La population iranienne se réjouit de la très probable mort de Khamenei.
Cela ne change rien au fait que les modalités de cette liquidation (outre son caractère extra-judiciaire qui semble ne pas gêner les officiels “Etats de droit”) reviennent à exproprier le peuple qui l’a véritablement affronté.
Ce fait ne modifie pas non plus l’absence de cohérence de l’enfilage trumpien des guerres. Entre l’option minima (retour aux accords nucléaires d’Obama) et maxima (renversement de la tête du régime), le basculement s’est opéré vers la seconde pour deux raisons :
– la reprise de la vague révolutionnaire en Iran,
– l’affaiblissement de Trump aux EU le conduisant à tenter d’être “le” vainqueur de la grande guerre contre l’Iran, annoncée depuis 2001.
C’est une fuite en avant dont ses propres auteurs ne maîtrisent pas eux-mêmes les conséquences.
Les peuples d’Iran ont raison de danser.
Un commentaire que nous envoie le camarade Francis Pailares :
Annexe sur l’Iran.
Comparaison n’est pas raison mais… Le fait que Trump et Netanyahou aient attendu que les jeunes Iraniens se fassent massacrer (« un détail », 30 000 morts…) avant de liquider les bouchers de Téhéran ressemble beaucoup à l’opération de Staline en août 1944 lors de l’insurrection de Varsovie :
On abandonne les insurgés aux nazis de l’autre côté de la Vistule et ensuite on entre pour « libérer » un champ de ruines.
Même si on ne peut que se réjouir de la disparition d’Ali Khamenei et des autres bourreaux sanguinaires, ni Nétanyahou ni Trump ne se donnent même pas l’objectif de libérer le peuple iranien. Leur agenda c’est de sauver leur peau à l’interieur. Trump quant à lui, rêve en outre de revenir à la politique de la canonnière type McKinley ou Théodore Roosevelt.
Cela risque d’aboutir à un désastre comme en Libye ou en Afghanistan.
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