Loi de sécurité globale et affaire Blanquer : à bas l’exécutif !

 TRACT pour mardi.

 En plein confinement, M. Macron entreprend d’ébrécher, pour le détruire, le bloc de lois démocratiques et républicaines qui entrave la V° République depuis ses débuts : loi sur la presse de 1881, loi sur les associations de 1901, loi laïque de 1905.

Mardi 17 novembre, spontanément, des jeunes, des défenseurs des libertés démocratiques, ont commencé à manifester dans tout le pays, et à Paris vers l’Assemblée nationale, contre la loi dite de « sécurité globale ».

 

L’arbitraire présidentiel, préfectoral et policier sévit et entend sévir plus que jamais. Et c’est juste à ce moment qu’éclate, par les enquêtes de ce qui subsiste de presse libre, l’affaire Blanquer. Le ministre de l’Education nationale qui aurait voulu être nommé à l’Intérieur cet été, est déjà jugé par les personnels de l’enseignement public, par la jeunesse, par l’opinion publique démocratique, comme indigne de dire quoi que ce soit sur la démocratie, sur l’éducation ou sur la laïcité. L’on sait maintenant que, comme Benalla, il s’agit d’un délinquant installé au sommet de l’Etat.

M. Blanquer, tout en envoyant la police contre professeurs et lycéens, a, courant 2019, fait monter par les rectorats et les animateurs de la soi-disant « démocratie lycéenne » des Conseils Académiques de la Vie Lycéenne, une officine qu’il ne faut surtout pas appeler un « syndicat », « Avenir lycéen », manipulant des jeunes et, pour une bonne partie d’entre eux, les achetant en les abreuvant de dizaines de milliers d’euros pris sur fonds publics pour mener la grande vie !

 

Samedi 21 novembre, des dizaines de milliers de manifestants, en plein confinement, sont à nouveau sortis contre la « loi de sécurité globale ». Cette fois-ci CGT, FO, FSU et Solidaires sont apparues dans les manifestations. Le mot-d’ordre commun était le retrait total du projet et non pas seulement de tel ou tel article. Le 17 comme le 21, des violences policières, souvent dirigées explicitement contre la presse, se sont produites.

Le vote solennel en première lecture de cette loi scélérate est prévu mardi 24 novembre. On sait ce que voteront les traine-savates qui peuplent cette fausse assemblée.

N’est-il pas nécessaire que toutes les forces démocratiques et syndicales appellent à manifester, contre la prétendue Assemblée nationale et dans tout le pays, pour le retrait total de cette loi ? N’est-il pas nécessaire d’exiger le jugement et donc la démission du délinquant Blanquer ?  C’est pourquoi nous proposons ce tract ci-joint pour reproduction, inspiration, discussion.

 

Nul doute que la majorité sociale et démocratique du pays répondrait à de tels appels, engageant la seule perspective réaliste et responsable : l’affrontement avec Macron et ce régime maintenant, donc avant 2022 !