La nouvelle du départ, ce jour, de la délégation de la confédération FO au bout de 20 minutes de réunion du conclave « consacré » aux retraites est une excellente nouvelle. Nous reviendrons plus en détails sur le contexte de cette décision de cette confédération. En attendant, il faut considérer cet acte comme un point d’appui pour tous les salarié-e-s dans la lutte contre la destruction de nos retraites.
Cela doit aider les syndicalistes des autres centrales à faire pression sur leurs directions pour que celles-ci refusent de se prêter à la fausse négociation orchestrée par Marcon et Bayrou. Ce conclave est un sinistre jeu dans lequel le résultat attendu peut s’énoncer ainsi : pile, tu dois accepter le maintien incontournable des 64 ans, face, tu dois accepter de cotiser encore plus tandis que les patrons seront, eux, toujours plus exonérés et tu auras aussi les 64 ans.
Sous prétexte d’équilibre financier des régimes de retraite, Bayrou veut enchainer les syndicats à l’acceptation du recul permanent des droits à la retraite des salariés. Ce n’est pas ce que veulent les travailleurs ainsi qu’ils l’ont exprimé durant le mouvement de lutte du premier semestre 2023, puis au travers des différents moyens d’expression de leur volonté (sondages, élections, expressions des confédérations sous la pression de la base). Pour le retrait des 64 ans et le retour aux 60 ans : retrait du conclave ! Abrogation de la loi Macron contre nos retraites !
Commentaire de Luigi Milo
Le verrou du conclave va sauter !
Alors que les journaux parlés de la mi-journée se félicitaient de cette nouvelle réussite de Bayrou, la participation de tous les syndicats à son conclave, le succès a été de courte durée.
Le syndicat Force ouvrière a quitté la table du dialogue social sur la destruction des retraites, quelques minutes après le début de la réunion entre « partenaires » sociaux, refusant de participer à une «mascarade» selon son négociateur, Michel Beaugas.
«Pour nous c’est terminé. Nous ne participerons pas à cette mascarade où on veut nous faire dire qu’effectivement la seule solution, c’est d’allonger la durée de travail pour les salariés dans ce pays», a lancé au sortir de la réunion Michel Beaugas.
C’est un formidable point d’appui pour casser le verrou.
Dans tous nos syndicats l’intervention pour quitter le conclave peut se renforcer. La CGT doit choisir entre l’abrogation de la réforme et la collaboration à la destruction du système de retraites Elle doit choisir en quittant le conclave.
Dans l’unité syndicats et NFP pourront alors, sans ambiguïté, appeler à une mobilisation centrale pour l’abrogation de la réforme Macron
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Envoyé à mon comité NFP (Thorigny-sur-Marne/Dampmart, Seine-et-Marne) à l’instant : »Lors de notre prochaine réunion, je proposerai que nous nous constituions en comité pour l’unité pour l’abrogation de la réforme des retraites. Nous ne pourrons faire céder l’exécutif qu’à la faveur d’une grève générale, qu’il faut organiser. Ce n’est pas des centrales syndicales qu’il faut attendre cet effort d’organisation : elles risquent de nous pondre des journées de grève et de manifestation saute-moutons qui ne permettront pas d’instaurer le rapport de force décisif. Et une grève générale réussie, ça peut déboucher sur une assemblée constituante et une 6e République.Ceci étant dit, la sortie de FO du conclave est une excellente nouvelle et un point d’appui. »
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Il me semble, Rémy, que le problème n’est pas tant de transformer un comité NFP en comité pour l’abrogation, la grève générale et la constituante (et quoi de plus encore ?), que de réaliser l’unité EFFECTIVE et immédiate pour l’abrogation, avec sortie du conclave. Et, en menant efficacement le combat pour cela, sur cette base, d’expliquer politiquement la perspective de la constituante, etc. Mais inutile – et éventuellement perturbateur ! – d’inventer de nouveaux comités ou, plus encore, de transformer ceux qui auraient le mérite d’exister déjà, et qui, comme tels, peuvent être un point d’appui pour cette unité d’action. VP.
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