« Ce que l’on a compris, c’est que ce sont les constructeurs qui portent la culotte et que l’Etat est à leur botte. » (J.M. Ducourtioux, délégué CGT de l’usine GM&S de La Souterraine, Creuse).

« A partir de maintenant, les politiques ne rentrent pas, les pompiers ne rentrent pas et les gendarmes non plus. On surveille l’entreprise et ses alentours. » (Yann Augras, délégué CGT).

Les travailleurs de La Souterraine, invités à s’en remettre à Macron, ont tout compris.

Ils ont commencé à brûler, à petits feux, les composantes matérielles de l’entreprise, sur le site dont ils ont totalement pris le contrôle.

Pendant que des grands débats animent certains réseaux sur la grave question du non-port de la cravate à l’Assemblée nationale ; pendant que les dirigeants confédéraux continuent de participer aux réunions bilatérales dites de concertation avec l’exécutif, les flammes de La Souterraine signifient le mouvement réel.

Les travailleurs de La Souterraine sont capables de prendre le contrôle de leur usine. Mais pour empêcher les licenciements, il faut l’action généralisée, ciblée sur le pouvoir exécutif et sur le MEDEF. Ce n’est ni dans cette pseudo Assemblée nationale, ni dans les réunions au sommet dites de concertation, que les choses doivent se passer. La question politique centrale à présent, c’est la réalisation du Tous ensemble pour bloquer l’avalanche de plans « sociaux », la nouvelle loi anti-Travail et l’étatisation de la Sécu.