Le 18 mai est un jour de profonde tristesse, de souvenir, et en même temps de dignité inébranlable.
Nous rendons hommage aux victimes de la déportation du peuple tatar de Crimée en 1944 — l’un des crimes les plus graves du régime totalitaire contre le peuple autochtone de Crimée.
Cette tragédie a laissé une marque douloureuse à jamais dans l’histoire : des milliers de familles ont été arrachées de force à leur terre natale, privées de leurs foyers, de leurs droits et de leur avenir.
Ces personnes ont été déportées dans des conditions inhumaines, les condamnant à la souffrance, à la faim et à la mort.
Mais même dans les heures les plus sombres, le peuple tatar de Crimée n’a pas perdu son identité, sa force d’esprit et son désir de rentrer chez lui.
Aujourd’hui, alors que l’Ukraine résiste une fois de plus à l’agression et que la Crimée est temporairement occupée, la signification de cette date revêt une importance particulière.
Ceci nous rappelle que la lutte pour les droits, la liberté et la dignité se poursuit. Et c’est une lutte commune, pour les Tatars de Crimée et pour tout le peuple ukrainien.
La Fédération des syndicats d’Ukraine FPU exprime sa solidarité avec le peuple tatar de Crimée dans sa lutte pour le droit de vivre sur sa terre natale historique, de préserver sa culture, sa langue et ses traditions.
Nous croyons fermement que les droits humains, le droit au travail, la liberté et la sécurité sont inaliénables et doivent être garantis à tous.
Nous nous inclinons devant la mémoire des victimes de la déportation.
Nous rendons hommage au courage et à la résilience du peuple tatar de Crimée.
Et, ensemble, nous poursuivons le combat pour la justice, la paix et le rétablissement de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
Nous nous souvenons. Nous nous unissons. Nous vaincrons !
18 mai 2026
Confédération syndicale FPU
Source : RESU/PLT
Piotre GRIGORENKO
Cet hommage me rappelle avec émotion un de mes premiers engagements contre la dictature soviétique: la défense des Tatars de Crimée par le général de l’Armée soviétique, membre du Parti communiste, ukrainien, Piotre Grigorenko, à la fin des années soxiante.
Cet homme courageux a subi des condamnations dont l’internement dans un asile psychiatrique.
Un journaliste tatar de Crimée et ukrainien, Akim Halimov, avec qui je discutais en 2024, m’a dit que la statue érigée à sa mémoire en Crimée avait été abattue par les agents de Poutine.
A l’époque, pour le mouvement marxiste révolutionnaire, Grigorenko représentait un lien entre la révolution de 1917, la guerre contre le nazisme et l’espoir que le mouvement samizdat, d’opposition clandestine, puisse renouer avec cette tradition.
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