Le monde entier a pu voir en direct que Trump et Vance, président et vice-président des États-Unis, ont tendu un piège au président légitime de l’Ukraine, Volodomyr Zelensky. Ils ont tenté de lui faire signer une abdication sans aucune garantie de sécurité assortie de l’appropriation prédatrice du sous-sol de son pays, et comme il a refusé ils ont exhibé leur violence.
C’est une agression caractérisée contre l’Ukraine venant des États-Unis. C’est une aide directe à Poutine, un soutien ouvert à son agression, une aide à la poursuite et à l’intensification des massacres contre la population civile ukrainienne, l’oppression et la russification dans les zones occupées, et c’est une offensive de démoralisation des Ukrainiens et des européens, visant à désespérer les Ukrainiens.
Une prise de conscience commence à se produire dans les larges masses européennes. Les nations d’Europe sont menacées sur deux fronts, voilà ce qui est en train de s’imposer. Le destin de l’Ukraine détermine immédiatement le destin de l’Europe et c’est aussi le destin des États-Unis, des droits démocratiques aux États-Unis, qui se joue : ces différentes questions se réunissent en une seule. A savoir : battre et chasser les Trump, Musk, Vance et Poutine !
C’est en ce sens, celui des luttes sociales, démocratiques et écologiques, qu’est posée la nécessité du réarmement européen et de la hausse des budgets militaires, aux côtés des budgets pour l’éducation, la santé et l’environnement. Avec les gouvernements actuellement en place en Europe occidentale, cela ne peut se faire : ils sont comme était Biden. S’ils réarment, ce sera au détriment des budgets sociaux et environnementaux, ce sera pour acheter au complexe militaro-industriel US, et ce ne sera pas pour sauver l’Ukraine mais pour partager les zones d’influences en tentant – vainement – d’avoir leur portion entre Trump et Poutine.
Le sursaut doit venir du mouvement ouvrier et des luttes sociales. Il doit s’exprimer dès le 8 mars dans les manifestations féministes contre les masculinistes violents Trump, Musk et Poutine. La lutte contre l’extrême-droite, c’est la lutte contre Trump, Musk et Poutine. Le combat pour la démocratie en France, pour un régime démocratique, pour un gouvernement qui hausse les salaires, abroge la réforme des retraites et sauve les services publics, c’est le combat pour un gouvernement démocratique de combat, armé s’il le faut, contre les Trump, les Musk et les Poutine.
Cette guerre est la guerre sociale et les peuples la gagneront par la solidarité internationaliste. Commencée à Donetzk en 2014, elle devra se terminer à Washington, avec le peuple américain. Aplutsoc appelle les militants, les individus en train de prendre conscience des tâches de l’histoire présente, à se regrouper, et à nous contacter.
1er mars 2025.
Une scène inédite dans toutes annales, pourtant fournies, du despotisme et de la tyrannie : comme une épiphanie de la fin. On ne se contente pas de mentir – on met en scène le mensonge du pouvoir, le mensonge en attribut du pouvoir, celui de dire vrai le faux manifeste et réciproquement, on le spectacularise. Trump réalise en quelque sorte l’anticipation de Debord dans son « Commentaires sur la Société du Spectacle » (1987) sur la fusion des « élites » capitalistes et policières staliniennes, dans un jargon, du spectaculaire du diffus et du concentré dans un « spectaculaire intégré », intégral. Un scenario dystopique d’ochlocratie verticale terroriste et de gangstérisme mafieux généralisé. Toute lutte s’inscrit désormais sur une « ligne de fracture », un « differend », ouvertement, explicitement « anti-impérialiste ». Chaque « question sociale » devient immédiatement une question internationale, et réciproquement : guerres et luttes des classes sont intimement interconnectées (cf. sur la longue durée : SILVER Berverley J. Forces du travail, les conflits ouvriers et la globalisation depuis 1870), 2003). Le marxisme révolutionnaire n’a jamais été, jamais, du côté du « pacifisme à tout prix ». Le fondement éthique du marxisme c’est la « volonté de lutte » ! (ce qui du reste en a conduit beaucoup très très loin !), d’arracher la condition humaine à un « fatalisme aveugle », à des forces autonomisées, extraénisées, qui écrasent les sociétés et communautés. Il faut mener la lutte contre l’impérialisme principal, en sa Triade actuelle, selon les méthodes éprouvées du « front anti-impérialiste » et de la « révolution permanente », des fronts populaires, des front unique ouvriers, paysannerie pauvre, intellectuels déclassé, des fronts inter-étatiques et infra étatiques internationaux de « lutte contre la guerre », de « subversion démocratique insurrectionnelle » au coeur des métropoles hyper-impérialistes etc. Le pacifisme à la Marcel Déat n’est pas une option ! Il faut voter les crédits de défense – sous conditions de taxation exceptionnelle – si seule peut crédibiliser tout effort de « défense », en faisant déjà taire la 5ème colonne capitaliste des intérêts impériaux – des patrimoines du capital privatisé, en voie d’exportation, d’extraénation, d’aliénation définitive. La reconversion en autosuffisance complète en matière agricole, le redéploiement de filières industrielles européennes autonomes, auto-suffisantes (en s’assurant de l’approvisionnement de pays du sud, avec lequel e tout autre « deal » doivent être conclus), créant ipso facto des dizaines de millions de nouveaux « emplois productifs », le rapport politique capital/travail change du tout au tout (et c’est pourquoi l’économie de guerre du medef c’est du pur bluf, de la simple « escroquerie sur fonds publics).
Ce sont aujourd’hui les seuls « marxistes » qui deviennent les seuls authentiques « patriotes européens », les seuls qui prennent le discours des Valeurs que tient l’Europe sur elle-même au Sérieux !
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« Le marxisme révolutionnaire n’a jamais été, jamais, du côté du « pacifisme à tout prix ». »
Eh si justement , pour Lénine, Trotsky, Luxemburg, Liebknecht, TOUTE guerre impérialiste est TOUJOURS au détriment des peuples…..NON aux crédits de guerre, l’ennemi principal reste dans notre propre pays !
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Monsieur Coquema devrait relire « ses » classiques qu’il a visiblement oublié dans son congélateur depuis belle lurette.
Les textes de Lénine sur la guerre et sur la question nationale des années 1915-16 traitent de la nature des guerres, du distinguo entre guerre juste et guerre d’agression, et surtout de comment transformer la guerre impérialiste en guerre civile… Et là, Vladimir Illitch est tout sauf pacifiste bêlant !
Les textes de Trotsky, du programme de transition au manifeste de la conférence d’alarme de mai 1940, soulignent la façon dont l’oppression nationale doublée d’un régime totalitaire provoque la juste colère des masses doublement opprimées, socialement et nationalement…
Enfin, M. Coquema ferait bien de se pencher sur les attaques de Trotsky contre les pacifistes US sur la question de la conscription, donc la façon d’aborder la guerre … contre Hitler sans pour autant apporter un soutien politique à Roosevelt. A moins, qu’à titre rétroactif, M. Coquema ne fasse passer Lev Davidovitch dans la catégorie des social-patriotes ?
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J’ai relu survolé rapidement le recueil « Contre le Courant » d’articles de Lénine et de Zinoviev 1914-1917 (trad. Parijanine, réimpression Maspéro) : C’est tout à fait passionnant, et cà télescope l’actualité de manière « troublante ». La chauvinisme des « grandes nations » comme racine idéologique de l’opportunisme, la centralité du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », la lutte pour le « droit de petites nations » qui distingue socialisme et social-chauvinisme « liquidateur ».. c’est à relire plus attentivement. Ici la « petite nation » c’est l’Ukraine en lutte ouverte depuis plus d’un siècle, dont les partisans animèrent les Insurrections du Goulag en 1953-56… une très longue histoire…
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Que de confusions !! L’Ukraine seule est militairement impuissante, c’est donc bien une guerre impérialiste ( et non pas une « guerre de libération d’une petite nation ») avec les armements fournis à l’Ukraine par TOUS les pays impérialistes et donc, je le confirme, TOUTE guerre impérialiste est TOUJOURS au détriment des peuples ( Lénine et Trotsky), donc l’ennemi principal reste bien dans notre propre pays (Liebknecht) et l’alternative n’est donc pas un alignement sur une Union européenne surarmée mais une explosion révolutionnaire, « socialisme ou barbarie » ( R.Luxemburg).
« encore, encore ! » nous clament tout les va-t-en guerre !
Plus d’un million de morts ukrainiens et russes, un Poutine impuissant, bloqué sur les mêmes zones depuis 2014 mais les pays impérialistes, Macron en tête, suivi de tous les campistes s’alignant comme un seul homme), de dénoncer les « menaces existentielles de la Russie » pour mieux détruire les services publics et paupériser la population, toujours Macron en tête, la guerre et la barbarie sont bien les seules alternatives pour l’impérialisme face à la crise irrémédiable de son système…..gagner la « nutralité » de Poutine pour mieux se concentrer sur la Chine et sa propriété d’Etat encore largement majoritaire !
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A Coquema : écoutes, on aura tout le temps dans les Camps de se pencher sur l’exégèse des textes sacrés… La propriété d’Etat sous Staline ou sous Xi, ou sous Gengis Khan, cà fait nous quand même une belle jambe… Tout dépend de ce qu’on met derrière le mot « état » ! Les pyramides aussi était « propriété d’état », avec leurs ouvriers constructeurs.
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Ce sont les positions de Mélenchon et de ses « boy’s band » – confusionniste hirsute, attrape-tout, « en défense du Hamas, du Vénézuéla, des colonels d’opérettes des putsch au Sahel intérieur – sous la houlette des mercenaires des trusts miniers-… tous présentés comme « anti-impérialistes » (et cette posture de désinformation est entretenu en direction des masses originaires d’Afrique et du Maghreb (Algérie principalement)), considérant l’Europe (bruxelles, les boches, les salauds d’engliche..) comme l’Impérialisme principal (valet d’un imp.US maléfique, plein torrent sur le narratif conspirationniste (venu des US même!), la russie la « nation prolétaire »… A la finale c’est le « pétochisme » de la « débâcle » qui l’emporte – Deat-Doriot – Bergery-, on voit bien Méluche de-dedans, il est qaund même bien acculturé, bien pré-programmé (tonton, francafrique, gauche caviar etc.). Des vieux activistes idéologue de couverture, instructeur de micro-groupes « en fusion » y garantiront peut-être leur retraite, mais tout cela ira dans le sens du « triomphe du fascisme ». Des capitulards-Paniquards, voilà ce qu’ils sont.
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Ce que défend LO, en fait, c’est le « défaitisme révolutionnaire » du PCF durant toute la durée du « Pacte Germano-soviétique » : on ira redemander la parution du journal à la propagandastaffel ! C’est là la véritable racine généalogique de LO – le parti « du temps du pacte ». Un véritable « hold up » de la mémoire des « pionniers de la Voix Ouvrière », par des fonctionnaires semi-privilégiés, semi-intellectuels qui jouent anachroniquement voire dystopiquement, au prolétaire en mode « escape game »(jeux de rôle) (ce week-end, en mode 1939 !). Faut dire, quand on enseigne les « sciences de gestion » (capitalistes), on est prêt à peu près à tout en matière d’escroquerie !
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La situation du temps de la « guerre froide », où le thème du désarmement, de la pacification des relations – la détente, le dégel, la coexistence pacifique, l’arrêt de la course aux armements… était « de bonne guerre » – éviter que les bureaucraties du Kremlin et du Pentagone ne règlent leur « différend » sur le champ de bataille nucléaire « tactique » en Europe, a singulièrement évolué. L’antagonisme réel, existentiel s’est, au fil des décennies (par la dynamique de l’histoire, parce que rien n’est stable, tout se corrompt), muée en « rivalité fonctionnelle », puis, à l’occasion de la (re) prise du pouvoir à Moscou des Siloviki -poussé aidé par Bush junior-, de l’appareil terroriste, en « franches » complicités et duplicités, devenues lisibles, glyphées dans la matérialité des faits, des actes, des résultats, du sens des processus comme « apparaissant » (de ce point de vue toute « description déductive » d’après les seuls principes abstraits, ou jugements détachés de leur contexte, et hors contexte contemporain, devenus « hypostase transcendante », ignorant tout de l’enquête empirique, de l’expérience par la pratique du dialogue, de l’écoute, du « recueil et accueil de matériaux », est une simple forme sophistiquée de professer l’ignorance, et sent plus le moisi et l’encens de sacristie, que le grand Air tonifiant des laboratoires pratiques et théoriques du Matérialisme historique et scientifique). La position capitularde de Coquema, reflète surtout, en dernière instance, l’idéologie de son milieu social, de sa pratique institutionnel au sein des « écoles idéologiques de la raison marchande », ici dissimulée sous les dehors de la « canadienne bolchevique ». LO, depuis 1968, est la couverture gauche du PCF, son « courant orthodoxe » « exoteriki » (externe), sa roue de secours (qui te bousille tes cardans !). Il pèse dans le sens de la ligne la plus débile -qui rend faible-, auprès du grand Frère (le camarade Ziouganov, à Moscou, sans doute ?!). Sur les « marchés », on colle à la démagogie « petite-réactionnaire », on se sent « près du peuple »… C’est assez hideux, en vérité, cette duplicité, ces impostures, cette capitulation devant l’extrême-droite.
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