Le 8 mars, vieille journée du mouvement ouvrier pour l’égalité des femmes et des hommes, est de nouveau, depuis quelques années, une importante journée internationale de mobilisation, à l’instar du 1° mai et même d’autant plus, car ce n’est pas un jour chômé !
La lutte contre la domination masculine s’est en effet imposée, enfin, comme un élément central du combat anticapitaliste pour l’émancipation humaine. Les pires ennemis du prolétariat sont en même temps des nervis masculinistes, de Trump, l’assassin de Renée Nicole Good à Minneapolis, à Poutine, les violeurs des ukrainiennes, sans oublier le récemment défunt Khamenei !
En Iran justement, Femmes-Vie-Liberté constitue la trame de toute la situation. Les États-Unis et Israël ont attendu que soit effectué le massacre de dizaines de milliers parmi les millions qui sont montés à l’assaut du régime pour bombarder le pays. Ces millions ont exprimé leur joie à la mort de Khamenei. Ce qu’il leur faut, à elles et à eux, ce sont des armes : des armes, et pas des bombardements !
Mais en France, cette année 2026, le 8 mars est souvent fort dispersé et disloqué. La cause apparente : c’est un dimanche. Mais un appel intersyndical et féministe national lancé à l’avance à la grève effective le 9 mars aurait rencontré un puissant écho.
Il aurait porté l’exigence d’égalité salariale, la dénonciation de la précarité des emplois féminins, exigé pour les AESH, accompagnatrice des élèves handicapés, à 96% des femmes, la création d’un corps de fonctionnaires, la fin de toutes les violences faites aux femmes de la famille à l’entreprise.
Et il aurait porté ce qui est nécessaire : la poussée d’en bas pour stopper le RN et l’union des droites.
Dans ce cadre, la préfecture de police de Paris, c’est-à-dire l’exécutif Macron/Lecornu, s’octroie le pouvoir d’autoriser ou non Némésis, groupe spécialisé dans la provocation, qui ne défend pas les femmes, mais l’ordre patriarcal et raciste, à venir provoquer la manifestation syndicaliste et féministe. Et l’absence de cadre national clair, la division, pourraient à nouveau faire le jeu de leurs provocations.
Aplutsoc appelle les femmes, les travailleurs, les jeunes, à surmonter la division, car elles et ils en ont le pouvoir, pour imposer en France l’unité contre l’union des droites et le RN en affrontant tout de suite le gouvernement Macron/Lecornu.
Et d’ores et déjà, qu’on se le dise : le 8 mars 2027 tombe un lundi, le 1er tour de la présidentielle, au cas où le calendrier serait respecté, serait le 11 ou le 18 avril, donc la grève de masse dans l’unité le 8 mars devra s’imposer !
Editorial du 6 février 2026.