Madame Chikirou a produit un roman-photo dont le contenu politique est pour le moins ignominieux qui concerne le combat pour la défense et la libération des opposants politiques au régime de Poutine. Le contenu des deux photos que nous avons extraites de cette « œuvre d’art » est pour le moins clair : il s’agit de mettre un signe égal entre la Russie et l’Ukraine. Ni Zélensky ! Ni Poutine !

En Russie les prisonniers politiques sont maltraités, ne peuvent se soigner correctement, font l’objet pour un certain nombre de tortures morales et physique ; ceux qui sont considérés comme des opposants redoutés aux yeux de Poutine sont morts du fait des conditions de détention ou ont été tués comme Navalny. Les témoignages signalent des cas d’empoisonnement. Ce qui se passe dans les camps de détention de Poutine et avec les méthodes du FSB rappelle les méthodes du nazisme allemand.

Comment peut-on oser écrire :« En Ukraine plus de 15 000 personnes sont poursuivis en justice au titre de l’article 111.1 de la loi martiale. Ils sont accusés de collaboration. »

Produisez des noms, des dossiers, des preuves !

On peut s’interroger certes sur la nécessité de la loi martiale. C’est le cas du Mouvement Social Ukrainien, et de groupes libertaires dont un certain nombre de militants ont fait le choix de rejoindre les unités des forces armées ukrainiennes et qui pensent que le gouvernement devrait davantage s’appuyer sur les forces vives de la Nation, les travailleurs et la jeunesse pour chasser l’envahisseur. Mais jusqu’à preuve du contraire, des syndicats indépendants du type de celui des infirmières (Sois comme nous), arrivent à faire leur travail de défense des revendications sociales. Il y a un gouffre entre un démocrate libéral, Zélensky qui par ailleurs remplit sa charge de chef de guerre et un nazi comme Poutine. Il semble que Madame Chikirou a oublié que la Russie a envahi l’Ukraine. Dans la semaine qui vient de s’écouler, l’armée russe n’a cessé de cibler délibérément des civils, commettant des crimes de guerre.  D’après les informations que nous avons, le gouvernement ukrainien respecte lui la législation internationale concernant les droits des prisonniers russes et coréens. Et s’il y avait maltraitance des emprisonnés au nom de la loi martiale, une organisation comme Amnesty International, et d’autres se situant sur la défense du statut de prisonnier politique, l’auraient dénoncé depuis longtemps.

Madame Chikirou ment.

Voilà une sale petite opération qui ne vise pas la défense des emprisonnés politiques russes mais qui dédouane la politique campiste de France Insoumise sur la Russie poutiniste. Mélenchon a « ses »  opposants russes comme le Vatican avait ses juifs pendant la seconde guerre mondiale. De 2014 à 2022, Jean Luc Mélenchon n’a cessé dans ses prises de position et dans son blog de justifier la politique du dictateur russe. A la veille de la guerre il déclarait dans son blog que la Russie n’était pas un État expansionniste et que Poutine était un dirigeant responsable. Il a fallu ensuite attendre trois ans pour qu’il parle très timidement de l’Ukraine, toutefois sans jamais justifier la légitimité du combat, de son peuple, le recours à la résistance armée.

Nous posons une question : est-ce le rôle d’une organisation de défense des droits de l’homme, en l’occurrence nous parlons de Free Azat, de s’associer et de justifier sa présence aux côtés d’Andreï Hunko, qui figure sur le roman-photo de Madame Chirikou ? Celui-ci est un proche de Sarah Wagenknecht, député du parti rouge-brun BSW, qui combat toutes les résolutions de soutien à l’Ukraine avec l’AFD, parti fasciste allemand…

  • Ou l’animatrice de Free Azat est tombée dans un traquenard, auquel cas il faut qu’elle le dise clairement. Madame Chikirou est effectivement coutumière de ces provocations politiques : récemment elle a défilé portant le drapeau russe en compagnie de poutiniens.
  • Ou elle justifie sa présence et celle de son association. Nous sommes en droit alors de lui demander des comptes. D’autant que j’ai adhéré à l’association Free Azat.

Robert Duguet, le 29/06/2025.