C’est donc fait : Orban a perdu, et largement. Trump, Poutine, Vance, Netanyahou, Meloni, Bardella, Le Pen, Retailleau, Wauquiez, Zemmour, sont les battus de Budapest.
Derrière leur défaite il y a la résistance ukrainienne, le soulèvement de la jeunesse serbe, la défaite du référendum de Meloni, No Kings.
L’ampleur de la défaite, véritable mouvement de dignité nationale contre Poutine, a interdit un coup de force, auquel Vance et Poutine pensaient. Car Orban devenait le relais de la troisième intervention russe contre la Hongrie, après celles de 1848 et de 1956, et c’est bien un sursaut national et démocratique qui l’a battu.
Le système oligarchique d’Orban, forme non fortuite du capitalisme, ne va pas s’évaporer tout seul : ce n’est qu’un début. Les tentatives des Retailleau et autres Wauquiez d’effacer leur connexion avec Orban, et la promotion d’Edouard Philippe, vont ici aller bon train. Peter Magyar, en lui-même, est un autre national-conservateur, qui a voulu rester national alors que la logique du national-conservatisme conduisait à la vassalisation par la Russie. Mais la jeunesse qui déferle dans la rue, la société civile qui se mobilise et s’organise, eux sont l’avenir. Ce n’est qu’un début.
Mais un début qui veut dire que la fatalité fasciste 2.0, la fatalité de la néo réaction, n’existe pas.
En France non plus, où l’affrontement social et démocratique peut, doit, va, reprendre.

Encourageant !
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