il y a une opposition parlementaire exemplaire, insoumise, qui en plein été tient haut levé l’étendard de l’insurrection ?

Où ça ?

30-07-2017.